Pourquoi revenir sur la lettre du 30 mars dernier ? Plutôt que de faire feu de tout bois et de se lancer
à corps perdu dans des actions extérieures afin de remédier à ceci ou à cela , plutôt que de protester contre tel ou tel événement, soyons persuadés que le meilleur moyen d'améliorer les choses sur cette planète et dans le petit coin de terre où nous vivons est d'effectuer un travail sur nous-mêmes. Notre propre transformation intérieure aura bien plus d'efficacité et de répercussions que n'importe quelle action collective en vue de rectifier telle ou telle réalité de notre monde. Car, nous voyons bien que face à la résistance des forces de conservation et d'immobilisme, face au formidable pouvoir du statu quo , face à la force d'inertie d'une grande partie des gens, nous ne pouvons qu'accepter avec humilité que la "matière" ne se laisse pas transformer aussi facilement que nous l'aimerions. Admettons que si nous pouvons changer quelque chose c'est d'abord et légitimement sur nous-mêmes: Alors, travaillons à nous connaître nous-mêmes par le retour à soi.
Retour à soi ? Loin d'être un repli sur soi , c'est un travail personnel sur soi indispensable si l'on désire
un tant soit peu vivre de manière consciente et responsable. Avant de chercher à nous "éveiller" ( comme les Bouddhistes nous le proposent à juste raison ! ), nous devrions d'abord nous réveiller. De quoi ? De l'état habituel de torpeur ou de léthargie dans lequel nous nous trouvons ainsi que la plus grande partie de l'humanité, de l'état de veille ensommeillé et prétendument conscient dans lequel nous vivons notre existence . Nous vaquons à nos activités quotidiennes dans la plus parfaite "inconscience", nous laissant guider par une sorte de "pilote automatique" qui a pris les commandes de notre destinée!
Et nous poursuivons notre journée ainsi à travers les moments rythmés de notre existence et les petits présents qui se répètent et que nous méprisons pour leur insignifiance, préférant nous réserver pour des événements soi-disant plus importants ou plus grandioses.Et nous perpétuons notre existence en enfilant les jours les uns après les autres, les années les unes après les autres, persuadés de courir après l'indispensable alors que nous laissons filer l'essentiel ! Bref, nous vivons la plupart du temps comme des "zombis" ou des automates.
Or, si nous voulons changer quelque chose dans le monde et en nous-mêmes, nous devons admettre qu'il nous faut changer notre manière d'être, de faire, de vivre et de voir. Il n'y a qu'une seule façon, nous disent les traditions spirituelles les plus fiables, c'est de devenir conscients, pleinement conscients de tout dans notre vie, pas seulement de ce qui nous entoure, mais surtout et d'abord de ce qui nous constitue en tant qu'êtres "uniques" pensants et ressentants . Et ce travail commence tout naturellement par le corps, continue par les sensations, les émotions et finit par les pensées. Ah! ces pensées qui s'introduisent en nous à notre insu, sans prévenir et qui nous manipulent la plupart du temps !
La pleine conscience ? C'est ce petit retrait, ce pas de côté que l'on effectue par rapport à tout ce que nous vivons et ce que nous sommes. Observons-nous patiemment et sans jugement ! Même et surtout pour les actes , les gestes, les mouvements de notre psyché les plus banals et les plus routiniers ! Au début, c'est un peu difficile, voire énervant ! Comme si on s'espionnait soi-même ? Non, ce n'est pas cela, c'est un comportement plus paisible, plus léger, plus doux, plus obstiné...qui se met en place petit à petit à chaque moment que nous habitons !
Lisez ou relisez tous ceux qui en parlent par expérience et avec persuasion : Thich Nath Hahn (1) et tant d'autres, comme Eckart Tolle ou le Professeur Jon Kabat-Zinn (2) qui a adapté la méditation bouddhiste pour la rendre accessible aux Occidentaux, méthode désormais reconnue et appliquée dans de nombreux hôpitaux et cliniques du monde entier !
Le retour à soi , c'est aussi un rappel de soi, c'est-à-dire le fait de se souvenir qui nous sommes vraiment et de ne pas nous laisser endormir par ceux qui voudraient nous faire croire que nous ne sommes qu'une "machine animale dotée d'un cerveau" et arrivée par hasard sur cette planète perdue dans un coin de cet immense cosmos, ce grand vide effrayant des espaces infinis, dont nous parlait Pascal ! Le rappel de soi, c'est l'acte de se retourner vers soi pour se voir vraiment tels que nous sommes , nus, désarmés, ayant abandonné nos oripeaux, masques et talismans de toutes sortes. A votre avis, pourquoi les "saddhus" de l'Inde se promènent-ils tout nus ou avec un simple pagne comme seul "vêtement"? Pour montrer leur nudité ou leur désir de nudité, c'est-à-dire de transparence et d'acceptation que nous ne "possédons" dans l'existence qu'une chose: notre être profond et véritable, lequel sera ainsi la seule quête possible et réaliste !...
Pour cela, il nous faut développer tout d'abord une présence à nous-mêmes de tous les instants
( comme je le rappelais déjà dans ma lettre Ici et maintenant ) grâce notamment à des méditations formelles, qui pourront nous aider à poursuivre cette "activité" durant toute la journée en pratiquant en permanence et autant que faire se peut des rappels de soi ( que certaines religions ont formalisés et institutionnalisés à travers notamment l'appel à la prière dans l'Islam par exemple, les sons de cloche de l'église du village ou des rituels bouddhistes!...) Ce rappel signifie : "Réveillez-vous ! ", "Ne dormez pas !", "Vivez votre vie pleinement et consciemment !"
Que vivons-nous ? Un moment de joie ? Alors prenons pleinement conscience de ce que cette émotion déclenche en nous comme réactions de toutes sortes: physiques psychiques et mentales. Une réaction de colère ? Pourquoi s'est-elle déclenchée ? Comment ? Quelle formes prend-elle ? Quels effets a-t-elle sur tout notre être ? Observer et ne pas juger, voilà le plus difficile ! Braquons le projecteur de notre conscience sur tous les mouvements de notre être durant tous ces instants que nous considérons comme insignifiants car c'est dans cette insignifiance même que se trouve la clé. Devenons vivants, encore plus vivants, ce qui signifie conscients, encore plus conscients de tout ce qui nous anime .
Un jour, un voleur alla voir le grand philosophe indien Nâgârjuna en le suppliant de lui enseigner le Dharma, la voie bouddhiste vers l'Eveil. Il se plaignait qu'aucun "maître" ne l'acceptait comme élève, car, disait-il, ils posaient tous comme préalable qu'il cesse ses activités immorales. "Mais, comment est-ce possible ? C'est plus fort que moi et puis c'est ainsi que je gagne ma vie !" Nâgârjuna, très calme et placide, lui répondit qu'il acceptait volontiers de lui enseigner le Dharma à la seule condition de pratiquer la pleine conscience, c'est-à-dire de prêter une extrême attention à tout ce qu'il faisait et surtout quand il volait !
L'homme n'en croyait pas ses oreilles ! "Ainsi, je pourrai continuer mes activités comme avant ?" "Oui, bien sûr, mais n'oublie pas ma condition !" Le "pauvre" voleur n'avait pas compris qu'il s'était fait piéger par le plus célèbre dialecticien de l'époque. En effet, quelques jours plus tard, le voleur revint irrité. "C'est terrible, ce que vous me demandez, car quand j'essaye de voler et d'être conscient en même temps, je ne peux pas
voler! " Nâgârjuna lui dit simplement : "Maintenant, tu as le choix: soit tu continues à voler, soit tu pratiques
la pleine conscience ." Le voleur devint l'un des meilleurs et des plus fidèles disciples de celui qu'on appelait à juste titre "Le Prince des Serpents" !
Appliquer la pleine conscience dans notre existence quotidienne a pour effet de "démêler les noeuds" qui se sont formés tout au long de notre vie, de reconnaître nos failles, nos erreurs, nos faiblesses, nos forces, nos désirs et nos rêves, mais surtout de prendre conscience de tout un univers occulté par nos automatismes et nos raideurs, bref de prendre connaissance de notre propre réalité intérieure. La pleine conscience nous transforme petit à petit et elle le fait en profondeur et de manière permanente. Sans doute serons-nous bien surpris de ce que nous découvrirons ! Ce sera ainsi le début d'une pacifique reconquête de notre souveraineté et peut-être le premier chapitre d'une autre époque de l'histoire de l'humanité et de cette Terre que certains appellent aussi Gaïa !
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(1) Le miracle de la pleine conscience. Editions J'ai lu.
(2) L'éveil des sens / Vivre l'instant présent grâce à la pleine conscience ( Editions des Arènes, 2009, pour la traduction française, Collection Pocket Evolution )
Un lieu d'échanges et de dialogue à vocation universelle et à tendance philosophique, spirituelle et existentielle, sans aucune appartenance religieuse ou politique, pour faire émerger un monde nouveau.
25.06.2013
24.05.2013
Hommage à toutes les "minorités" du monde: éloge de la diversité .
Qui ne connaît pas la tragique et déplorable histoire des Cathares, ceux qu'on appelle aussi les "Parfaits" ou les "Purs", ces Chrétiens "dissidents et manichéens" du Languedoc, massacrés, durant la première moitié du XIIIème siècle, par la brutale armée des barons du Nord pour des motifs plus que douteux? Mise au pas d'une civilisation occitane un peu trop "évoluée" et "libre" pour les critères politico-religieux de l'époque ? La chanson de Francis Cabrel Les chevaliers cathares évoque cet épisode sanglant (il y en aura d'autres ! ) et peu "glorieux" de l'histoire de France!...
Quel que soit le lieu, quel que soit le temps, il y eut dans l'histoire de cette belle planète Terre que nous habitons des injustices, des persécutions, des déportations, des massacres, des génocides, des volontés délibérées de rayer l'autre de la carte du monde (ce "refus de partager la terre avec les autres peuples" dont parlait Hannah Arendt )... Il y a partout ce que j'appellerai de manière générique "les derniers Mohicans" en mémoire de ce peuple "premier" d'Amérique du Nord si bien dépeint dans les romans de Chateaubriand. J'ai déjà mentionné le peuple "Ubuh" du Caucase, d'où était originaire mon beau-père. Ce ne sont pas les seuls, il y en a bien d'autres qui sont oubliés et même pas mentionnés dans les livres d'histoire officielle destinés à édifier les jeunes cerveaux . C'est à eux que je dédie cette lettre, à tous ceux qui par le monde ont souffert en silence et sont tombés dans les oubliettes du temps...
Pour comprendre ce phénomène, il nous faut revenir à la thèse des "jeunes cultures" prédatrices et "colonisatrices", que je présentais dans ma lettre intitulée "Les dernières heures du soleil ancestral", titre de l'ouvrage incontournable de Thom Hartmann. Ces cultures (qui ne se réduisent pas aux seules puissances coloniales connues !) ont développé une mentalité et un comportement d'intolérance et de destruction des autres cultures.
Il ne s'agit pas ici de faire de la "victimisation" de certains peuples, cultures ou communautés un nouveau "cheval de bataille", afin de demander une quelconque réparation ou de réclamer justice pour toutes les victimes de l'histoire de cette planète ( la liste serait tellement longue!). Mais, le temps est venu de méditer sur la cause de tous ces actes qui, pour beaucoup d'entre nous, semblent aujourd'hui "barbares" et "primitifs". En cela, des ouvrages comme celui de Thom Hartmann nous aident à comprendre combien, de tous temps et pas seulement de nos jours, la pensée unique majoritaire et "orthodoxe" est néfaste dans la mesure ou elle nie l'éventualité même de l'altérité. Elle refuse a priori la notion et l'existence de la diversité .Or, que serait le monde sans la formidable diversité biologique qui fait la richesse de notre belle planète bleue ? Force nous est de constater que des cultures et des peuples sont en voie de disparition, des manières de penser et de vivre également, des espèces animales et végétales sont en voie d'extinction !
Est-ce si inévitable que cela ?
A notre époque dite "libérale", on observe étrangement une absence de tolérance pour ce qui ne se soumet pas à la tendance normative et nivelante, accompagnée d'une sorte d'individualisme nombriliste qui rejette l'autre parce qu'il est différent ( dans ses goûts, opinions ou manières d'être et de vivre ) ou qu'il ne correspond pas aux canons de la "mode" ou de la "norme". Il nous faut aujourd'hui accepter que chacun(e) puisse avoir son propre chemin à lui/elle, sa propre façon d'être et d'évoluer dans le respect mutuel des autres. Puisque tout le monde (de quelque bord politique ou philosophique qu'il soit ) parle de liberté et la brandit comme un étendard, cette liberté essentielle d'être différent doit être absolument préservée sous peine de détruire ce qui fait notre richesse et notre vitalité en tant qu'espèce vivante!
Sommes-nous satisfaits d'aller à l'autre bout du monde pour retrouver les mêmes comportements stéréotypés, les mêmes nourritures ? Tout ceci a pour seul résultat de nous rendre blasés et fatigués de tout. Nos facultés de curiosité et d'étonnement se sont grandement émoussées .Et nous développons une sorte de dépression collective et individuelle généralisée qui ne peut mener qu'à des actes de désespoir et de rejet pour la simple raison que nous n'en comprenons pas la cause .
