26.04.2012

Emergence de l'homme nouveau: pour une "révolution" spirituelle


Emergence de  l’homme nouveau : pour une “révolution” spirituelle.

Pour faire émerger un monde nouveau, il nous faut tout d’abord faire croître un homme nouveau. Car nous avons pensé naïvement qu’il suffisait de proposer un “idéal” de société aux hommes  pour qu’ils y adhèrent tous spontanément. En somme, “nous mettions la charrue avant les boeufs”, oubliant qu’il n’est pas aussi aisé de changer la “nature humaine” faite essentiellement d’habitudes et d’automatismes acquis tout au long des siècles et des millénaires de l’histoire connue de l’humanité. Sans l’apparition d’hommes “nouveaux”, qu’espérons-nous changer de notre environnement ?

En réalité, il nous faut réaliser une “révolution” beaucoup plus radicale que celle collective socio-économique et idéologique des penseurs dits “révolutionnaires” mais en même temps infiniment plus pacifique que celles dont l’histoire a été jusqu’à présent le témoin: je veux parler d’une “révolution”  intérieure et individuelle, pour laquelle personne ne peut s’ériger en censeur, inspecteur ou évaluateur.

De cette “révolution” intérieure, que nous pourrions appeler aussi spirituelle, nombreux sont les instigateurs et penseurs plus ou moins connus: Sri Aurobindo et à sa suite Mère et Satprem, le disciple de cette dernière,  Teilhard de Chardin, le Mahatma Gandhi, Krishnamurti et bien d’autres encore ( la liste est en réalité très longue si l’on pense à tous les “chercheurs de l’intériorité” de toutes les cultures existantes de notre planète! ) que nous aurions intérêt à lire, par les temps qui courent, car ils nous parlent tous à leur manière de la prochaine étape évolutive de l’être humain !... Cette “transformation” ne peut être que verticale, car elle doit nous permettre  d’accéder à d’autres dimensions et niveaux de conscience non seulement de la réalité mais aussi de l’être humain. Elle doit nous permettre de faire croître et d’exprimer d’autres valeurs que celles qui ont cours actuellement dans notre monde “globalisé” ( et non unifié ! ), fondé principalement sur des rapports de pouvoir et de domination ( d’où l’échec prévisible des tentatives passées de changement qui se fondaient sur une logique de permutation : une fois la noblesse et la bourgeoisie écartées, le prolétariat, comme “sauveur” de l’humanité, imposant sa loi aux autres classes sociales !...).

Ce qu’il nous faut comprendre désormais pour ne pas retomber dans les mêmes impasses, c’est la nécessité absolue et vitale de changer ce type de rapports entre les êtres humains.
Aujourd’hui, comme par le passé d’ailleurs, ce qui mine notre monde et la coexistence entre les êtres, c’est le désir d’élitisme, qu’il ne faut pas confondre avec la volonté de rigueur  et d’exigence ( vertus qui ne s’adressent qu’à nous-mêmes ! ). L’élitisme signifie écarter les autres, pour asseoir sa propre puissance. Ainsi, selon cette logique qui dirige toujours notre monde, il y a des “gagnants” et des “perdants”, des gens “doués” et d’autres “ordinaires”, des “malins” et des “naïfs”, des riches et des pauvres, des dominants et des dominés ( la fameuse dynamique du maître et de l’esclavce si bien démontrée par Nietzsche ! ). Cette dynamique, cette vision doivent  être brisées si nous voulons réellement accéder à un autre niveau de notre “humanité”.

Ainsi, ne confondons pas élitisme ( synonyme de“sélection”) et volonté de perfection ( qui ne s’applique qu’à nous-mêmes ! ) Et si nous tenons absolument à parler de pouvoir ou de puissance, alors tournons-nous vers notre intériorité et travaillons à développer  cette belle qualité ou vertu que constitue la maîtrise de nous-mêmes. Par cette expression, j’entends non pas un contrôle de soi ( qui serait encore une autre forme d’oppression... envers nous-mêmes),
mais la découverte et le développement de nos qualités intrinsèques pour notre plus grand bien et celui de tous ! Et s’il y a combat, ce ne peut être que le plus héroïque qui soit
( correspondant à la “virya-pâramita” des Bouddhistes ), celui qui nous pousse à nous améliorer sans cesse ( le vrai “djihad des Musulmans et non celui dévoyé des “Talibans”!) , celui qui nous  propulse vers le stade le plus élevé, le plus évolué de notre humanité !

Un homme nouveau ou un être humain nouveau ( la langue française étant malheureusement encore “sexiste”, puisqu’elle  oblige à utiliser le masculin pour parler de l’espèce humaine ! )
n’a rien à voir pour moi avec tous les rêves ou fantasmes eugéniques d’hier et d’aujourd’hui, car ce n’est pas artificiellement par des manipulations dites “génétiques” que l’on créera un homme nouveau. Le “génétique” suivra l’intention et non l’inverse ! Car toutes les transformations, quelles qu’elles soient, ne peuvent se faire que de l’intérieur, au sein de notre biologie, de notre ADN, par un labeur/labour spirituel sur nous-mêmes ( je ne parle pas d’ascèse ! ), par une sorte de retour à notre intimité. Nous avons perdu le contact avec nous-mêmes, nous sommes devenus incapables d’amitié avec l’être le plus proche qui soit, à savoir notre “soi” !

                                                           A suivre...

20.04.2012

 "Parti, parti, parti vers l’autre rive, débarqué sur l’autre rive ..."