Pour apporter une réponse à ce comportement à la fois moutonnier et destructeur, il me semble plus judicieux et plus constructif de mettre en valeur ce que certaines minorités ou cultures peuvent nous apporter et en quoi elles élargissent notre vision du monde trop étroite et enrichissent notre univers quotidien bien trop souvent fait de gestes routiniers, de moments répétitifs et de paysages trop connus !
Avez-vous entendu parler des Bichnoïs en Inde ? C'est un petit peuple extrêmement respectueux de la vie et de son environnement: Certes, ils n'ont pas tout le confort de nos sociétés "obèses", mais ils nous apprennent comment on peut vivre en paix avec si peu de choses, avec juste assez de considération et d'amour pour tout ce qui vit ! Que dire des peuples amazoniens envahis par cette même culture majoritaire et dominatrice et qui ont maintenu une telle unité et harmonie avec la nature environnante et la Terre-Mère qu'il font désormais l'objet d'une "cour" intéressée pour leurs formidables connaissances pharmacologiques des plantes endémiques ?
Il est vraiment temps de (re)connaître ce que tous les peuples premiers et autochtones ont apporté à notre planète et à l'humanité ! Le patrimoine universel ne se mesure pas seulement en termes de bâtiments grandioses ou de projets gigantesques mais aussi en valeurs humaines irremplaçables: celles de sagesse, de tolérance, d'harmonie et d'amour pour le vivant !
Si j'avais un slogan à écrire, ce serait cette simple phrase : Ce(lui) qui ne me ressemble pas m'enrichit !
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Les Cadiens, vous connaissez ? Ce sont les Acadiens francophones qui ont été déportés par les
Anglais pendant le fameux "Grand Dérangement" au XVIIème siècle et qui se sont installés principalement en Louisiane. Il leur reste de jolies chansons bien poétiques et proches de la nature, sauvegardées et chantées par l'un de leurs meilleurs troubadours : Zachary Richard !
19.05.2013
Pour une médecine holistique, intuitive et compatissante ...
De quelle manière commence un contact entre 2 personnes ? Tout le monde le sait et le fait de manière automatique, souvent sans attendre de réponse précise, comme un rituel habituel : "Comment allez-vous ?"
En d'autres termes, "Etes-vous en bonne santé ?" Et, comme on le dit souvent de façon triviale : "Quand la santé va , tout va !" Qui n'a pas eu une rage de dents ne peut pas comprendre à quel point les maux ( et a fortiori les douleurs ) physiques déterminent notre existence et pas seulement notre humeur ! Car, comme le disent tous les sages et tous les enseignants de méditation, tout commence par le corps ! Pour accéder à d'autres niveaux de l'être, il nous faut d'abord donner à l'organisme physique un minimum d'harmonie et de "confort", il faut (bien) s'occuper de lui.
La médecine est un domaine qui concerne tout le monde, à l'instar d'autres domaines comme l'éducation , car nul d'entre nous ne peut se soustraire aux aléas de l'existence, aux maladies ou à la dégénérescence inévitable ( pour le moment ? ) du corps humain. C'est pourquoi, les soins ou les thérapies, quels qu'ils soient, devraient faire l'objet d'un vrai dialogue entre les patients et les thérapeutes !
Je voudrais raconter une "mésaventure" très banale que l'on peut vivre quand on a besoin de soins.
Vous vous rendez compte un jour que votre genou a gonflé et vous vous rappelez qu'il y a quelques jours les muscles de votre jambe droite et l'articulation étaient douloureux. Que se passe-t-il donc ? En 63 ans d'existence, vous n'avez jamais eu de problème particulier dans cette partie de votre corps. Alors, quelle meilleure adresse qu'un hôpital pour répondre à votre problème ? Un médecin urgentiste vous examine 5 minutes et vous envoie faire une radio du genou ainsi qu'une prise de sang. Vous demandez au docteur ce qui a pu causer ce souci et vous n'avez aucune réponse précise, sinon une pommade et un anti-inflammatoire. Bien. C'est tout ? Un genou gonflé, ce n'est rien mais on aimerait comprendre pourquoi, ce qui a pu se passer . Et, soudain, une image vient attirer votre attention: l'autre jour, en sortant de la mer, vous vous êtes tordu la jambe sur un gros caillou, mais , comme d'habitude, sur le moment, vous n'avez pas porté attention à cet incident: Et vous vous dites: ça doit être une sorte d'entorse.
Deux jours après, vous retournez au même hôpital pour, vous dit-on, un "contrôle" fait cette fois-ci par un spécialiste ( un orthopédiste ). Et que vous dit ce monsieur qui n'a pas passé plus de 5 minutes avec vous ?
Que, d'après la radio, vous avez une "érosion" des os au niveau du genou. Ça doit être l'âge, de l'arthrose
probablement ! C'est tout ? "Ne faites pas trop d'efforts, ne montez pas trop d'escaliers, ne forcez pas !", conseille-t-il . "Bref, tenez-vous tranquille! Au-revoir !" Mais, qu'est-ce que j'ai exactement ? Et, que dois-je faire maintenant ? Je sors de la consultation, ébahi par le manque de considération pour le patient.
J'ai choisi délibérément un problème bénin, tout en sachant fort bien ce que peuvent ressentir ceux qui sont dans une situation autrement plus dramatique et douloureuse... A votre avis, que demandent les gens qui vont consulter des "spécialistes de la santé" ? D'abord, un peu d'attention à leur situation. Ensuite, un peu d'humanité, car le malade se trouve toujours dans une situation dévalorisante, il se sent diminué et même coupable d'être malade ! Et puis un symptôme précis renvoie peut-être à un autre problème ou à une autre région du corps ! Bref, "un train en cache souvent un autre" dans ce domaine si complexe qu'est l'organisme humain et son fonctionnement.
C'est pourquoi, je considère que la médecine d'aujourd'hui, moderne et "scientifique", qui est l'apanage de la culture "occidentale" est incomplète et ne répond pas suffisamment au besoin de comprendre des hommes du XXIème siècle. Rappelez-vous que la "science moderne" est née de la méthode expérimentale définie par Claude Bernard, l'un des fondateurs de la médecine moderne, laquelle règne à l'heure actuelle dans tous les pays, considérant les médecines autochtones traditionnelles comme des superstitions ou des pratiques magiques dépassées. Il y a, selon moi, trois raisons principales à cette insuffisance : la méthode sur laquelle elle fonde sa démarche, la vision de l 'être humain qui en découle, enfin, l'attitude vis-à-vis des patients.
La méthode scientifique repose sur la démarche suivante: on observe des phénomènes, c'est-à-dire des événements ou des manifestations extérieures, visibles, et à partir de ces dernières on essaye de trouver ce qu'il y a derrière les symptômes. Mais, le plus souvent, ce qu'on observe est l'aboutissement d'un long et complexe processus qui ne nous montre pas nécessairement ce qui en est à l'origine, car le processus lui-même "brouille" les pistes. On est obligé de fabriquer des hypothèses pour essayer de trouver une explication plausible. Pour moi, c'est prendre le problème à l'envers . Appliquée aux manifestations du corps humain, cette méthode se résume à "chercher une aiguille dans une botte de foin ". Alors, on soigne le symptôme et on en oublie la cause, la source, l'origine qui elle seule peut nous indiquer la bonne thérapie, le soin adapté..
La vision qu'elle offre de l'être humain est , par définition, mécanique. celui-ci se résume à un organisme, dont il faut connaître les pièces, c'est-à-dire les composants, afin d'être en mesure de les remplacer, à défaut de les soigner ou d'en améliorer le fonctionnement. Où sont les niveaux émotionnel , psychologique , mental, spirituel ? Cette vision "matérialiste" (et parfois mercantile) détermine par voie de conséquence une attitude "mécanique" vis-à-vis des patients réduits à l'état de "machines animées" . Cette attitude se traduit par une approche dure, froide, coupée de tout sentiment et donc de toute empathie.
C'est pourquoi, des gens qui ne sont pas satisfaits des réponses apportées par la médecine conventionnelle et par le gavage de médicaments qui en découle bien souvent, se tournent vers des approches "alternatives", espérant obtenir une meilleure réponse et en tout cas un meilleur traitement. Car, on ne peut pas nier qu'un certain nombre de maux , de symptômes , de maladies sont réfractaires aux soins classiques prodigués. Pourquoi ? Pour les raisons que j'ai évoquées plus haut: un problème de santé ne montre pas nécessairement le lieu et la manière dont il faut le traiter. Des douleurs chroniques et inexpliquées renvoient parfois à des raisons bien surprenantes, qui ne seront pas celles auxquelles un médecin formé de manière classique est habitué.On peut évoquer, par exemple, un traumatisme lié à une vie antérieure. Mais, un médecin formé à la Faculté peut-il accepter et même comprendre une telle vision ?
Les maux dits psycho-somatiques sont certes aujourd'hui acceptés de manière intellectuelle comme faisant partie d'une réaction normale du corps face à des situations de stress émotionnel et psychologique, mais, une fois dans le cabinet du praticien ou dans l'enceinte d'un établissement hospitalier, que reste-t-il de cette ouverture d'esprit dans les pratiques de soins?
Est-ce à dire que les médecines alternatives doivent remplacer la médecine conventionnelle ? Non, car ce serait injuste et nier tout ce qu'elle a apporté en termes de progrès au niveau de l'investigation, des soins et du confort apporté aux patients. Qui nierait aujourd'hui les bienfaits que représentent les implants en dentisterie, les greffes d'organes ( même s'il reste à résoudre le phénomène du rejet ) et bien d'autres choses encore ? Mais justement, il s'agit de faire émerger une médecine plus complète, plus globale, plus humaniste, qui soit fondée sur une autre vision de l'homme. Dans certaines situations, la médecine moderne est la mieux placée: traumatismes ayant une origine clairement physique ( cassures, brûlures, défections d'organes,...); dans d'autres cas, elle semble impuissante ( maux chroniques ou dont la cause n'est pas identifiée ); dans un troisième cas de figure, une collaboration entre une médecine classique et une approche alternative adéquate peut donner d'excellents résultats. Je pense notamment aux cancers qui impliquent de se référer à l'aspect psycho-mental et spirituel du patient.
Alors, dans ce panorama quelle place et quelle utilité ont les "guérisseurs" qui ne sont pas des personnes officiellement habilitées pour soigner leurs semblables? D'abord, ils nous obligent à envisager l'aspect invisible de ce qui constitue un être humain, à savoir tout un réseau d'énergies qui sont liées elles-mêmes à des émotions ou des pensées. Ensuite, ils font appel à des facultés humaines rejetées ou atrophiées telles que l'intuition ( qui n'est pas "scientifique" ! ), laquelle nous fait gagner un temps précieux.
Avez-vous entendu parler de Louise Hay ? Lisez son livre-clé Transformez votre vie ( Collection Marabout, 1987 pour la traduction française ) et vous élargirez votre perspective sur ce que signifient les maladies qui nous arrivent (ou peut-être que nous créons par nos pensées ! ) Vous ne connaissez pas Barbara Ann Brennan. Vous pouvez tirer un grand profit de la lecture de ses ouvrages,certes un peu ardus pour les néophytes. Elle nous parle du pouvoir des mains qui soignent et guérissent ! Vous la trouvez un peu trop "New Age" à votre goût? Alors, tournez- vous vers des ouvrages écrits par des scientifiques comme le Pr Régis Dutheil, physicien et médecin ( La médecine superlumineuse, Editions Sand, 1987 ) ou des docteurs en médecine comme Janine Fontaine ( La médecine du corps énergétique, Editions Robert Laffont, 1983). A moins que vous ne préfériez le très médiatique Dr Deepak Chopra ( Santé parfaite, Collection J'ai lu ). La liste est loin d'être exhaustive ! Aujourd'hui, vous n'avez que l'embarras du choix. Malheureusement, dans la réalité des pratiques, nous sommes encore loin d'appliquer ces découvertes essentielles qui nous parlent autrement de l'être humain!
Prenez conscience de ceci: l'époque a changé et il est grand temps de s'ouvrir à toutes les possibilités et recherches nouvelles, qui nous montrent combien limités nous sommes dans notre vision de nous-mêmes et du monde.
Il serait souhaitable notamment de reprendre les aspects essentiels et positifs d'un grand savoir se référant à une sagesse immémoriale sans frontières, savoir qui a été éparpillé, brouillé ou perdu. Je donne rapidement des indices: les "traditions" médicales essénienne, égyptienne, indienne, chinoise ( avec la notion du "ki", énergie vitale), les médecines "chamaniques"( aire géo-culturelle asiatique et américaine ) ou "animistes"
( aire géo-culturelle africaine ) qui ont été oubliées ou écartées. Car, il y a un gâchis de connaissances par orgueil ou suffisance de la part de l'homme moderne. Aujourd'hui, concernant l'intériorité de l'être humain, l'existence et le fonctionnement de l'énergie vitale, nous sommes obligés d'admettre que les traditions orientales ( et notamment indiennes) ont tellement de choses à nous apprendre, pas seulement au niveau de ce qu'on appelle l'"esprit" mais également au niveau du corps ( yoga pour les Indiens, qi-gong ou taï-chi pour les Chinois, entre autres).