Gate, gate, paragate, parasamgate, bodhi, svâhâ!”, c’est-à-dire  “Parti, parti, parti vers l’autre rive, débarqué sur l’autre rive, ô Eveil,  il en est ainsi !” !  Ce mantra,  rédigé en sanskrit , clôture le plus court sûtra  (texte ) de la foisonnante  “littérature” Prajnâ-Pâramitâ du Grand Véhicule bouddhique. Ce  texte qu’on nomme si bien Prajnâ-Pâramitâ-Hrdaya-Sûtra, c’est-à-dire le Coeur de la Vertu de Sagesse” et dont j’ai proposé une traduction en français il y a près de 40 ans ...concerne ce qui devrait être l’objectif principal des êtres humains pour les Bouddhistes, à savoir l’Eveil total !

En 1974, Patrick Kauffmann, le Directeur de la publication de la  modeste revue La Pensée bouddhique  me demandait de rédiger un article pour le numéro 4 . Quelle fierté et quelle excitation pour le jeune étudiant en Philosophie bouddhique que j’étais à l’époque : écrire aux côtés du Maître Zen Deshimaru! Je lui proposai donc de “revisiter” un petit texte, dont
j’ai découvert quelques  années plus tard qu’il représentait pour les adeptes du Grand Véhicule ce qu’est le “Pater Noster” ou l’ “Ave Maria” pour les  catholiques!...

C’était il y a 38 ans ! Pourquoi  parler aujourd’hui de ce mantra qui ne peut intéresser que quelques passionnés de sagesse bouddhique ?  Parce que ce que j’ai vécu il y a dix jours me montre que rien dans la vie n’est inutile, tout a un sens et une fonction précis, tout est approprié ! Le 9 avril 2012, mon beau-père Zeki Bey, un homme remarquablement bon et juste, s’est éteint, comme le fait une bougie lorsque la cire s’est consumée. Une espèce d’êtres humains en voie de disparition, dans tous les sens du terme, puisqu’il appartenait à la "tribu" caucasienne des Ubuh, un des derniers survivants de la tragique déportation ( on parle même de génocide ! ) des Circassiens au XIXème siècle. Vivre la mort en direct, la voir en face , est un grand privilège, même si l’événement est fortement éprouvant .

Quel lien avec ce mantra? Jeune, quand j’étudiais la philosophie bouddhique, j’étais très fier, parce que j’avais l’impression d’être quelqu’un de “différent” à qui est révélée une connaissance ardue et hermétique. J’avais une approche essentiellement intellectuelle, mentale ! Aujourd’hui, avec le recul de l’âge, cette approche me semble prétentieuse et je préfère vivre tout ce que j’ai étudié pendant tant d’années !

J’ai vu mon beau-père quitter notre monde, cette rive-ci, sur laquelle nous, les êtres encore vivants et incarnés, nous nous trouvons... pour rejoindre l’autre rive, celle que nous ne pouvons connaître vraiment , celle que nous ne pouvons qu’imaginer si nous avons foi en un au-delà !

Et j’ai compris quelque chose de fondamental: pour pouvoir “vaincre la mort”, il nous faut cesser de la craindre...et la seule voie possible est celle du détachement. Se détacher de tout !
Le plus fort des attachements est constitué non pas par les possessions matérielles mais par les liens affectifs et mentaux. Car, être détaché de tout, même et y compris de nos “croyances” et opinions, est la voie de la liberté totale. En somme, il nous faut “mourir” avant la mort; pour cela, il nous suffit de la prendre “de vitesse”. Ainsi, quand viendra le moment de notre mort, nous serons parfaitement sereins et détachés. Cela ne peut se faire que par une pratique de déconditionnement progressif de tous nos attachements.

Avec cet événement, j’ai , en effet, compris que la mort doit être une sorte d’illumination, l’éveil à une autre réalité !

Vivre la mort d’un être cher et proche m’a rapproché davantage de la sagesse bouddhique, qui a  une vision profondément juste et “réaliste” de cet événement, vision dont nos sociétés modernes déconnectées de la Nature nous ont éloignés. Certes, les Bouddistes, par l’intermédiaire des Tibétains, sont des “spécialistes” dans ce domaine, puisqu’à la suite des Egyptiens, ils nous ont proposé leur fameux Bardo Thödol  ( Le livre des morts tibétain ),
“revisité”  en 1993 par Sogyal Rinpoché dans son ouvrage intitulé Le livre tibétain de la vie et de la mort  ( Editions de la Table Ronde ).

Je ne tiens pas à reprendre ici les “poncifs” de la Philosophie  classique concernant  le thème de la mort, je conseillerais plutôt de l’aborder avec un autre regard, moins conventionnel et peut-être tout aussi instructif, celui que nous proposent des médecins occidentaux contemporains, comme l’américain Dr Moody dans son célèbre livre La vie après la vie
( Ed. Laffont ) ou bien le Dr Elisabeth Kübler-Ross en Suisse , ou encore l’infirmière Maguy Lebrun en France. Enfin, pour ceux que la littérature de “canalisation” appelée New Age           ne rebute pas, je leur conseille de lire le passionnant ouvrage de Neale Donald  Walsch
intitulé Retour à Dieu, une vie sans fin ( Editions Ariane,2006, Canada). Ils y touveront
peut-être ce que nous cherchons tous sans l’avouer : un réconfort !

Güle güle, Zeki Bey, görüşmek uzere !  Au-revoir, Monsieur Zeki et à bientôt !




26.03.2012

Vous avez dit scientifique ?


Faire émerger un monde nouveau

Vous avez dit scientifique ?

Oui, il y a des choses qui m’irritent ! Par exemple, l’ attitude inconsciente des gens qui ne se rendent pas compte de la gravité de notre situation concernant l’état de la planète ainsi que les dangers indéniables (malgré les paroles rassurantes de scientifiques inconscients ou “achetés”  ) de l’énergie nucléaire.
De même, le “scientisme positiviste” qui a encore cours dans les sphères scientifiques officielles et  qui influence de manière négative nos mentalités. En effet, si vous n’avez pas une “approche scientifique”, vous n’avez pas le droit à la parole ou bien vous êtes considéré avec dédain et ironie sarcastique. C’est une attitude qui est d’ailleurs si bien ancrée dans “nos mentalités  françaises” que tout un chacun quelque peu “sérieux” se doit de regarder avec suspicion tout ce qui ressemblerait de près ou de loin à  une opinion non conforme avec la “pensée officielle”.

C’est pourquoi, aujourd’hui, j’ai décidé de parler d’un domaine qui est à la fois décrié par les esprits “bien-pensants” du “sérieux scientifique” , adulé par Monsieur-tout-le-monde, en un mot méconnu et incompris par la grande majorité des gens: l’astrologie .
Pour  ceux qui veulent aller un peu au-delà des apparences, des jugements hâtifs ou des réactions de rejet, l’astrologie fait, pour moi, partie de ces “disciplines émergentes” ( pour reprendre une expression de Jean de Larche, que je présenterai plus loin ) que l’être humain
de demain approfondira pour son plus grand bien.

Il est hors de question, pour moi, de perdre son temps et son énergie dans des polémiques stériles au sujet de la “scientificité” ou la “non-scientificité” d’une telle discipline, il me suffit
de la pratiquer afin d’en découvrir l’aspect hautement initiateur et profondément symbolique
concernant la personne humaine, la vie, l’existence, le monde...

Certes, il y a de nos jours toutes sortes d’astrologie, puisque , malgré les anathèmes ou “fetwa” des scientifiques, cette discipline se porte parfaitement bien. A propos de n’importe quel mode de connaissance de l’humain, ne vous demandez pas comment ça marche mais si ça marche. Les millions d’utilisateurs de l’ordinateur, du téléphone portable, de l’i-phone ou de l’i-pad ne se posent pas de questions. Ils l’utilisent, un point c’est tout !...

Pour cette septième “lettre”, je voudrais rendre hommage à un auteur peu connu du grand public, contrairement aux noms plus médiatisés comme Hadès ou Elisabeth Tessier, mais qui a réellement apporté un souffle nouveau à ce domaine: Jean de Larche. Cet orientaliste, philosophe, poète et astrologue depuis plus de 60 ans, a pris un nom de plume pour “révéler”
à ceux qui s’intéressent à ce domaine un visage à la fois plus universel et plus révolutionnaire: l’Astrologie Transcendantale.

Jean de Larche a rédigé des ouvrages  fondamentaux (*) d’une grande rigueur intellectuelle et d’une grande profondeur spirituelle concernant ce qu’il appelle la “discipline émergente” du XXI ème siècle ainsi que des découvertes essentielles pour faire accepter à la communauté spécialisée l’existence de 2 nouvelles “planètes maîtresses”  Cérès et Koré, afin de compléter le Zodiaque universel basé sur le 12 : 12 signes astrologiques, 12 maisons ou domaines de l’existence, 12 planètes-maîtresses !

Dans son ouvrage  intitulé L’itinéraire Verseau, précis d’Astrologie Transcendantale
( Editions ASPHODELE, 2000 ) que je considère pour ma part comme le plus percutant et le plus complet, il parle de l’astrologie  à la fois comme d’une science, d’un art  et d’une sagesse.

Des trois langages symboliques universels, les deux premiers ( les mathématiques et la musique ) sont partiels parce qu’ils ne s’adressent qu’à un aspect de l’être humain: l’aspect rationnel et logique pour les mathématiques, l’aspect sentimental et émotif pour la musique. En revanche, le langage symbolique universel qu’est l’astrologie est complet parce qu’il s’adresse à l’homme total, à l’homme envisagé dans son intégralité, à l’homme comme entité multidimensionnelle qui doit reconnaître sa nature fondamentale afin que l’univers lui-même reçoive en retour les bienfaits de cet éveil conscientiel., écrit-il dans son introduction.

A l’avenir, n’en déplaise aux esprits chagrins, l’Astrologie Transcendantale fera sans doute partie des matières étudiées dans les Ecoles du Futur ...
Pour les personnes non initiées et qu’intéresserait ce mode de connaissance et d’investigation qui demande une grande rigueur et une grande honnêteté vis-à-vis de soi-même, l’Astrologie permet à l’être humain une distanciation avec lui-même qu’aucune autre discipline ne propose actuellement. Mais attention à ne pas nous laisser enfermer dans ce que l’Astrologie  Transcentale elle-même ne considère que comme nos “tendances”. Tout en nous est susceptible d’évoluer et de se transformer. Sachons prendre conscience avec lucidité et détachement de ce qui nous anime et fait de nous des hommes en constante évolution. Sur ce point, nous pouvons faire un rapprochement avec l’esprit bouddhiste qui nous demande de nous désidentifier de nos réactions, sentiments et pensées parce qu’ils ne constituent pas notre être essentiel et véritable. Sachons reconnaître et apprécier nos “habits provisoires” pour ce qu’ils sont et continuons notre voyage initiatique et évolutif dans le Cosmos.