Il faudrait réaliser une synthèse de toutes ces pratiques et savoir-faire afin de mettre en place une médecine holistique qui tienne compte de toutes les composantes de l'être humain. En réalisant cela, contrairement à ce que certains esprits réticents pourraient penser, nous irons de l'avant, car ces "traditions" nous donneront des ailes pour explorer et découvrir, grâce aux moyens technologiques modernes, des niveaux de l'être et des dimensions de la Vie que nous ne sommes même pas capables d'imaginer aujourd'hui en raison de nos oeillères.
Bref, si nous voulons une humanité nouvelle en bonne santé et équilibrée, il ne faut pas se contenter de voir l'être humain comme une machine. Il ne faut pas laisser de côté, comme on le fait trop souvent, sa santé psychique, émotionnelle et spirituelle . Il s'agit de comprendre qu'un regard empreint d'humanité et de compassion suffit parfois à guérir!
Semblablement vôtre !
En d'autres termes, "Etes-vous en bonne santé ?" Et, comme on le dit souvent de façon triviale : "Quand la santé va , tout va !" Qui n'a pas eu une rage de dents ne peut pas comprendre à quel point les maux ( et a fortiori les douleurs ) physiques déterminent notre existence et pas seulement notre humeur ! Car, comme le disent tous les sages et tous les enseignants de méditation, tout commence par le corps ! Pour accéder à d'autres niveaux de l'être, il nous faut d'abord donner à l'organisme physique un minimum d'harmonie et de "confort", il faut (bien) s'occuper de lui.
La médecine est un domaine qui concerne tout le monde, à l'instar d'autres domaines comme l'éducation , car nul d'entre nous ne peut se soustraire aux aléas de l'existence, aux maladies ou à la dégénérescence inévitable ( pour le moment ? ) du corps humain. C'est pourquoi, les soins ou les thérapies, quels qu'ils soient, devraient faire l'objet d'un vrai dialogue entre les patients et les thérapeutes !
Je voudrais raconter une "mésaventure" très banale que l'on peut vivre quand on a besoin de soins.
Vous vous rendez compte un jour que votre genou a gonflé et vous vous rappelez qu'il y a quelques jours les muscles de votre jambe droite et l'articulation étaient douloureux. Que se passe-t-il donc ? En 63 ans d'existence, vous n'avez jamais eu de problème particulier dans cette partie de votre corps. Alors, quelle meilleure adresse qu'un hôpital pour répondre à votre problème ? Un médecin urgentiste vous examine 5 minutes et vous envoie faire une radio du genou ainsi qu'une prise de sang. Vous demandez au docteur ce qui a pu causer ce souci et vous n'avez aucune réponse précise, sinon une pommade et un anti-inflammatoire. Bien. C'est tout ? Un genou gonflé, ce n'est rien mais on aimerait comprendre pourquoi, ce qui a pu se passer . Et, soudain, une image vient attirer votre attention: l'autre jour, en sortant de la mer, vous vous êtes tordu la jambe sur un gros caillou, mais , comme d'habitude, sur le moment, vous n'avez pas porté attention à cet incident: Et vous vous dites: ça doit être une sorte d'entorse.
Deux jours après, vous retournez au même hôpital pour, vous dit-on, un "contrôle" fait cette fois-ci par un spécialiste ( un orthopédiste ). Et que vous dit ce monsieur qui n'a pas passé plus de 5 minutes avec vous ?
Que, d'après la radio, vous avez une "érosion" des os au niveau du genou. Ça doit être l'âge, de l'arthrose
probablement ! C'est tout ? "Ne faites pas trop d'efforts, ne montez pas trop d'escaliers, ne forcez pas !", conseille-t-il . "Bref, tenez-vous tranquille! Au-revoir !" Mais, qu'est-ce que j'ai exactement ? Et, que dois-je faire maintenant ? Je sors de la consultation, ébahi par le manque de considération pour le patient.
J'ai choisi délibérément un problème bénin, tout en sachant fort bien ce que peuvent ressentir ceux qui sont dans une situation autrement plus dramatique et douloureuse... A votre avis, que demandent les gens qui vont consulter des "spécialistes de la santé" ? D'abord, un peu d'attention à leur situation. Ensuite, un peu d'humanité, car le malade se trouve toujours dans une situation dévalorisante, il se sent diminué et même coupable d'être malade ! Et puis un symptôme précis renvoie peut-être à un autre problème ou à une autre région du corps ! Bref, "un train en cache souvent un autre" dans ce domaine si complexe qu'est l'organisme humain et son fonctionnement.
C'est pourquoi, je considère que la médecine d'aujourd'hui, moderne et "scientifique", qui est l'apanage de la culture "occidentale" est incomplète et ne répond pas suffisamment au besoin de comprendre des hommes du XXIème siècle. Rappelez-vous que la "science moderne" est née de la méthode expérimentale définie par Claude Bernard, l'un des fondateurs de la médecine moderne, laquelle règne à l'heure actuelle dans tous les pays, considérant les médecines autochtones traditionnelles comme des superstitions ou des pratiques magiques dépassées. Il y a, selon moi, trois raisons principales à cette insuffisance : la méthode sur laquelle elle fonde sa démarche, la vision de l 'être humain qui en découle, enfin, l'attitude vis-à-vis des patients.
La méthode scientifique repose sur la démarche suivante: on observe des phénomènes, c'est-à-dire des événements ou des manifestations extérieures, visibles, et à partir de ces dernières on essaye de trouver ce qu'il y a derrière les symptômes. Mais, le plus souvent, ce qu'on observe est l'aboutissement d'un long et complexe processus qui ne nous montre pas nécessairement ce qui en est à l'origine, car le processus lui-même "brouille" les pistes. On est obligé de fabriquer des hypothèses pour essayer de trouver une explication plausible. Pour moi, c'est prendre le problème à l'envers . Appliquée aux manifestations du corps humain, cette méthode se résume à "chercher une aiguille dans une botte de foin ". Alors, on soigne le symptôme et on en oublie la cause, la source, l'origine qui elle seule peut nous indiquer la bonne thérapie, le soin adapté..
La vision qu'elle offre de l'être humain est , par définition, mécanique. celui-ci se résume à un organisme, dont il faut connaître les pièces, c'est-à-dire les composants, afin d'être en mesure de les remplacer, à défaut de les soigner ou d'en améliorer le fonctionnement. Où sont les niveaux émotionnel , psychologique , mental, spirituel ? Cette vision "matérialiste" (et parfois mercantile) détermine par voie de conséquence une attitude "mécanique" vis-à-vis des patients réduits à l'état de "machines animées" . Cette attitude se traduit par une approche dure, froide, coupée de tout sentiment et donc de toute empathie.
C'est pourquoi, des gens qui ne sont pas satisfaits des réponses apportées par la médecine conventionnelle et par le gavage de médicaments qui en découle bien souvent, se tournent vers des approches "alternatives", espérant obtenir une meilleure réponse et en tout cas un meilleur traitement. Car, on ne peut pas nier qu'un certain nombre de maux , de symptômes , de maladies sont réfractaires aux soins classiques prodigués. Pourquoi ? Pour les raisons que j'ai évoquées plus haut: un problème de santé ne montre pas nécessairement le lieu et la manière dont il faut le traiter. Des douleurs chroniques et inexpliquées renvoient parfois à des raisons bien surprenantes, qui ne seront pas celles auxquelles un médecin formé de manière classique est habitué.On peut évoquer, par exemple, un traumatisme lié à une vie antérieure. Mais, un médecin formé à la Faculté peut-il accepter et même comprendre une telle vision ?
Les maux dits psycho-somatiques sont certes aujourd'hui acceptés de manière intellectuelle comme faisant partie d'une réaction normale du corps face à des situations de stress émotionnel et psychologique, mais, une fois dans le cabinet du praticien ou dans l'enceinte d'un établissement hospitalier, que reste-t-il de cette ouverture d'esprit dans les pratiques de soins?
Est-ce à dire que les médecines alternatives doivent remplacer la médecine conventionnelle ? Non, car ce serait injuste et nier tout ce qu'elle a apporté en termes de progrès au niveau de l'investigation, des soins et du confort apporté aux patients. Qui nierait aujourd'hui les bienfaits que représentent les implants en dentisterie, les greffes d'organes ( même s'il reste à résoudre le phénomène du rejet ) et bien d'autres choses encore ? Mais justement, il s'agit de faire émerger une médecine plus complète, plus globale, plus humaniste, qui soit fondée sur une autre vision de l'homme. Dans certaines situations, la médecine moderne est la mieux placée: traumatismes ayant une origine clairement physique ( cassures, brûlures, défections d'organes,...); dans d'autres cas, elle semble impuissante ( maux chroniques ou dont la cause n'est pas identifiée ); dans un troisième cas de figure, une collaboration entre une médecine classique et une approche alternative adéquate peut donner d'excellents résultats. Je pense notamment aux cancers qui impliquent de se référer à l'aspect psycho-mental et spirituel du patient.
Alors, dans ce panorama quelle place et quelle utilité ont les "guérisseurs" qui ne sont pas des personnes officiellement habilitées pour soigner leurs semblables? D'abord, ils nous obligent à envisager l'aspect invisible de ce qui constitue un être humain, à savoir tout un réseau d'énergies qui sont liées elles-mêmes à des émotions ou des pensées. Ensuite, ils font appel à des facultés humaines rejetées ou atrophiées telles que l'intuition ( qui n'est pas "scientifique" ! ), laquelle nous fait gagner un temps précieux.
Avez-vous entendu parler de Louise Hay ? Lisez son livre-clé Transformez votre vie ( Collection Marabout, 1987 pour la traduction française ) et vous élargirez votre perspective sur ce que signifient les maladies qui nous arrivent (ou peut-être que nous créons par nos pensées ! ) Vous ne connaissez pas Barbara Ann Brennan. Vous pouvez tirer un grand profit de la lecture de ses ouvrages,certes un peu ardus pour les néophytes. Elle nous parle du pouvoir des mains qui soignent et guérissent ! Vous la trouvez un peu trop "New Age" à votre goût? Alors, tournez- vous vers des ouvrages écrits par des scientifiques comme le Pr Régis Dutheil, physicien et médecin ( La médecine superlumineuse, Editions Sand, 1987 ) ou des docteurs en médecine comme Janine Fontaine ( La médecine du corps énergétique, Editions Robert Laffont, 1983). A moins que vous ne préfériez le très médiatique Dr Deepak Chopra ( Santé parfaite, Collection J'ai lu ). La liste est loin d'être exhaustive ! Aujourd'hui, vous n'avez que l'embarras du choix. Malheureusement, dans la réalité des pratiques, nous sommes encore loin d'appliquer ces découvertes essentielles qui nous parlent autrement de l'être humain!
Prenez conscience de ceci: l'époque a changé et il est grand temps de s'ouvrir à toutes les possibilités et recherches nouvelles, qui nous montrent combien limités nous sommes dans notre vision de nous-mêmes et du monde.
Il serait souhaitable notamment de reprendre les aspects essentiels et positifs d'un grand savoir se référant à une sagesse immémoriale sans frontières, savoir qui a été éparpillé, brouillé ou perdu. Je donne rapidement des indices: les "traditions" médicales essénienne, égyptienne, indienne, chinoise ( avec la notion du "ki", énergie vitale), les médecines "chamaniques"( aire géo-culturelle asiatique et américaine ) ou "animistes"
( aire géo-culturelle africaine ) qui ont été oubliées ou écartées. Car, il y a un gâchis de connaissances par orgueil ou suffisance de la part de l'homme moderne. Aujourd'hui, concernant l'intériorité de l'être humain, l'existence et le fonctionnement de l'énergie vitale, nous sommes obligés d'admettre que les traditions orientales ( et notamment indiennes) ont tellement de choses à nous apprendre, pas seulement au niveau de ce qu'on appelle l'"esprit" mais également au niveau du corps ( yoga pour les Indiens, qi-gong ou taï-chi pour les Chinois, entre autres).
Il faudrait réaliser une synthèse de toutes ces pratiques et savoir-faire afin de mettre en place une médecine holistique qui tienne compte de toutes les composantes de l'être humain. En réalisant cela, contrairement à ce que certains esprits réticents pourraient penser, nous irons de l'avant, car ces "traditions" nous donneront des ailes pour explorer et découvrir, grâce aux moyens technologiques modernes, des niveaux de l'être et des dimensions de la Vie que nous ne sommes même pas capables d'imaginer aujourd'hui en raison de nos oeillères.
Bref, si nous voulons une humanité nouvelle en bonne santé et équilibrée, il ne faut pas se contenter de voir l'être humain comme une machine. Il ne faut pas laisser de côté, comme on le fait trop souvent, sa santé psychique, émotionnelle et spirituelle . Il s'agit de comprendre qu'un regard empreint d'humanité et de compassion suffit parfois à guérir!
Semblablement vôtre !
19.04.2013
Bir zamanlar...1968 !