(*) Principaux ouvrages d’astrologie de Jean de Larche:
Astrologie transcendantale. Karma et régénération. Editions Dervy-Livres, 1985
Cérès, planète maîtresse du signe de la Vierge, Editions François de Villac, 1994.
Le Zodiaque astrologique originel. Initiation au mystère de notre incarnation terrestre.
Lulu , 2008.
Actuellement en cours de rédaction, un ouvrage essentiel sur Koré, planète maîtresse du signe du Taureau !

22.03.2012

Une révolution copernicienne concernant nos mentalités et nos valeurs


Faire émerger un monde nouveau

Une révolution copernicienne concernant nos mentalités et nos valeurs

Pour faire émerger un monde réellement nouveau, il nous faut effectuer “une révolution copernicienne” en ce qui concerne nos mentalités et nos valeurs. Il nous faut repenser notre regard envers nous-même en tant qu’individu, envers l’autre en termes de relations humaines, envers l’existence en tant que relation à la réalité et à l’environnement.
Il y a ainsi un certain nombre d’axes essentiels de réflexion à “revisiter”.
Puisque nous ne pouvons pas faire autrement que de vivre avec les autres, comment penser et gérer ce vivre-ensemble.?
Tout d’abord, partir de ce fait incontournable: nous sommes tous, en tant qu’êtres humains appartenant à une même espèce, faits de la même étoffe, nous sommes donc tous semblables,  que nous le voulions ou non !...même si nous pouvons nous réjouir en même temps de notre diversité.
Ce fait  est incontournable et indéniable, à moins d’être de mauvaise foi ou inconscient. Mais, il ne faut surtout pas passer trop vite sur cette constatation , sous prétexte qu’elle constitue pour un grand nombre d’entre nous une évidence. Il faut insister et s’arrêter sur cette évidence avant de  passer à l’étape suivante, conséquence  tout aussi imparable que l’ assertion: puisque nous sommes semblables, ce qu’on veut pour soi-même, et souvent c’est bien naturellement le meilleur, on doit le vouloir pour les autres, tous les autres sans exception. C’est le principe de réciprocité à la base de toute relation avec les autres.
Cette constatation est très lourde de conséquences et pleine de responsabilités vis-à-vis de soi-même et des  autres. Si je veux mon bien, je dois vouloir nécessairement le bien pour les autres, sinon je ne peux pas vivre avec les autres, je ne peux pas vivre en société.
Forts de ce principe, que tout le monde devrait se répéter à  longueur de journée, afin de ne pas tomber dans une somnolente amnésie due à notre désir de confort et à notre paresse, nous devrions être extrêmement  vigilants à l’égard de chacune de nos actions , de nos pensées, de nos paroles, de nos attitudes et réactions envers les autres.

Quels sont ces axes essentiels sur lesquels nous devrions faire porter nos efforts et notre attention ?
- en premier lieu, l’éducation, qu’elle soit faite au sein de la famille ou dans
des lieux de rassemblement , comme les institutions scolaires d’aujourd’hui.
Elle doit être revue de fond en comble. Ce que j’appelle pour ma part les
Ecoles du Futur ne devront plus être orientées sur l’acquisition de     
connaissances vagues et générales  que chacun peut se procurer aisément  . Elles devront être axées essentiellement sur le développement des facultés humaines, sur l’épanouissement  de la personne. Ainsi, des cours de yoga ou de méditation, par exemple, des cours de développement des facultés artistiques et des dons spécifiques à chaque enfant. Une approche des différentes sagesses et cultures du monde me semble également indispensable.
Elles devront insister  sur l’autonomie de l’être humain afin de le préparer à participer à la société en tant qu’individu autonome et responsable.

A titre d’exemples, il me suffit de citer quelques expériences réalisées un peu partout dans le monde et qui ne datent pas d’hier: Auroville, près de Pondichéry dans le Sud-Est de l’Inde, Summerhill, les écoles Montessori, etc... Expériences qu’il serait souhaitable de généraliser.
- en second lieu, la santé, afin que les malades de demain ne soient plus traités comme des “machines humaines” qu’il faut “réparer”. La santé du futur regardera notre époque , qui a la prétention de se dire “moderne” parce qu’utilisant la technologie, comme une période quelque peu “mécanique et inhumaine”  concernant l’approche des maladies et des personnes malades . La médecine “unique” d’aujourd’hui ( à l’image de “la pensée unique” ! ) empêche malheureusement les  approches “alternatives” de se développer. Nous consacrerons un écrit à la “guérison”, qui considère l’être humain comme un ensemble complet pneumatique et psycho-somatique.
- en troisième lieu, les relations humaines, la communication avec les autres, en somme ce que j’appelle le vivre-ensemble, qui nécessite de la part de chacun(e) un investissement et une responsabilisation concernant la chose publique, laquelle ne devrait plus ètre laissée entre les seules mains des “politiques”, mais gérée par tout le monde.
                        - en quatrième lieu, les conditions d’existence qu’il nous faut revoir de fond en comble en s’appuyant sur les propositions “raisonnables” d’un certain nombre de spécialistes que j’ai déjà mentionnés dans ma troisième “lettre”. Par  conditions d’existence, j’entends l’habitat, la nourriture et l’énergie.

                        Il est clair que nous sommes arrivés à un tournant de l’histoire de l’humanité
( appelez-le “la post-modernité” ou  “la fin des temps”, comme vous voulez ) et qu’il nous faut revenir à des valeurs essentielles de solidarité et de compassion, si nous voulons survivre en tant qu’espèce humaine.
Qu’on l’admette ou non, notre monde actuel est basé sur des schémas collectifs mentaux de peur et de jalousie, sur des relations de pouvoir et de suspicion. On s’est persuadé ou on s’est laissé convaincre que “l’homme est un loup pour l’homme” et que rien ni personne ne peut changer cette “réalité”.
C’est pourquoi, chacun d’entre nous a un travail à faire sur lui-même pour dénouer ses propres tensions, apaiser ses inquiétudes et guérir toutes les blessures qu’il a  contractées dans ses relations avec les autres.
Essayons de mettre en application les valeurs de confiance mutuelle et de transparence dans nos relations avec les autres: tout le monde ne  pourra que se sentir “gagnant”.
            Ça vous semble trop “beau”, trop simple(t) ? Je vous mets au défi de mettre en pratique ces quelques principes.

12.03.2012

Faire émerger un monde nouveau

Lieu d'échanges et de dialogue à vocation universelle et à tendance philosophique, spirituelle et existentielle, sans aucune appartenance religieuse ou politique”.

...Quelques explications indispensables concernant cette phrase de présentation de mon blog...

Lieu d'échanges et de dialogue” , parce que c'est ensemble que l'on peut penser et jeter les bases d'un monde nouveau. Même si chacun s'efforce d'exprimer ce qui lui tient vraiment à coeur il n'est jamais isolé de ses semblables, car c'est avec eux et grâce à eux que l'on peut évoluer et faire évoluer le monde.

De la même manière, “à vocation universelle” signifie que l'on a la volonté d'élargir le débat et de rester ouvert à toutes les particularités et les richesses culturelles qu'incarne l'humanité.

La précision “sans appartenance religieuse ou politique a pour but d'éviter les polémiques partisanes stériles...En réalité, ces deux domaines que représentent la religion et la politique sont de nos jours utilisés pour manipuler et diviser les gens en leur faisant croire qu'il est vital ou essentiel qu'ils “prennent parti”...ou bien qu'ils appartiennent à une “communauté” ou à une autre. De cette manière, on ferme les portes à ce qui est différent. Je considère donc ces deux domaines comme des instruments de fermeture à l'autre.

Je ne veux pas blesser qui que ce soit et je respecte les croyances et les pratiques de mes semblables mais je dois avouer que je n'ai pas de sympathie particulière pour les religions en tant qu'institutions ou de systèmes de croyances contraignants, parce qu'elles ont tendance à rendre les gens dépendants et incapables d'autonomie. Toujours le même problème d'atteinte à notre souveraineté que j'évoquais déjà dans mon deuxième écrit.

Personnellement, je pense que la religion a été dans le passé et est encore aujourd'hui plus un facteur de division que de rassemblement ou d'union des êtres humains. Et même si dans certains discours, prêches, sermons ou propos l'”union” est évoquée, elle est systématiquement dirigée contre ceux qui ne sont pas du “même bord”, du “même parti”. L'humanité n'est pas près d'oublier les multiples guerres faites en son nom. Aujourd'hui encore, on voit combien certaines religions sont utilisées pour manipuler et appeler à la haine . Loin de moi l'intention de mépriser ou de rejeter une communauté de gens ou d'êtres humains parce qu'ils appartiennent à telle ou telle religion, mais les propos tenus ici et là me donnent toujours la désagréable impression que l'appartenance à une religion, une “secte”, un mouvement ou un parti est plus important que le fait simple et banal d'être un humain semblable aux autres. C'est pourquoi, je me méfie de l'aspect “grégaire” que sécrètent la religion et la politique, car, dans les deux cas, on agit toujours sur les mêmes ressorts qui empêchent l'homme de grandir: la peur d'être seul, faible et le désir de se protéger derrière une “bannière”...

Par conséquent et par précaution, pour parler de la transcendance ou de l'inconnaissable, voire du sacré, ( choisissez le terme qui vous paraîtra le plus proche de votre sensibilité ), je préfère utiliser le concept de spiritualité qui me semble à la fois plus neutre et plus universel. Et à celui de politique, je préfère me référer à la notion de “vivre ensemble”.


A tendance philosophique, spirituelle et existentielle” indique la tonalité du blog et du dialogue
suscité par les thèmes et les sujets qui seront évoqués et dévoilés au fur et à mesure des échanges à venir.

Pourquoi “existentielle” ? Parce qu'il s'agit d'explorer avec curiosité ce qui nous est donné à vivre dans cette dimension terrestre, où nous nous trouvons, et que, de plus, nous devons le vivre de la manière la plus vraie, la plus authentique, parce que la vie est la pièce de théâtre dans laquelle nous jouons notre rôle et que le monde est le décor et la scène qui nous sont assignées. Vivre donc, puisqu'il le faut, ce qui est humain et proprement humain...

Philosophique” est cette tentative de comprendre et de s'expliquer à soi-même ( et aux autres ? ) ce qui se vit, de mettre une distance avec les événements et ce qui peut paraitre absurde ou incompréhensible dans l'existence, dans cet état de “déréliction”, comme aiment à le répéter les philosophes. Il faut bien que l'homme raconte son aventure ( de façon littéraire, poétique, artistique), il faut bien qu'il se rassure et qu'il le fasse de la manière la plus plausible possible, en s'étonnant lui-même de ce qu'il est et de ce qu'il vit...