Traduction en turc de la "lettre" Il était une fois ...1968 ! ( par Ümit Arar Guimbretière )
Bir zamanlar .......1968...
Tüm yaşlardaki, tüm ülkelerdeki tüm öğrencilerime ithaf ediyorum...
Peşinen söyliyeyim, amacım kendi blogumun asla hedefi olmayan polemiklere girmek değil..Sadece Fransada sıksık gündeme gelen 1968 fenomeninin sistematik olarak yerden yere vurulması hakkında fikrimi söylemek..
Yıllardır ortalıkta yolunda gitmeyen herşey için 1968 ruhunu suçlamak vede "refah içinde, istikrarlı ve ahlaklı" bir toplumu baştan çıkaran bir şeytan olarak göstermek modası aldı gidiyor!
Bu yetmezmiş gibi, benimde içinde olduğum ,"baby boom" tabir edilen, yani savaş sonrası doğan kuşak, şu sırada başa gelen her belanın baş sorumlusu olarak gösterilmekte ve sözü edilen kuşak,ihtiraslı, bencil ve işgalci doğası gereği,gençlere "küreselleşen şahane toplumda" yer açmamakla suçlanmaktadır!
Gereğinden fazla kendi halinden memnun, kendi dünyası içine yaşamaktan dolayı körleştiği için,daha o yıllarda ufukta beliren ve günümüzde internet ,inter bağlılık ve inter bağımlılık şeklinde ortaya çıkan fırtınan tehlikesini göremiyen bir toplumu , belki çok radikal bir şekilde derinden etkileyerek değişimine yardım eden bir kuşak ve bir fenomene karşı gösterilen bu hırs ve bu hıçınlık nerden çıkmıştır?
Acaba niçin benimde içinde bulunduğum bu kuşağın, şimdi günümüzde,yapılması meşru kabul edilen bir savaşın öncüleri olduğumuzu anlamamakta direnilmektedir? Ancak bunu anlamak için ,zaman içinde küçük bir yolculuğa çıkıp, 1968 Mayıs ayına gitmek şart..!! Paris içten içe kaynıyor..Yüzlerce değil binlerce değil yüzbinlerce genç ...eh birazda " daha yaşlı genç", sokaklara dökülmüş, bayram yapıyorlar..!!Yalnız Paris,yalnız Fransa değil,dünyanın birçok yerinde bu bahar,gençliğin baharı...
O zamanlar sayıları epeyce fazla olan birçok insan,ne olduğunu bir türlü kavrayamıyorlar: Bu gençler ne istiyorlar?...Niçin refah içinde diyebileceğimiz (herkes konfor peşinde,herkesin otomobil, buzdolabı ve televizyon sahibi olma olasılığı var..) bir topluma karşı ayaklanıyorlar?..Savaş yıllarının yokluklarını ve kıtlığını yaşamamış bu gençler, içinde bulundukları bolluğa rağmen,şımarıklık ve nankörlük etmekteler....Neleri eksikki, neyi protesto ediyorlar?Ayrıca, tam olarak ne istiyorlar?..Sanki en önemli şey, somut birşeylere sahip olmakmış gibi düşünülüyordu!
Bazı gençler, sonraları Otuz Yıl Bolluk olarak adlandırılan yani 1945 -!975 yılları arasındaki materyalist çizgiyi son derece fakir,sınırlı,yetersiz hatta tehlikeli olarak tanımlıyorlardı: çünkü daha o yıllarda insanlar, bir "tüketim uygarlığı" sistemi içinde kalıplara sokuluyor ve sonunda ortaya kendi küçük konforu için son derece dikkatli ve kaygılı olan ama kendini hapseden zincirlere karşı kayıtsız ve kaygısız olabilen hatta bu zincirlerin farkında bile olamayan bir insanlığın formatı atılıyordu..
Tabiki 1968 hareketinin,tüm hareketlerde olduğu gibi ,abartıları ve amacının dışına taşması olmuştur.Ancak, gençlerin " temiz ve yeni bir hava" soluma gereksinimi ve kuvvetli bir hayal gücü ve ütopya isteğini içeren o dönemin idealleri ve sloganları, günümüzde de geçerliliğini korumaktadır.
O dönemin idealleri şunlardı: Savaş yerine sevginin çözüm olduğu, buyurgan otoriteyi red etmek, ikiyüzlü ahlak ve din kurallarına karşı gelmek,küreselleşmeye yol açan uygarlığın tek çizgisini materyalizm olarak gören görüşü red etmek,doğayı mahveden eylemlerin karşısında yer almak ki bu zaten günümüzde ekolojik bilince dönüşmüştür.
O dönemin sloganları ise,şöyleydi; kaldırım taşlarını kaldırırsak,altından plaj çıkar..(şehirde bile deniz kenarında olduğumuzu düşliyebiliriz..), hayal gücü iktidara gelsin..
Bende blogumdaki 14 numaralı mektubumda sizlere şunu diyordum: SİZLERE HAYAL KURMAYI TEKLİF EDİYORUM...
68 hareketinin özünü oluşturan idealler, günümüzde de hala gerekliliğini korumaktadır. Dünyayı esir alan bencillik ve ilgisizlik,günümüz insanlarını ve gençliğin büyük bir kısmını duyarsız ,hissiz hale getirmiştir. İdealizm rüzgarı esince milyonlarca insan harekete geçebilir.İdeal yoksa,hiç birşey başarılamaz.Tahmin edilenden çok daha fazla insan,gizlice yada açıkça bir değişimi istemektedirler.İşte,bu değişimin motoru idealizmdir.İdealizm, dünyanın özsuyu gibidir.Ağacın kesilen dalı hemen kurur.Eğer bizde ideallerimizden koparılırsak, özsuyumuz bizi besleyemez ,eylemlerimiz ve yaratılarımız kurur ve çabalarımız bir işe yaramaz.Unutmayalım:yenilik soluğu bizim irademizdedir.Yaşımız kaç olursa olsun,bu yenilenme soluğu bizim enerjimizdir.
Değişik zamanlarda, çeşitli dönemlerde estiği gibi,1968'de de esen ve o dönemin gençleri tarafından ifade edilen bu büyük kozmik rüzgar, belirli bir kişiye yada kuşağa mal edilemez. Bu hareketin o dönemde ortaya çıkması gerekiyordu.Tıpkı onun arkasından gelen "new age" soluğunun bir başka "mayıs"ı oluşturduğu gibi..Bu rüzgar. tek bir kuşağa ait değil dememin sebebi,1968 den önce, bizim anababalarımızında başka bir dünyayı daha güzel, daha adaletli ve daha sakin yapmak için çok uğraşmış olmalarıdır.Onların çabalarını bugün başarısız olarak değerlendiremeyiz.Bence bu kuşaklar arası bir bayrak yarışı gibidir ve bir kuşaktan diğer kuşağa aktarılan bir çalışmadır.
Bu yüzden ,şimdi kırklarında olan 68 de doğan çocuklar, aynı mantıkla devam ederek bu ruhla dünyayı değiştirmeye çabalamalılar diyorum. 68 lerde henüz emekleme döneminde olan ama şimdi bu 68 doğumlu "genç"lerde belirginleşen özellikleri ve becerileri, pragmatik, ayağı yere basan, titiz olmalarıdır.bu özellikleri sayesinde, maddesel dünyaya demir atıp, ordan yeni bir dünya ve bir insan türünün ortaya çıkmasını gerçekleştirebilirler.Ayrıca bugün bebek olan geleceğin anababalarının ise, bugünün gençlerinin işlerini tamamlayarak bizim umutlarımızın bile ilerisine geçeceklerine inanıyorum.Bu en yeni kuşak, cesaret ve kararlılıklarıyla muhtemelen bizleri şaşırtacaklar...
O zaman her şey yerli yerine oturacak ve 1968 boşuna yapılmış olmayacak.Bana kalırsa, kuşakları birbirleri ile karşıkarşıya getirmek gereksiz bir eylemdir.Bizim anababalarımız mı yoksa biz mi daha iyiydik sorusunun hiç bir önemi yok.Çünkü onlarında hayalleri ve beklentileri vardı.Tıpkı biz ve çccuklarımızın olduğu ve çocuklarımızla torunlarımızın olacağı gibi..Önemli olan 68 ruhunu sürekli yaşatıp, dünyamızın iyliği için gerekli olan bu şahane enerji dalgasının çeşitli şekillerini aktarabilmektir..
*****************
Şimdi, sizi en "genç" devrimci ozan olan Pete Seeger ın dokunaklı bir şarkısınla başbaşa bırakıyorum.
Hepinizi,kuşaklar arasından ve kuşaklar ötesinden selamlarım...
Bir zamanlar .......1968...
Tüm yaşlardaki, tüm ülkelerdeki tüm öğrencilerime ithaf ediyorum...
Peşinen söyliyeyim, amacım kendi blogumun asla hedefi olmayan polemiklere girmek değil..Sadece Fransada sıksık gündeme gelen 1968 fenomeninin sistematik olarak yerden yere vurulması hakkında fikrimi söylemek..
Yıllardır ortalıkta yolunda gitmeyen herşey için 1968 ruhunu suçlamak vede "refah içinde, istikrarlı ve ahlaklı" bir toplumu baştan çıkaran bir şeytan olarak göstermek modası aldı gidiyor!
Bu yetmezmiş gibi, benimde içinde olduğum ,"baby boom" tabir edilen, yani savaş sonrası doğan kuşak, şu sırada başa gelen her belanın baş sorumlusu olarak gösterilmekte ve sözü edilen kuşak,ihtiraslı, bencil ve işgalci doğası gereği,gençlere "küreselleşen şahane toplumda" yer açmamakla suçlanmaktadır!
Gereğinden fazla kendi halinden memnun, kendi dünyası içine yaşamaktan dolayı körleştiği için,daha o yıllarda ufukta beliren ve günümüzde internet ,inter bağlılık ve inter bağımlılık şeklinde ortaya çıkan fırtınan tehlikesini göremiyen bir toplumu , belki çok radikal bir şekilde derinden etkileyerek değişimine yardım eden bir kuşak ve bir fenomene karşı gösterilen bu hırs ve bu hıçınlık nerden çıkmıştır?
Acaba niçin benimde içinde bulunduğum bu kuşağın, şimdi günümüzde,yapılması meşru kabul edilen bir savaşın öncüleri olduğumuzu anlamamakta direnilmektedir? Ancak bunu anlamak için ,zaman içinde küçük bir yolculuğa çıkıp, 1968 Mayıs ayına gitmek şart..!! Paris içten içe kaynıyor..Yüzlerce değil binlerce değil yüzbinlerce genç ...eh birazda " daha yaşlı genç", sokaklara dökülmüş, bayram yapıyorlar..!!Yalnız Paris,yalnız Fransa değil,dünyanın birçok yerinde bu bahar,gençliğin baharı...
O zamanlar sayıları epeyce fazla olan birçok insan,ne olduğunu bir türlü kavrayamıyorlar: Bu gençler ne istiyorlar?...Niçin refah içinde diyebileceğimiz (herkes konfor peşinde,herkesin otomobil, buzdolabı ve televizyon sahibi olma olasılığı var..) bir topluma karşı ayaklanıyorlar?..Savaş yıllarının yokluklarını ve kıtlığını yaşamamış bu gençler, içinde bulundukları bolluğa rağmen,şımarıklık ve nankörlük etmekteler....Neleri eksikki, neyi protesto ediyorlar?Ayrıca, tam olarak ne istiyorlar?..Sanki en önemli şey, somut birşeylere sahip olmakmış gibi düşünülüyordu!
Bazı gençler, sonraları Otuz Yıl Bolluk olarak adlandırılan yani 1945 -!975 yılları arasındaki materyalist çizgiyi son derece fakir,sınırlı,yetersiz hatta tehlikeli olarak tanımlıyorlardı: çünkü daha o yıllarda insanlar, bir "tüketim uygarlığı" sistemi içinde kalıplara sokuluyor ve sonunda ortaya kendi küçük konforu için son derece dikkatli ve kaygılı olan ama kendini hapseden zincirlere karşı kayıtsız ve kaygısız olabilen hatta bu zincirlerin farkında bile olamayan bir insanlığın formatı atılıyordu..
Tabiki 1968 hareketinin,tüm hareketlerde olduğu gibi ,abartıları ve amacının dışına taşması olmuştur.Ancak, gençlerin " temiz ve yeni bir hava" soluma gereksinimi ve kuvvetli bir hayal gücü ve ütopya isteğini içeren o dönemin idealleri ve sloganları, günümüzde de geçerliliğini korumaktadır.
O dönemin idealleri şunlardı: Savaş yerine sevginin çözüm olduğu, buyurgan otoriteyi red etmek, ikiyüzlü ahlak ve din kurallarına karşı gelmek,küreselleşmeye yol açan uygarlığın tek çizgisini materyalizm olarak gören görüşü red etmek,doğayı mahveden eylemlerin karşısında yer almak ki bu zaten günümüzde ekolojik bilince dönüşmüştür.
O dönemin sloganları ise,şöyleydi; kaldırım taşlarını kaldırırsak,altından plaj çıkar..(şehirde bile deniz kenarında olduğumuzu düşliyebiliriz..), hayal gücü iktidara gelsin..