Mais, il lui reste à passer à une dimension “supérieure” . Si la faculté d'étonnement est philosophique, il manque à l'homme un élément pour être complet. Ainsi, la faculté d'émerveillement me semble définir la dimension “spirituelle” dont les êtres humains ont besoin
pour laisser une porte ouverte au mystère, à l'énigmatique, à l'incompréhensible , à l'inconnaissable,
à la transcendance.

La boucle est bouclée.

J'espère avoir posé le cadre de ce qui animera ce blog.
J'attends avec impatience vos “visites” pour dialoguer...
A très bientôt.

6.03.2012

 
Faire émerger un monde nouveau: 

Petite pause poétique !


Le monde nouveau que j'appelle de tous mes voeux aura besoin, selon moi, d'art et de poésie pour se remettre de notre époque “froide”, asséchée par le positivisme rationaliste et technologique ou
brûlée par le fanatisme religieux et idéologique !

De nos jours, s'il est un domaine qui reste un peu sur la touche, comme si l'on avait peur de “s'y frotter”, c'est celui de la poésie. Pourquoi ce type d'expression est-il pour moi à la fois si attirant et si essentiel ? Parce qu'il court-circuite notre mental tout-puissant qui met son nez partout dans nos existences et qui juge tout.

La poésie ne juge pas, elle surgit ! Elle n'est jamais calculée. Elle est la spontanéité même .
Elle surprend l'auteur autant que les lecteurs. J'ai toujours été étonné par ce qui pouvait s'écrire à travers moi, comme si je n'en étais pas le créateur.

La poésie dit l'essentiel sans être bavarde ni ennuyeuse. Elle fait appel à d'autres niveaux de l'être que celui de l'intellect ou des sentiments. Elle les transcende tout en conservant son aspect énigmatique.

Il y a plus de trente ans, s'il y avait  une question qui me préoccupait c'était celle du temps.
Les deux poèmes que je vous propose de lire ont été écrits au début de mon premier séjour en Turquie, en 1979 ! Bonne lecture ! J'attends des poèmes en retour !



EPHEMERES


J'écrivais
EPHEMERES
sur la margelle
de ma bouche.

Je pensais bien
au temps
qui s'introduisait dans les interstices
de nos oublis
en ces moments d'égarement
où nous trébuchons
sur l'anecdote
de notre quotidien.

Il fallait bien
qu'à cette coïncidence extrême
le langage nous pénètre par surprise
et que nous balbutiions
notre parcours
de tous les jours.


Ankara, Kavaklıdere, octobre 1979


CRUCIFIER LE TEMPS !


Et l'on attend
sans doute
cet ultime horizon
qui bascule
cette coïncidence triple
du temps
et de la mort
où nous apprenons
ahuris
que nous faisons
le troisième.


L'instant qui vient
nous effraie
et celui qui nous tourne le dos
plus encore.


Hébétés
nous nous cherchons
entre les deux
mais cet entre-deux
est une anguille redoutable
glissant
entre les écailles
de nos effarements.


Nous aimerions
enfin
crucifier le temps
comme l'on crucifie un papillon
sauvagement.



Ankara, Kavaklıdere, le 24 octobre 1979.

28.02.2012

Des semences pour un monde nouveau !

L'indignation, certes me direz-vous , mais est-ce suffisant pour faire émerger un monde nouveau qui réponde aux aspirations d'une grande partie d'entre nous ? Non ! Si elle n'est pas suivie d'actions concrètes, elle n'est qu'un “pavé de plus dans la mare”: quelques éclaboussures et puis la surface de l'eau retrouve son calme initial ! Il nous faut absolument des pistes, des indices, des projets ou des solutions nous empêchant de retomber dans une torpeur et une indifférence généralisées, attitude qui risque d'être notre lot dans les années à venir...

Loin des fureurs et des polémiques de notre époque, certains êtres humains ont mené des actions discrètes mais bien concrètes. Je sais qu'il existe des initiatives fort intéressantes dans certaines régions et dans certains pays de notre “monde moderne” comme les pratiques d'échanges de biens et de services entre concitoyens court-circuitant le système économique et financier actuel, mais aujourd'hui je voudrais rendre un hommage à un homme vraiment exceptionnel dont j'avais entendu parler il y a une quinzaine d'années et que j'ai “redécouvert” cette année: Pierre RABHI. Cet homme d'origine algérienne est un des pionniers de l'agriculture biologique ainsi qu'un expert en matière de sécurité alimentaire. Dans l'un de ses derniers ouvrages intitulé Manifeste pour la Terre et l'humanisme, ( Editions Actes Sud, 2008 ), il nous invite à une “insurrection des consciences” pour répondre au gaspillage des ressources et à la destruction rapide des richesses de notre planète.

Si nous continuons sur la logique actuelle de la mondialisation ( qui est pour moi la plus grande tromperie du siècle, que l'on a réussi à faire accepter aux êtres humains ainsi qu'aux décideurs, car, loin d'être un idéalisme universaliste et planétaire, elle ne sert que les intérêts d'un petit groupe de privilégiés !), où les ressources alimentaires dépendront de grands monopoles transnationaux, non seulement nous contribuons à l'appauvrissement généralisé des pays actuellement auto-suffisants, mais encore nous devenons dépendants de groupes d'intérêts concentrés dans les mains d'une poignée de personnes. D'après Pierre RABHI, cette situation conduira tôt ou tard à un “tsunami alimentaire mondial”, ce que nous commencons déjà à vivre dans certaines régions d'Afrique, où15 à 20 millions de personnes sont actuellement menacées par la famine.

Afin de contrebalancer les effets de l'agriculture intensive moderne destructrice de la nature, il nous propose, entre autres, de mettre en place de petites unités d'agriculture biologique autonomes et respectueuses de l'environnement ( pour plus de détails, vous pouvez consulter son site Internet www.terre-humanisme.fr , où vous découvrirez des exemples concrets de réalisations de “communautés ou de villages écologiques”, comme Les Amanins , La Borie ou La ferme des enfants,...). Bref, il nous demande de pratiquer une certaine frugalité , ce qui me semble logique et raisonnable mais surtout très sain. Cependant , cette “philosophie” déclenche la fureur des personnes nanties de notre civilisation moderne habituées à gaspiller et à accumuler richesses et confort matériel et qui ne peuvent pas supporter un seul instant de mettre un frein à leur pratique compulsive de consommation.

De même, certains écrivains ou penseurs font actuellement feu de tous bois contre l'écologie et le mouvement écologique. Nicolas Hulot est traité de naïf et les “Verts” d'”ayatollahs” voulant nous faire revenir à l'âge de pierre, comme si frugalité et modération dans nos modes de vie étaient considérées comme insupportables par ces esprits habitués à l'accumulation et à l'accaparement de richesses et de possessions de toutes sortes, persuadés qu'ils sont du bienfait “incontestable” du
progrès linéaire et sans limite.

Le fait est que le mouvement écologique dérange notre “bonne conscience”, car il nous montre
combien nous, qui vivons dans des pays riches, sommes privilégiés sur le plan du confort matériel et des facilités de toutes sortes, que cette situation peut ne pas durer éternellement et qu'il nous faut être solidaires de ceux qui ne possèdent rien et qui se battent actuellement pour survivre. Et surtout,
il nous faut penser à l'avenir, à ceux qui viendront après nous et à ce que nous allons leur laisser en héritage. Bref, l'émergence d'un monde nouveau ne pourra se faire sans un minimum de solidarité avec les autres et sans la mise en place effective de solutions alternatives aux modes de vie et aux pratiques économiques, politiques et spirituelles actuels.







23.02.2012

Faire émerger un monde nouveau:
 De l'indignation à la souveraineté !

Je voudrais revenir sur ce que j'ai écrit il y a deux jours pour compléter et continuer la réflexion ...
Et surtout pour préciser une chose importante à mes yeux: l'attitude propre aux Bouddhistes que
je loue et que j'estime exemplaire dans notre monde moderne, à savoir la non-violence, n'est pas
une démission de la dignité humaine, bien au contraire. Il s'agit d'une attitude très exigeante envers soi-même.

Le suicide actuel de dizaines de moines et nonnes bouddhistes tibétains en réponse à la répression sauvage et au génocide culturel commis par le gouvernement et l'Etat chinois est un acte tragique que je déplore profondément mais qui ne peut nous faire oublier notre devoir de solidarité et de compassion envers tous les opprimés du monde entier pour quelque raison que ce soit !

Le mouvement actuel que l'on appelle les indignés et qui est un écho au best-seller mondial qu'est
le petit ouvrage “Indignez-vous !”de Stéphane Hessel, grand défenseur des droits de l'homme, est
pour moi exemplaire de ce point de vue et rejoint l'attitude bouddhiste par son aspect de résistance passive mais digne.

Car, comment ne pas s'indigner, en effet, devant le spectacle que nous offre notre monde actuel ?

Comment ne pas s'indigner quand on veut faire payer aux citoyens les plus pauvres les erreurs
et les malversations des organismes financiers qui se font avec la bénédiction de la grande majorité des dirigeants de notre planète ?

Comment ne pas s'indigner quand des millions d'êtres humains et d'enfants meurent de faim ?

Comment ne pas s'indigner quand on bafoue la dignité de l'homme avec la torture, la répression,
et la terreur , qu'elle soit d'Etat ou le fait de groupes organisés ?

Comment ne pas s'indigner quand la moitié de la population humaine, à savoir les femmes, est maltraitée, violée, ignorée ?

Comment ne pas s'indigner quand on torture et maltraite les animaux ?

Comment ne pas s'indigner quand on détruit notre planète ?

La liste est longue et il y aurait tellement à dire!...

L'attitude des indignés dont le mouvement s'étend de New-York à Tunis en passant par Damas et Madrid entre autres est un sursaut de l'être humain qui comprend qu'aujourd'hui si la “révolution” est dévaluée, parce qu'elle a apporté sa cohorte d'abus et de déviances ( de la Terreur révolutionnaire française à la dictature bolchévique ), cela ne signifie nullement que l'on doive accepter de se laisser exploiter et de perdre sa dignité et sa valeur en tant qu'être vivant.

Il s'agit pour l'homme de reprendre son pouvoir, celui qu'il a abandonné entre les mains des divers “leaders” ou des représentants élus ( la grande illusion que représente notre système démocratique parlementaire !) par négligence, paresse ou manque de confiance.

Pour moi, il est un concept qu'il faut réhabiliter c'est celui de souveraineté de la personne humaine, c'est-à-dire la responsabilité de se prendre en charge, de s'assumer et d'être autonome. Je préfère ce concept à celui d'autonomie ou de liberté, car il ajoute une valeur transcendantale et spirituelle supplémentaire.