Bende blogumdaki 14 numaralı mektubumda sizlere şunu diyordum: SİZLERE HAYAL KURMAYI TEKLİF EDİYORUM...
68 hareketinin özünü oluşturan idealler, günümüzde de hala gerekliliğini korumaktadır. Dünyayı esir alan bencillik ve ilgisizlik,günümüz insanlarını ve gençliğin büyük bir kısmını duyarsız ,hissiz hale getirmiştir. İdealizm rüzgarı esince milyonlarca insan harekete geçebilir.İdeal yoksa,hiç birşey başarılamaz.Tahmin edilenden çok daha fazla insan,gizlice yada açıkça bir değişimi istemektedirler.İşte,bu değişimin motoru idealizmdir.İdealizm, dünyanın özsuyu gibidir.Ağacın kesilen dalı hemen kurur.Eğer bizde ideallerimizden koparılırsak, özsuyumuz bizi besleyemez ,eylemlerimiz ve yaratılarımız kurur ve çabalarımız bir işe yaramaz.Unutmayalım:yenilik soluğu bizim irademizdedir.Yaşımız kaç olursa olsun,bu yenilenme soluğu bizim enerjimizdir.
Değişik zamanlarda, çeşitli dönemlerde estiği gibi,1968'de de esen ve o dönemin gençleri tarafından ifade edilen bu büyük kozmik rüzgar, belirli bir kişiye yada kuşağa mal edilemez. Bu hareketin o dönemde ortaya çıkması gerekiyordu.Tıpkı onun arkasından gelen "new age" soluğunun bir başka "mayıs"ı oluşturduğu gibi..Bu rüzgar. tek bir kuşağa ait değil dememin sebebi,1968 den önce, bizim anababalarımızında başka bir dünyayı daha güzel, daha adaletli ve daha sakin yapmak için çok uğraşmış olmalarıdır.Onların çabalarını bugün başarısız olarak değerlendiremeyiz.Bence bu kuşaklar arası bir bayrak yarışı gibidir ve bir kuşaktan diğer kuşağa aktarılan bir çalışmadır.
Bu yüzden ,şimdi kırklarında olan 68 de doğan çocuklar, aynı mantıkla devam ederek bu ruhla dünyayı değiştirmeye çabalamalılar diyorum. 68 lerde henüz emekleme döneminde olan ama şimdi bu 68 doğumlu "genç"lerde belirginleşen özellikleri ve becerileri, pragmatik, ayağı yere basan, titiz olmalarıdır.bu özellikleri sayesinde, maddesel dünyaya demir atıp, ordan yeni bir dünya ve bir insan türünün ortaya çıkmasını gerçekleştirebilirler.Ayrıca bugün bebek olan geleceğin anababalarının ise, bugünün gençlerinin işlerini tamamlayarak bizim umutlarımızın bile ilerisine geçeceklerine inanıyorum.Bu en yeni kuşak, cesaret ve kararlılıklarıyla muhtemelen bizleri şaşırtacaklar...
O zaman her şey yerli yerine oturacak ve 1968 boşuna yapılmış olmayacak.Bana kalırsa, kuşakları birbirleri ile karşıkarşıya getirmek gereksiz bir eylemdir.Bizim anababalarımız mı yoksa biz mi daha iyiydik sorusunun hiç bir önemi yok.Çünkü onlarında hayalleri ve beklentileri vardı.Tıpkı biz ve çccuklarımızın olduğu ve çocuklarımızla torunlarımızın olacağı gibi..Önemli olan 68 ruhunu sürekli yaşatıp, dünyamızın iyliği için gerekli olan bu şahane enerji dalgasının çeşitli şekillerini aktarabilmektir..
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Şimdi, sizi en "genç" devrimci ozan olan Pete Seeger ın dokunaklı bir şarkısınla başbaşa bırakıyorum.
Hepinizi,kuşaklar arasından ve kuşaklar ötesinden selamlarım...
18.04.2013
Il était une fois... 1968 !
Message dédié à tous mes anciens étudiants de tous âges et de tous les pays !
Je ne désire nullement entrer dans une polémique, ce qui n'est pas du tout le but de ce blog , mais il me semble nécessaire de faire le point sur un comportement récurrent en France, le dénigrement systématique du "phénomène 1968" ! Depuis des années, c'est devenu à la mode d'accuser de tous les maux "l'esprit de 1968" décrit comme le "diable" qui aurait fait dérailler une société "prospère, stable et morale" ! Comme si ce n'était pas suffisant, on montre du doigt la génération "baby-boom" ( dont je fais partie ) et on en fait la principale responsable des maux de notre société actuelle, la considérant comme égoïste, ambitieuse, envahissante et ne laissant pas les jeunes générations prendre leur place dans notre "belle société mondialisée" !
D'où vient cette rancoeur, cette hargne contre un phénomène et une génération qui ont transformé ou aidé à transformer en profondeur et parfois radicalement une société bien trop auto-satisfaite et aveugle aux "dangers" qui se profilaient à l'horizon comme de gros nuages annonciateurs de tempêtes à venir...et Dieu sait si celles-ci sont bien présentes aujourd'hui dans notre monde "interneté", interconnecté et interdépendant...?
Pourquoi ne pas vouloir comprendre que cette génération, à laquelle j'appartiens, a été le précurseur de tous les combats qui aujourd'hui sont considérés comme allant de soi et légitimes. Mais pour comprendre cela, il faut faire un petit voyage dans le temps ! Mai 1968 ! Paris en ébullition, Paris en fête pour des dizaines voire des centaines de milliers de jeunes et... de moins jeunes ! Mais pas seulement Paris, la France, un peu partout dans le monde, c'est le printemps de la jeunesse ! Certaines personnes ( elles sont nombreuses à l'époque ) ne comprennent pas ce qui se passe: que veut cette jeunesse ? Pourquoi s'insurge-t-elle contre une société somme toute prospère ( chacun aspire au confort et peut désormais posséder une voiture, un frigidaire et une télé! ). Comment, dans ces conditions-là, ces jeunes qui n'ont pas connu les restrictions et les pénuries de la guerre, peuvent-ils se comporter de manière si légère et si ingrate ? Pourquoi protestent-ils , que leur manque-t-il ? Et puis surtout, que veulent-ils exactement ? Comme si l'essentiel était de posséder matériellement quelque chose !
Une partie de la jeunesse considérait que l'horizon "matérialiste" de ce qu'on appellera plus tard les Trente Glorieuses était bien pauvre, limité, insuffisant, voire dangereux, car il plaçait les gens dans un moule façonné par le système d'une "civilisation de consommation" qui se mettait déjà en place et qui allait se révéler très étouffant et contraignant en créant une humanité formatée, docile, soucieuse de son bien-être et de son confort mais insouciante et inconsciente des chaînes qui l'emprisonnaient ( souvent à son insu !). Bien sûr, 1968 eut ses excès et ses débordements ( comme tous les mouvements) , mais , pour l'essentiel, les idéaux exprimés à l'époque ( l'amour et pas la guerre, le refus de l'autorité aveugle, la contestation de valeurs morales et religieuses bien hypocrites, le rejet clair du matérialisme comme seul horizon de notre civilisation qui commençait à peine à se mondialiser, les premières prises de conscience concernant notre comportement dévastateur à l'égard de la nature, lesquelles allaient se transformer plus tard en conscience écologique), les slogans ( "sous les pavés la plage" et "l'imagination au pouvoir") sont encore valables aujourd'hui et n'exprimaient rien d'autre qu'un immense désir d'air pur, un farouche besoin de rêve et d'utopie ( comme je le disais dans ma lettre 14 intitulée Je vous propose de rêver !) !
L'idéalisme à l'origine de ce mouvement est bel et bien encore nécessaire et d'actualité dans notre monde rongé par l'égoïsme et l'indifférence généralisés rendant apathique une grande partie de l'humanité et de la jeunesse d'aujourd'hui. Sans lui, sans ce souffle qui a animé de tous temps des millions de gens de par le monde, rien n'est possible. L'idéalisme est le moteur essentiel à un changement nécessaire et souhaité ouvertement ou en secret par une plus grande partie de l'humanité qu'on le croit. Il est comme la sève du monde. Si on coupe une branche à un arbre, les feuilles et le bois se dessèchent très vite. De la même façon, si on se coupe de notre idéal, si on ne l'alimente pas, nos actions et nos oeuvres se dessècheront vite et tous les efforts prodigués ici et là ne serviront plus à rien. N'oublions jamais cela, le souffle du renouveau ne peut venir que de notre volonté sans cesse renouvelée de mener jusqu'à son terme l'énergie qui nous porte et qui s'exprime à travers nous tous, quel que soit notre âge.
Ce grand vent cosmique qui a soufflé en 1968 ( et en d'autres temps !) et qui s'est surtout exprimé à travers les jeunes de cette époque-là n'appartient à personne en particulier ni à une génération spécifique.Il devait se manifester à cette époque-là, tout comme l'esprit "New Age" souffle depuis bientôt un quart de siècle sur le monde , prenant ainsi le relais d'un "certain mois de mai". Quand je dis que ce vent n'appartient à aucune génération en particulier, je veux dire par là qu'avant 1968 nos parents ont eux aussi aspiré et travaillé à un autre monde plus beau, plus juste, plus pacifique. Leur fait-on le reproche aujourd'hui de n'avoir pas réussi ? Ce serait malvenu et ne rien comprendre à ce qui pour moi constitue un travail transgénérationnel, comme une course de relais en athlétisme, c'est-à-dire une transmission d'idéal d'une génération à une autre.
C'est pourquoi, j'ajouterai que les enfants de1968 ( ceux qui ont la quarantaine aujourd'hui) sont la continuation logique de cet esprit qui aspire à changer le monde. Ces "jeunes-là" ont une qualité essentielle à mes yeux ( qualité qu'il était difficile de développer en 1968 car la contestation était balbutiante), celle d'être pragmatiques, concrets, précis, celle d'ancrer dans "la matière du monde" les changements qui doivent faire émerger un monde nouveau et un homme nouveau. Et ce n'est pas fini, car j'ai l'intime conviction que les adultes de demain, les nourrissons de maintenant, complèteront le travail des jeunes d'aujourd'hui et qu'ils parachèveront ce qui a déjà été accompli, allant bien au-delà de nos espérances actuelles. Ils nous étonneront probablement par leur audace et leur détermination .
Ainsi, tout sera bien et 1968 n'aura pas eu lieu pour rien . Il me semble inutile et stérile de dresser les générations les unes contre les autres: nos parents ont-ils fait mieux ou moins bien que nous ? Quelle importance ? Eux aussi ont eu leurs rêves et leurs attentes ...tout comme nous et nos enfants et tout comme les enfants de nos enfants. Ce qui est essentiel c'est que vive encore et encore l'esprit de 1968, parce qu'il est l'un des nombreux visages de la formidable vague d'énergie qui transforme le monde, notre monde, pour son plus grand bien.
Je vous laisse, à présent, en compagnie du plus "jeune" des troubadours contestataires, Pete Seeger, pour une ballade bien émouvante.
Inter et trans-générationnellement vôtre!
Je ne désire nullement entrer dans une polémique, ce qui n'est pas du tout le but de ce blog , mais il me semble nécessaire de faire le point sur un comportement récurrent en France, le dénigrement systématique du "phénomène 1968" ! Depuis des années, c'est devenu à la mode d'accuser de tous les maux "l'esprit de 1968" décrit comme le "diable" qui aurait fait dérailler une société "prospère, stable et morale" ! Comme si ce n'était pas suffisant, on montre du doigt la génération "baby-boom" ( dont je fais partie ) et on en fait la principale responsable des maux de notre société actuelle, la considérant comme égoïste, ambitieuse, envahissante et ne laissant pas les jeunes générations prendre leur place dans notre "belle société mondialisée" !
D'où vient cette rancoeur, cette hargne contre un phénomène et une génération qui ont transformé ou aidé à transformer en profondeur et parfois radicalement une société bien trop auto-satisfaite et aveugle aux "dangers" qui se profilaient à l'horizon comme de gros nuages annonciateurs de tempêtes à venir...et Dieu sait si celles-ci sont bien présentes aujourd'hui dans notre monde "interneté", interconnecté et interdépendant...?
Pourquoi ne pas vouloir comprendre que cette génération, à laquelle j'appartiens, a été le précurseur de tous les combats qui aujourd'hui sont considérés comme allant de soi et légitimes. Mais pour comprendre cela, il faut faire un petit voyage dans le temps ! Mai 1968 ! Paris en ébullition, Paris en fête pour des dizaines voire des centaines de milliers de jeunes et... de moins jeunes ! Mais pas seulement Paris, la France, un peu partout dans le monde, c'est le printemps de la jeunesse ! Certaines personnes ( elles sont nombreuses à l'époque ) ne comprennent pas ce qui se passe: que veut cette jeunesse ? Pourquoi s'insurge-t-elle contre une société somme toute prospère ( chacun aspire au confort et peut désormais posséder une voiture, un frigidaire et une télé! ). Comment, dans ces conditions-là, ces jeunes qui n'ont pas connu les restrictions et les pénuries de la guerre, peuvent-ils se comporter de manière si légère et si ingrate ? Pourquoi protestent-ils , que leur manque-t-il ? Et puis surtout, que veulent-ils exactement ? Comme si l'essentiel était de posséder matériellement quelque chose !
Une partie de la jeunesse considérait que l'horizon "matérialiste" de ce qu'on appellera plus tard les Trente Glorieuses était bien pauvre, limité, insuffisant, voire dangereux, car il plaçait les gens dans un moule façonné par le système d'une "civilisation de consommation" qui se mettait déjà en place et qui allait se révéler très étouffant et contraignant en créant une humanité formatée, docile, soucieuse de son bien-être et de son confort mais insouciante et inconsciente des chaînes qui l'emprisonnaient ( souvent à son insu !). Bien sûr, 1968 eut ses excès et ses débordements ( comme tous les mouvements) , mais , pour l'essentiel, les idéaux exprimés à l'époque ( l'amour et pas la guerre, le refus de l'autorité aveugle, la contestation de valeurs morales et religieuses bien hypocrites, le rejet clair du matérialisme comme seul horizon de notre civilisation qui commençait à peine à se mondialiser, les premières prises de conscience concernant notre comportement dévastateur à l'égard de la nature, lesquelles allaient se transformer plus tard en conscience écologique), les slogans ( "sous les pavés la plage" et "l'imagination au pouvoir") sont encore valables aujourd'hui et n'exprimaient rien d'autre qu'un immense désir d'air pur, un farouche besoin de rêve et d'utopie ( comme je le disais dans ma lettre 14 intitulée Je vous propose de rêver !) !
L'idéalisme à l'origine de ce mouvement est bel et bien encore nécessaire et d'actualité dans notre monde rongé par l'égoïsme et l'indifférence généralisés rendant apathique une grande partie de l'humanité et de la jeunesse d'aujourd'hui. Sans lui, sans ce souffle qui a animé de tous temps des millions de gens de par le monde, rien n'est possible. L'idéalisme est le moteur essentiel à un changement nécessaire et souhaité ouvertement ou en secret par une plus grande partie de l'humanité qu'on le croit. Il est comme la sève du monde. Si on coupe une branche à un arbre, les feuilles et le bois se dessèchent très vite. De la même façon, si on se coupe de notre idéal, si on ne l'alimente pas, nos actions et nos oeuvres se dessècheront vite et tous les efforts prodigués ici et là ne serviront plus à rien. N'oublions jamais cela, le souffle du renouveau ne peut venir que de notre volonté sans cesse renouvelée de mener jusqu'à son terme l'énergie qui nous porte et qui s'exprime à travers nous tous, quel que soit notre âge.
Ce grand vent cosmique qui a soufflé en 1968 ( et en d'autres temps !) et qui s'est surtout exprimé à travers les jeunes de cette époque-là n'appartient à personne en particulier ni à une génération spécifique.Il devait se manifester à cette époque-là, tout comme l'esprit "New Age" souffle depuis bientôt un quart de siècle sur le monde , prenant ainsi le relais d'un "certain mois de mai". Quand je dis que ce vent n'appartient à aucune génération en particulier, je veux dire par là qu'avant 1968 nos parents ont eux aussi aspiré et travaillé à un autre monde plus beau, plus juste, plus pacifique. Leur fait-on le reproche aujourd'hui de n'avoir pas réussi ? Ce serait malvenu et ne rien comprendre à ce qui pour moi constitue un travail transgénérationnel, comme une course de relais en athlétisme, c'est-à-dire une transmission d'idéal d'une génération à une autre.
C'est pourquoi, j'ajouterai que les enfants de1968 ( ceux qui ont la quarantaine aujourd'hui) sont la continuation logique de cet esprit qui aspire à changer le monde. Ces "jeunes-là" ont une qualité essentielle à mes yeux ( qualité qu'il était difficile de développer en 1968 car la contestation était balbutiante), celle d'être pragmatiques, concrets, précis, celle d'ancrer dans "la matière du monde" les changements qui doivent faire émerger un monde nouveau et un homme nouveau. Et ce n'est pas fini, car j'ai l'intime conviction que les adultes de demain, les nourrissons de maintenant, complèteront le travail des jeunes d'aujourd'hui et qu'ils parachèveront ce qui a déjà été accompli, allant bien au-delà de nos espérances actuelles. Ils nous étonneront probablement par leur audace et leur détermination .
Ainsi, tout sera bien et 1968 n'aura pas eu lieu pour rien . Il me semble inutile et stérile de dresser les générations les unes contre les autres: nos parents ont-ils fait mieux ou moins bien que nous ? Quelle importance ? Eux aussi ont eu leurs rêves et leurs attentes ...tout comme nous et nos enfants et tout comme les enfants de nos enfants. Ce qui est essentiel c'est que vive encore et encore l'esprit de 1968, parce qu'il est l'un des nombreux visages de la formidable vague d'énergie qui transforme le monde, notre monde, pour son plus grand bien.
Je vous laisse, à présent, en compagnie du plus "jeune" des troubadours contestataires, Pete Seeger, pour une ballade bien émouvante.
Inter et trans-générationnellement vôtre!
30.03.2013
Aller au-delà...de 2012 ! Retour à soi .
Le 20 /12 / 2012 est déjà derrière nous! Qu'avons-nous vu ? Rien de visible, rien de patent, rien de remarquable! Alors quoi, toute cette débauche d'analyses, de commentaires, toutes ces exégèses, toutes ces prophéties plus ou ou moins catastrophistes les unes que les autres, tout cela pour rien ?
Et pourtant, que croyons-nous ? Que nous pouvons faire comme avant, comme si rien ne s'était passé, heureux que l'orage se soit éloigné et qu'on s'en soit sorti à si bon compte ! Le temps se raccourcit, il s'accélère, il nous est octroyé en espérant que nous en ferons quelque chose et surtout que nous changerons quelque peu nos habitudes, nos pesanteurs, nos blocages, nos immobilités.
Quel spectacle nous offre le monde actuel ? De grandes "manoeuvres" pour ne rien changer du tout ou le moins possible, toutes ces actions qui nous font croire que nous pouvons garder un minimum de tout ce que nous possédons. Un nouveau Pape qu'on élit pour surtout ne rien changer, ne pas effrayer le milliard de catholiques dans le monde qui espèrent quoi d'un nouveau pontife ? Continuer à "pontifier" comme il se doit !
Des guerres qui continuent un peu partout dans le monde pendant que des millions de gens ne mangent pas ou si peu ! Des peuples qui essayent de prendre leur destin en main et qui se voient voler leur courage, leur énergie, leur foi, leur espoir par des "voyous" aux airs de prophètes et aux idéologies plus que douteuses.
Les mêmes recettes dépassées et stériles pour sortir des dettes financières des pays créées justement par le même système qui demande aux pauvres gens de toujours plus "se serrer la ceinture"...jusqu'où, jusqu'à quand ? Comment s'étonner que les peuples se révoltent ? Ils comprennent parfaitement bien qu'on les prend pour des "imbéciles".
Comme le chantait Tina Turner dans le film de fiction à tendance dystopique Mad Max : "We don't need another hero!". En effet, nous n'avons pas besoin de "sauveur" qui nous sortirait comme par miracle de notre incapacité chronique à vouloir autre chose que la répétition mécanique et trop connue de notre médiocre quotidienneté. L'histoire du XXème siècle nous a montré jusqu'à l'écoeurement le plus total où pouvaient nous mener ce genre de "leaders", mais il a fallu du temps avant que nos "grands intellectuels" veuillent bien accepter à quel degré ils ont été crédules, ce qui n'a pas dû être facile, puisqu' un "intellectuel" devrait être par définition un homme lucide !
Quand reconnaîtrons-nous que nous nous sommes fourvoyés, qui écoutera la voix de gens peu connus ou peu médiatisés et qui nous parlent depuis déjà un bon bout de temps avec insistance et obstination de la crise de notre monde , de notre humanité actuelle, de notre ère présente qui exige d'autres objectifs , un autre cap à définir tous ensemble, afin que les premières pierres que nous poserons pour un monde nouveau soient enfin et pour la première fois acceptées et reconnues par tout le monde ? Ainsi, les bases d'une nouvelle humanité seront solides car cimentées par une vision et un accord communs.
Ce que je mentionne ici même existe déjà dans le monde un peu partout et pour ne citer que la France, je vous prie de vous référer à un mouvement qui a éclos il y a peu de temps et qui se nomme Les Colibris, mouvement initié et soutenu par Pierre Rabhi, dont nous avons déjà parlé dans la deuxième lettre de ce blog! Ce n'est pas 1 ni 10 mais 100 ou 1000 mouvements comme celui que je viens de citer qu'il nous faut pour commencer à jeter sans fracas les bases concrètes d'un nouveau monde solidaire, fraternel et compatissant. Et pour ceux qui douteraient encore de la capacité des hommes et des femmes ordinaires à trouver des solutions concrètes et viables en l'absence des "grands spécialistes économistes, financiers et responsables politiques donneurs de leçons", il leur suffira de parcourir l'ouvrage 80 hommes pour changer le monde ( Sylvain Darnil, Mathieu Le Roux, Editions JC Lattès 2005, Collection Livre de poche ) pour se convaincre qu'avec de la bonne volonté et de l'imagination l'humanité est capable de réaliser de "grandes choses" pour elle-même et la planète .
Pourquoi refuse-t-on de comprendre que si nous voulons donner ou redonner du sens à nos existences, c'est bien par une action et une attitude d'amour envers ce qui nous entoure: la Terre qui nous nourrit, l'air que l'on respire, l'eau que l'on boit, les humains ( nos frères/soeurs et compagnons "d'aventure" dans ce monde que nous avons parfois du mal à comprendre), les animaux, nos autres "frères", les végétaux , nos précieux alliés de vie! Comme l'écrit avec bon sens Nicolas Hulot: "L'écologie est une magnifique occasion , peut-être même l'ultime occasion, de redonner du sens au progrès". Mais, comme j'ai tendance à me méfier désormais du concept de progrès qui a été longtemps le prétexte à faire tout et n'importe quoi dans notre monde moderne, industrialisé et technologique, je me permettrai de rectifier et de remplacer le terme de progrès par celui d'existence. Ainsi, je dirai que l'écologie est une occasion unique de redonner du sens à notre existence, à notre présence sur Terre ! Ce devrait être un objectif suffisamment enthousiasmant pour les êtres humains s'il s'accompagne d'un réel "réenchantement" du monde, c'est-à-dire s'il nous permet de (re)donner du sens et de la valeur à la Vie et à nos existences par une reprise en main de nos destinées !
Pour cela, n'ayons donc pas peur de revenir à notre quotidienneté, à notre pesanteur, pour reprendre les choses depuis le début...Reprendre le chemin que nous avions ( peut-être ) abandonné pour suivre des autoroutes bien larges, bien confortables, bien balisées et surtout nous menant vite à destination ! Mais, avions-nous défini au préalable notre destination...ou bien pressés, ballotés par les aléas et les hasards de notre existence, nous sommes-nous mis à croire ( réellement ) que nous allions quelque part et que nous savions où aller ?
Nettoyer à nouveau le chemin qui se trouve devant nous, débroussailler ce qui encombre depuis bien longtemps ( depuis toujours ? ) notre route et notre espace intérieur. Nettoyer c'est débarrasser notre
espace intérieur de ce qui fait nombre et constitue un obstacle à notre clarté d'esprit ! Déminer le chemin que nous empruntons en débusquant tous les traquenards de notre mental, simplifier notre vie pour aller enfin vers la transparence et la sobriété, seules qualités susceptibles de nous mener vraiment jusqu'au bout de nous-mêmes, de notre être profond et véritable, le seul qu'il vaille la peine de (re)découvrir. pour être en mesure d'aider les autres à faire le même "travail" sur eux-mêmes ! Alléger notre atmosphère intérieure pour que le monde et les autres deviennent plus légers, plus lumineux, plus vivants, plus vrais!
Tout ce processus ( que j'ai évoqué il y a déjà plus de quinze ans dans des réflexions personnelles) s'appelle auto-guérison ( c'est-à-dire le retour à soi ! ), que seul(e) chacun(e) d'entre nous, dans sa solitude sacrée,
peut décider d'entreprendre. Il n'y a pas ( il ne peut pas y avoir ) d'autre guérison complète et véritable !
Guérison ? Mais guérir de quoi, allez-vous me dire ? Guérir de toutes nos "blessures" qui nous empêchent d'aller vers nous-mêmes et ensuite vers les autres ! Guérir c'est nettoyer notre espace intérieur
encombré par nos colères, nos ressentiments, nos échecs et nos susceptibilités. Relisons ce que nous dit si simplement et avec tellement de conviction Thich Nhat Hanh dans ses Enseignements sur l'amour
( Editions Albin Michel, Spiritualités vivantes, 1999 pour la traduction française ).
Guérir de tous ces déséquilibres qui se sont accumulés en nous année après année, déséquilibres qui se sont formés d'abord au niveau émotionnel pour se cristalliser ensuite en certitudes mentales sur nous-mêmes et le monde environnant, "cassures" qui se sont enfin petit à petit solidifiées dans notre organisme pour constituer ce que nous appelons aujourd'hui nos maux physiques, lesquels sont bien souvent le reflet matériel irréfutable de ce qui se trame en nous ( parfois à notre insu ) durant toute notre existence !