L'indignation n'est que le premier pas vers la prise de conscience de l'être humain de sa propre responsabilité envers lui-même et le monde

L'indignation pour reprendre aux dirigeants le pouvoir qu'ils ont sur nous, pour redevenir de vrais acteurs dans la gestion de la Cité ( c'est-à-dire des conditions et des modalités de notre existence) , pour refuser d'être les intruments passifs et consentants de toutes les guerres, agressions, violences et injustices faites aux autres en notre nom, enfin pour construire une société responsable, mûre, fraternelle et solidaire et pacifique ! (*)

En somme, redevenons souverains, les souverains de nous-mêmes !


(*) A ce propos, le huitième chapitre de l'ouvrage de THICH NHAT HANH“La plénitude de l'instant” intitulé “Pour une société pleinement consciente” nous donne des suggestions intéressantes pour construire une société où les membres seraient en paix les uns avec les autres.



Remarque: ce blog utilise la langue française comme véhicule principal, mais il a aussi l'ambition
de devenir partiellement bilingue franco-turc afin de faciliter la communication avec les amis ou étudiants turcs plus à l'aise dans leur langue maternelle. Ma femme Ümit m'y aidera !
Dès à présent, j'attends vos commentaires en français ou en turc !

21.02.2012

Faire émerger un monde nouveau

Bonjour et bienvenue à tous ceux qui visiteront mon blog !
Merhabalar ! Hoş geldiniz !


Pourquoi un blog ? J'ai mis plus d'un an à ruminer cette question dans ma tête . Comme je n'ai pas trouvé de réponse vraiment satisfaisante, je me suis dit que la question était probablement une ruse de mon ego/mental ou de mon inconscient pour me paralyser et m'empêcher de
m'exprimer !...

Que peut-on dire de vraiment nouveau qui n'ait été déjà exploré, analysé ? Rien, probablement ! Alors, dans ces conditions, pourquoi écrire, parler, pourquoi s'exprimer, pourquoi dialoguer ? Peut-être pour évoluer soi-même et faire évoluer les choses, par la même occasion !...

C'est exactement le propos, le but , la raison même de la création de ce blog: le dialogue,
interculturel si possible, car le dialogue est une source de découverte de soi et de compréhension des uns envers les autres .

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De nos jours, nous sommes probablement nombreux à vouloir un monde meilleur, un monde vivable, un monde joyeux où les êtres humains s'épanouiraient et donneraient le meilleur d'eux-mêmes...
La question n'est pas de savoir quand émergera un monde nouveau répondant aux souhaits communs et
partagés par tous, mais comment y parvenir. Quel(s)  chemin(s) emprunter pour voir se réaliser notre voeu ?
Sans avoir la prétention de répondre à cette question, il me semble apercevoir quelques pistes ou indices:
ne cherchons pas trop loin et ne compliquons pas les choses. Essayons, chacun d'entre nous, là où nous nous trouvons et dans la mesure de nos moyens, de nos rencontres et des occasions offertes par la vie, de donner
un peu de nous, de sourire et d'aider les autres. En somme, aidons-nous les uns les autres ! Embellissons et améliorons notre proche environnement ! Ces petits actes mis bout à bout peuvent déplacer des montagnes !
Mais, je préfère vous présenter quelqu'un qui sera dix fois plus convaincant que je ne le suis !...


Aujourd'hui, je voudrais commencer par un éloge et parler d'un être humain qui m'a profondément touché: il s'agit de THİCH NHAT HANH , moine bouddhiste vietnamien installé dans le sud de la France depuis un certain nombre d'années. Les quelques “perles” qu'il nous offre sont bien plus que des réflexions, les phrases simples qu'il nous donne à lire constituent un bouquet de douceur et de compassion, un vrai baume sur le coeur, un apaisement pour l'esprit, mais pas seulement. Car, il nous invite à l'action, à un travail sur nous-mêmes, patient, régénérant, nous menant jusqu'à notre être profond et véritable et par-dessus tout nous réconciliant avec le monde et nos semblables...

La sérénité de l'instant et Toucher la vie ( tous deux publiés en livres de poche dans la collection J'ai lu ): deux de ses ouvrages fondamentaux qu'il ne faudrait surtout pas parcourir de manière hâtive et superficielle, prétextant leur simplicité et leur formidable lisibilité, mais bien apprécier à petites gorgées et surtout pratiquer dans notre vie de tous les jours.

Entre autres choses, il nous parle du triangle fondamental qui constitue notre réalité présente: moi, l'autre et l'amour, qui est le lien indispensable entre les deux éléments précédents, lien qu'il nous faut absolument préserver et cultiver et sans lequel toute vie commune est impraticable.

Avec cette teinte pacifiste et non-violente, mais non-passive ou résignée et en même temps éminemment réaliste, qui caractérise la sagesse bouddhiste, il nous invite à nous transformer nous-mêmes afin d'être en mesure de transformer le monde...

Loin de toutes les violences et de la confusion qui caractérisent notre monde aujourd'hui, THİCH NHAT HANH nous délivre un message d'une grande force, d'une grande sérénité et d'un amour formidable pour les êtres humains, en véritable bodhisattva qu'il est ! A lire et à appliquer de toute urgence !
NB: Il est possible de le rencontrer au Village des Pruniers dans le Sud-Ouest de la France, où il a créé plusieurs hameaux ou villages qui incarnent par leur exemple la compassion! ( İl n'est nullement besoin d'être bouddhiste pour leur rendre visite et dialoguer ! ). Tapez “ Village des Pruniers” sur Internet!.