Alors, simplement et en toute modestie, reprenons le chemin de nous-mêmes, celui de l'amitié ( pour notre être intérieur et pour les autres ) afin d'aller au-delà... des lassitudes de notre quotidien et du temps qui passe inexorablement, afin surtout de faire fleurir ce qu'il y a de meilleur en nous!
En toute amitié.
Et pourtant, que croyons-nous ? Que nous pouvons faire comme avant, comme si rien ne s'était passé, heureux que l'orage se soit éloigné et qu'on s'en soit sorti à si bon compte ! Le temps se raccourcit, il s'accélère, il nous est octroyé en espérant que nous en ferons quelque chose et surtout que nous changerons quelque peu nos habitudes, nos pesanteurs, nos blocages, nos immobilités.
Quel spectacle nous offre le monde actuel ? De grandes "manoeuvres" pour ne rien changer du tout ou le moins possible, toutes ces actions qui nous font croire que nous pouvons garder un minimum de tout ce que nous possédons. Un nouveau Pape qu'on élit pour surtout ne rien changer, ne pas effrayer le milliard de catholiques dans le monde qui espèrent quoi d'un nouveau pontife ? Continuer à "pontifier" comme il se doit !
Des guerres qui continuent un peu partout dans le monde pendant que des millions de gens ne mangent pas ou si peu ! Des peuples qui essayent de prendre leur destin en main et qui se voient voler leur courage, leur énergie, leur foi, leur espoir par des "voyous" aux airs de prophètes et aux idéologies plus que douteuses.
Les mêmes recettes dépassées et stériles pour sortir des dettes financières des pays créées justement par le même système qui demande aux pauvres gens de toujours plus "se serrer la ceinture"...jusqu'où, jusqu'à quand ? Comment s'étonner que les peuples se révoltent ? Ils comprennent parfaitement bien qu'on les prend pour des "imbéciles".
Comme le chantait Tina Turner dans le film de fiction à tendance dystopique Mad Max : "We don't need another hero!". En effet, nous n'avons pas besoin de "sauveur" qui nous sortirait comme par miracle de notre incapacité chronique à vouloir autre chose que la répétition mécanique et trop connue de notre médiocre quotidienneté. L'histoire du XXème siècle nous a montré jusqu'à l'écoeurement le plus total où pouvaient nous mener ce genre de "leaders", mais il a fallu du temps avant que nos "grands intellectuels" veuillent bien accepter à quel degré ils ont été crédules, ce qui n'a pas dû être facile, puisqu' un "intellectuel" devrait être par définition un homme lucide !
Quand reconnaîtrons-nous que nous nous sommes fourvoyés, qui écoutera la voix de gens peu connus ou peu médiatisés et qui nous parlent depuis déjà un bon bout de temps avec insistance et obstination de la crise de notre monde , de notre humanité actuelle, de notre ère présente qui exige d'autres objectifs , un autre cap à définir tous ensemble, afin que les premières pierres que nous poserons pour un monde nouveau soient enfin et pour la première fois acceptées et reconnues par tout le monde ? Ainsi, les bases d'une nouvelle humanité seront solides car cimentées par une vision et un accord communs.
Ce que je mentionne ici même existe déjà dans le monde un peu partout et pour ne citer que la France, je vous prie de vous référer à un mouvement qui a éclos il y a peu de temps et qui se nomme Les Colibris, mouvement initié et soutenu par Pierre Rabhi, dont nous avons déjà parlé dans la deuxième lettre de ce blog! Ce n'est pas 1 ni 10 mais 100 ou 1000 mouvements comme celui que je viens de citer qu'il nous faut pour commencer à jeter sans fracas les bases concrètes d'un nouveau monde solidaire, fraternel et compatissant. Et pour ceux qui douteraient encore de la capacité des hommes et des femmes ordinaires à trouver des solutions concrètes et viables en l'absence des "grands spécialistes économistes, financiers et responsables politiques donneurs de leçons", il leur suffira de parcourir l'ouvrage 80 hommes pour changer le monde ( Sylvain Darnil, Mathieu Le Roux, Editions JC Lattès 2005, Collection Livre de poche ) pour se convaincre qu'avec de la bonne volonté et de l'imagination l'humanité est capable de réaliser de "grandes choses" pour elle-même et la planète .
Pourquoi refuse-t-on de comprendre que si nous voulons donner ou redonner du sens à nos existences, c'est bien par une action et une attitude d'amour envers ce qui nous entoure: la Terre qui nous nourrit, l'air que l'on respire, l'eau que l'on boit, les humains ( nos frères/soeurs et compagnons "d'aventure" dans ce monde que nous avons parfois du mal à comprendre), les animaux, nos autres "frères", les végétaux , nos précieux alliés de vie! Comme l'écrit avec bon sens Nicolas Hulot: "L'écologie est une magnifique occasion , peut-être même l'ultime occasion, de redonner du sens au progrès". Mais, comme j'ai tendance à me méfier désormais du concept de progrès qui a été longtemps le prétexte à faire tout et n'importe quoi dans notre monde moderne, industrialisé et technologique, je me permettrai de rectifier et de remplacer le terme de progrès par celui d'existence. Ainsi, je dirai que l'écologie est une occasion unique de redonner du sens à notre existence, à notre présence sur Terre ! Ce devrait être un objectif suffisamment enthousiasmant pour les êtres humains s'il s'accompagne d'un réel "réenchantement" du monde, c'est-à-dire s'il nous permet de (re)donner du sens et de la valeur à la Vie et à nos existences par une reprise en main de nos destinées !
Pour cela, n'ayons donc pas peur de revenir à notre quotidienneté, à notre pesanteur, pour reprendre les choses depuis le début...Reprendre le chemin que nous avions ( peut-être ) abandonné pour suivre des autoroutes bien larges, bien confortables, bien balisées et surtout nous menant vite à destination ! Mais, avions-nous défini au préalable notre destination...ou bien pressés, ballotés par les aléas et les hasards de notre existence, nous sommes-nous mis à croire ( réellement ) que nous allions quelque part et que nous savions où aller ?
Nettoyer à nouveau le chemin qui se trouve devant nous, débroussailler ce qui encombre depuis bien longtemps ( depuis toujours ? ) notre route et notre espace intérieur. Nettoyer c'est débarrasser notre
espace intérieur de ce qui fait nombre et constitue un obstacle à notre clarté d'esprit ! Déminer le chemin que nous empruntons en débusquant tous les traquenards de notre mental, simplifier notre vie pour aller enfin vers la transparence et la sobriété, seules qualités susceptibles de nous mener vraiment jusqu'au bout de nous-mêmes, de notre être profond et véritable, le seul qu'il vaille la peine de (re)découvrir. pour être en mesure d'aider les autres à faire le même "travail" sur eux-mêmes ! Alléger notre atmosphère intérieure pour que le monde et les autres deviennent plus légers, plus lumineux, plus vivants, plus vrais!
Tout ce processus ( que j'ai évoqué il y a déjà plus de quinze ans dans des réflexions personnelles) s'appelle auto-guérison ( c'est-à-dire le retour à soi ! ), que seul(e) chacun(e) d'entre nous, dans sa solitude sacrée,
peut décider d'entreprendre. Il n'y a pas ( il ne peut pas y avoir ) d'autre guérison complète et véritable !
Guérison ? Mais guérir de quoi, allez-vous me dire ? Guérir de toutes nos "blessures" qui nous empêchent d'aller vers nous-mêmes et ensuite vers les autres ! Guérir c'est nettoyer notre espace intérieur
encombré par nos colères, nos ressentiments, nos échecs et nos susceptibilités. Relisons ce que nous dit si simplement et avec tellement de conviction Thich Nhat Hanh dans ses Enseignements sur l'amour
( Editions Albin Michel, Spiritualités vivantes, 1999 pour la traduction française ).
Guérir de tous ces déséquilibres qui se sont accumulés en nous année après année, déséquilibres qui se sont formés d'abord au niveau émotionnel pour se cristalliser ensuite en certitudes mentales sur nous-mêmes et le monde environnant, "cassures" qui se sont enfin petit à petit solidifiées dans notre organisme pour constituer ce que nous appelons aujourd'hui nos maux physiques, lesquels sont bien souvent le reflet matériel irréfutable de ce qui se trame en nous ( parfois à notre insu ) durant toute notre existence !
Alors, simplement et en toute modestie, reprenons le chemin de nous-mêmes, celui de l'amitié ( pour notre être intérieur et pour les autres ) afin d'aller au-delà... des lassitudes de notre quotidien et du temps qui passe inexorablement, afin surtout de faire fleurir ce qu'il y a de meilleur en nous!
En toute amitié.
21.02.2013
Aimer...Gujan le 21 février 2013
Il y a tout juste 1 an, j'inaugurais mon blog en publiant mon premier "message" ( suivi depuis par 16 autres "lettres"). J'étais excité par l'"aventure" que j'entamais, ne sachant pas du tout où cela me mènerait ni combien de temps je "tiendrais".
Aujourd'hui, jeudi 21 février 2013, je voulais me présenter à nouveau au rendez-vous, même s'il me faudra encore un peu de temps pour vous proposer quelques réflexions sur le monde et les temps qui courent, car j'ai été forcé d'oublier mes propres préoccupations (jusqu'à m'oublier moi-même ) pendant 3 mois , ceci afin de plonger en plein coeur de la vie en prenant brutalement conscience qu'elle charrie aussi son lot d'ordures et d'immondices.
Le propos d'aujourd'hui sera très court et il tiendra en quelques mots très simples: je sais, car je le sens profondément en mon for intérieur, que désormais rien ne sera comme avant sur cette Terre et dans nos existences. Des vibrations très différentes et très fortes ont touché et touchent cette planète. Ne me demandez pas pourquoi ni comment. Les conséquences de nos actes, pensées et paroles seront immédiates et il nous faudra les assumer sans nous plaindre car cette loi exprime la plus grande justice qui soit, et il nous faut enfin comprendre que rien n'est inutile ni gratuit, tout a des répercussions bien plus vastes et importantes que nous l'imaginons.
Que désirons-nous vraiment pour ce monde , pour nous-mêmes et les autres ? Soyons extrêmement clairs sur ce point, car ce que nous désirons nous le récolterons.
Regardons le monde tel qu'il est aujourd'hui. La seule façon que nous ayons de le changer est d'Aimer ? Quoi ou qui , allez-vous sans doute me rétorquer? Peu importe. Etes-vous capables d'aimer et surtout de remercier pour ce que vous vivez et ce que vous êtes maintenant ?
Il y a quelques jours, je lisais un éditorial nous parlant des gens qui vivent sur des montagnes d'immondices dans les décharges des favelas de Rio ( ça pourrait être ailleurs...). En lisant leurs témoignages, je restais stupéfait: comment, ces gens-là , dans de telles conditions, sont-ils encore capables de parler de la vie, de leur existence? Alors, vraiment, que me reste-t-il à dire, à faire sinon à remercier pour les jours qui passent, l'oiseau qui chante obstinément derrière mes volets, les feuilles des arbres qui frémissent sous la brise de février...et surtout aimer chaque instant qui passe , l'aimer pour ce qu'il est ni plus ni moins.
Aimer, c'est à la fois guérir le monde et se guérir soi-même. Guérir le monde de ce manque de compassion et de douceur, de grandeur et de générosité qui anime parfois ( souvent ? ) chacun de nos gestes, chacune de nos pensées .
En aimant, nous guérissons le monde et il en a bien besoin par les temps qui courent.
En aimant, nous nous guérissons nous-mêmes et nous en avons bien besoin... maintenant.
A bientôt.
Gujan, le 21 février 2013.
Aujourd'hui, jeudi 21 février 2013, je voulais me présenter à nouveau au rendez-vous, même s'il me faudra encore un peu de temps pour vous proposer quelques réflexions sur le monde et les temps qui courent, car j'ai été forcé d'oublier mes propres préoccupations (jusqu'à m'oublier moi-même ) pendant 3 mois , ceci afin de plonger en plein coeur de la vie en prenant brutalement conscience qu'elle charrie aussi son lot d'ordures et d'immondices.
Le propos d'aujourd'hui sera très court et il tiendra en quelques mots très simples: je sais, car je le sens profondément en mon for intérieur, que désormais rien ne sera comme avant sur cette Terre et dans nos existences. Des vibrations très différentes et très fortes ont touché et touchent cette planète. Ne me demandez pas pourquoi ni comment. Les conséquences de nos actes, pensées et paroles seront immédiates et il nous faudra les assumer sans nous plaindre car cette loi exprime la plus grande justice qui soit, et il nous faut enfin comprendre que rien n'est inutile ni gratuit, tout a des répercussions bien plus vastes et importantes que nous l'imaginons.
Que désirons-nous vraiment pour ce monde , pour nous-mêmes et les autres ? Soyons extrêmement clairs sur ce point, car ce que nous désirons nous le récolterons.
Regardons le monde tel qu'il est aujourd'hui. La seule façon que nous ayons de le changer est d'Aimer ? Quoi ou qui , allez-vous sans doute me rétorquer? Peu importe. Etes-vous capables d'aimer et surtout de remercier pour ce que vous vivez et ce que vous êtes maintenant ?
Il y a quelques jours, je lisais un éditorial nous parlant des gens qui vivent sur des montagnes d'immondices dans les décharges des favelas de Rio ( ça pourrait être ailleurs...). En lisant leurs témoignages, je restais stupéfait: comment, ces gens-là , dans de telles conditions, sont-ils encore capables de parler de la vie, de leur existence? Alors, vraiment, que me reste-t-il à dire, à faire sinon à remercier pour les jours qui passent, l'oiseau qui chante obstinément derrière mes volets, les feuilles des arbres qui frémissent sous la brise de février...et surtout aimer chaque instant qui passe , l'aimer pour ce qu'il est ni plus ni moins.
Aimer, c'est à la fois guérir le monde et se guérir soi-même. Guérir le monde de ce manque de compassion et de douceur, de grandeur et de générosité qui anime parfois ( souvent ? ) chacun de nos gestes, chacune de nos pensées .
En aimant, nous guérissons le monde et il en a bien besoin par les temps qui courent.
En aimant, nous nous guérissons nous-mêmes et nous en avons bien besoin... maintenant.
A bientôt.
Gujan, le 21 février 2013.
12.11.2012
Traduction en turc ( réalisée par Ümit Arar Guimbretière) d'"Ici et maintenant"
Yeni bir insanın ve dünyanın ortaya çıkartılması
Burada ve şimdi, Bodrum, 12
kasım 2012
( Bu
mektup,Galatasaray Üniversitesindeki tüm öğrencilerime ve özellikle felsefe öğrencilerine ithaf
edilmiştir.. )
“Eğer Tanrının, tüm budhaların ve tüm yüksek ruhların nerede olduklarını öğrenmek isterseniz, size
yanıtlıyabilirim.İşte hepsinin adresi: burada
ve şimdi. Posta kodu dahil,tek bilmeniz gereken adres bu.” (Thich Nhat
Hanh, Ne Ölüm,Nede Korku Vardır:Table
Ronde Yayınları,2002)
Thich Nhat Hanh. Evet.ama ben buraya Eckhart Tolle, Osho
Rajneesh,Krişnamurti ve birçok diğerlerini de ekleyebilirim.!Ama acaba
niçin rehberler, aydınlanmayı öğreten
ustalar ve istisnasız tüm yol gösteren
büyük üstadların hepsi , bizi daima bıkmadan usanmadan şimdiki zamana, yani içinde
bulunduğumuz “an”a çekmeye çalışıyorlar?
İçinde bulunduğumuz “an”ı bu kadar güçlü yada esrarengiz kılan şey nedir?
Sanki bundan daha önemli başka birşey yokmuş gibi ,
yeryüzünde varolan bilgeliklerin tümü, acaba
niçin bu basit ve sıradan ifadenin
içinde saklı ? Ama öncelikle bunun ne
anlama geldiğini anlayıp anlamadığımızdan eminmiyiz? Acaba ŞİMDİ kelimesinden kastedilen nedir? Bir eylemin yada verilen
kararın da önemini vurgulamak için,”ya şimdi ya asla” denir .
Gençliğimde yazdığım şiirlerimde ŞİMDİ yi “iki arada bir
derede olurken,ellerimizin arasından kaçıp gidiveren tekinsiz bir yılan
balığı”gibi betimliyorum..Yakalanması imkansız mı yoksa yakalanması son derece
zor mu?Ayıların somon balıklarını avlamalarının nasıl bir ustalık
gerektirdiğini biliyor musunuz? Ayıların hayatta kalmaları için avlanmaları
gerekir..!! Ayıların somonu yakalama anında konsantrasyon ve uyanıklıkları ,tam
o anda ve belki başka hiç bir zaman olamıyacağı kadar uç noktadadır.
Akla gelen soru şudur: acaba daima kesintisiz olarak şimdiki
zamanda kalmak mümkün mü? Hem akan zaman içinde yaşamaya devam edip, hemde aynı
anda sadece şimdiki zamanda sabit kalabilir miyiz?”Şimdi “ durumunda sabit kalmak için gösterdiğimiz yoğun
konsantrasyon ve uyanıklık çabalarımız,bizi günlük yaşamımız için yapmamız
gereken işleri yapmaktan alıkoyar mı ?Çünkü, “an”ı, yani sadece şimdiki zamanı
yaşayabilmek,her geçen saniyede tam ve bütünsel bir bilinç gerektirir.Bu mümkün
müdür? Gerçekten spontan olmaktan
kastedilen bu mudur?
Şimdiki zaman (présent) var olmak(présence) demektir! Bunun ne anlama geldiğini
anlayabiliyor musunuz?Hiç bütünüyle var olduğunuzu hissettiğiniz anlar
yaşadınız mı?Bunlar,çok ender yaşanılabilen ama unutulmaz anlardır.Bu mini
satori denen duruma tekabül eder (mini satori,Zen Budizminde “bodhi” yani sanskritçede uyanış
karşılığı olan bir terimdir.)Yani bu kısacık uyanış anları,kendinizi daha önce
hiç hissetmediğiniz derecede canlı ,sanki zaman durmuş ve sonsuzluk tek bir saniyede
konsantre olmuş gibi hissetmenize yol açar.
Aydınlanma ustası rehberlerin söylediğine göre, bütünüyle
şimdiki zamanın yani “an”nın içinde olmanın tek yolu,sadece kendi içimizde var olma halidir:,tamamiyle
kendimize odaklanmış,başka yerlerde değil(ama burda) başka zaman boyutlarında değil şimdi ve şu “an” da (geçmiş yada gelecek zamanlarının dışında)
olmaktır.Yani, şu “an” nın bilincinde
olmayı birbirini takip eden anlarda tekrarlayarak bir zaman akışı
oluşturulabilir.
Ortaya şu durum çıkıyor: Burada ve şimdi=eksiksiz ve bütün bir varoluş=eksiksiz ve bütün bilinç=tüm
uyanışın en üst seviyesi(Budist
formüllerine göre..) Şimdi yapılacak şey
nedir? Şimdi ve burda gerçeğini yaşamak,uygulamak,yada en azından
uygulamaya gayret etmek mümkün olduğunca bunları yaşanan her anda aklına
getirebilmek.(Osho Rajneesh Jouvence Yayınlarından çıkan Etre en pleine conscience,une
présence à la vie isimli 2005 baskısı kitabında ,Gurdjieff buna “özbenliğini hatırlamak” dediğini
yazmıştır.) Yani,geçen her saniyede ve alınan her nefeste gerçekten kim olduğumuzu hatırlamak...
René Descartes ın
sistematik kuşkuculuk üzerinde yaptığı felsefi çalişmalar sonucu
ulaştığı “düşünüyorum,o halde varım” yolunu baştan yapsam,onun “cogito”su yerine şu formülü koyarım:
“bilinçliyim, o halde varım”..Ayrıca düşünce ve zihini, çok daha geniş ve
incelikli bir alanla yer değiştiririm : Bilinç.
Arada çok büyük bir fark var: bütün “ruhsal rehberler” , içimizdeki
diktatör olan zihni sistematik olarak “hırpalamaktadırlar”..Çünkü zihin
maalesef dünyayı,yaşamı ,kendimizi ve gerçekleri algılamamızda çok fazla yer
işgal eder.
Bize varoluşumuzu,
çevremizi,sınırlı bir görüş ve hareket alanı olan zihnimize kıyasla çok daha incelikli,çok hassas aynı zamanda
kırılgan ama bir o kadar da daha global
ve daha geniş hissettiren, algılatan şey bilinçtir..!
Zihin, bilincimizin zaten “subjektif” olan uyarıcı algılarımızı sınırlandırdığı bizi
hatalara ittiği ve “objektif” bilgileri
sağlayamıyacağı konusunda bizleri ikna etmek ister.(vah vah!!)
Bence bilinç,doğanın
bize gerçeği öğrenmemiz için kullanımımıza sunduğu : zihin,duyularımız,duygularımız,izlenimlerimiz,içgörülerimiz,sezgilerimiz
ve ilhamlarımız gibi tüm araçların çok üzerinde yer alır.Ayrıca, düşünce
yeteneğimizde bu araçlardan sadece biridir ama gelgelelim biz onu içselliğimizin
yegane sahibi ,dünyayı yargılamamızın ve
görüşümüzün tek ölçüsü,varlığımızın tartışılmaz lideri konumuna getirmişiz.
Gerçeklere ve dünyaya yaklaşımımız bir çok araç içinden tek
bir araca bağımlı kalmıştır.Sınırlı
bakış açımızın yanısıra,diğer alanlarımızdaki sakatlıklarla birlikte bilgi donanımımız ne düzeyde olabilir ki..!
Zihni ait olduğu yere
koyup,yaşam hakkında daha zengin,daha donanımlı ve daha global bir
algıya geri dönmenin daha akılıca olacaği kanısındayım.:Hayatta gerçekten sahip
olduğumuz şey,varoluşumuzun güçlü bilincinden başka ne olabilir? Sahip
olduğumuz yegane zenginlik ,bizim tek gerçekliğimiz burada ve şimdi dir. Burdan yola çıkarak gerçek ve derindeki
özümüzü ortaya çıkarabiliriz.! Geri kalanı ise zihinin göz boyaması yani illüzyondan
ibarettir.İşte bu yüzden aydınlatma ustaları, tüm Gerçek ve Yaşam a doğru açlan
dar kapının bu olduğu üzerinde ısrar etmektedirler.
Sonuç olarak diyorum ki,biraz
daha fazla bilinç, zihnin biraz daha
az sistematik kullanımı ile varlığımızı dengelersek, yeryüzüne daha çok bilgelik,ışık ve sevgi
getirebiliriz! Bunu günlük yaşamımızda uygulamaya çalışalım ve farkı görelim!
Bodrum,12 Kasım 2012,burada ve
şimdi!
Dostluk ve sevgilerimle..
Ici et maintenant
Faire émerger un monde et un homme nouveaux !
Ici et maintenant, Bodrum , le
12 novembre 2012
( Lettre dédiée à tous mes
étudiants de l’Université Galatasaray et notamment à mes étudiants de
Philosophie )
“Si vous voulez savoir où vivent Dieu, les bouddhas et tous
les grands êtres , je peux vous le dire. Voici leur adresse: ici et maintenant. C’est tout ce qu’il vous faut savoir, y
compris le code postal.”( Thich Nhat
Hanh, Il n’y a ni mort ni peur,
Editions de la Table Ronde, 2002 )
Thich Nhat Hanh . Oui, mais je pourrais aussi bien citer
Eckhart Tolle, Osho Rajneesh, Krishnamurti, et bien d’autres encore ! Mais
pourquoi donc cette obsession des “guides” ou des “éveilleurs” , de tous les guides sans exception, à
nous rappeler sans cesse cette “réalité”, à vouloir nous ramener toujours et
sans cesse au moment présent ? Qu’y a-t-il de si mystérieux ou de si puissant
dans le présent ?
Comme s’il n’y avait rien d’autre de plus important ! Quoi
donc, toute la sagesse du monde contenue dans cette simple et banale expression
? Mais d’abord, est-ce que nous sommes sûrs de comprendre ce que cela signifie ?
Qu’est-ce donc que ce qui est désigné par ce mot MAINTENANT ? “Maintenant ou jamais”, dit-on pour mettre l’accent
sur l’importance d’une action ou d’une décision .
Comme je l’écrivais dans mes poèmes de jeunesse, maintenant est “un entre-deux, une anguille redoutable qui nous glisse entre les
doigts” . Insaisissable ou bien difficile à saisir? Avez-vous remarqué avec
quelle adresse les ours arrivent à
saisir les saumons ? C’est que leur survie en dépend! Alors, leur concentration
et leur vigilance sont extrêmes à ce moment précis, juste à ce moment-là et peut-être
pas à un autre moment !
La question est la suivante: peut-on être tout le temps,
c’est-à-dire à chaque instant dans le moment présent ? Peut-on continuer à
vivre et à être uniquement dans le présent en même temps? Notre vigilance et
notre concentration sur le maintenant ne
nous empêchent-ils pas de faire autre chose ? Car vivre intensément le présent,
cela signifie être totalement dans le présent, cela signifie avoir une conscience pleine et totale à chaque
instant qui passe.Est-ce possible ? Est-ce cela qu’on appelle la spontanéité
véritable ?
Présent signifie présence ! Comprenez-vous ce que cela
représente ? Avez-vous déjà vécu des moments de totale présence ? Ils sont rares mais inoubliables. Ils
correspondent à ce que l’on appelle des “mini-satoris”
(terme utilisé dans le Bouddhisme Zen , équivalent de”bodhi” en sanskrit = éveil ), c’est-à-dire de courts moments d’éveil pendant lesquels on a
l’impression d’être plus vivant que jamais, que le temps s’arrête, que
l’éternité est là, concentrée dans une seule seconde .
La seule façon, nous disent tous les “éveilleurs”, d’être
totalement dans le présent, c’est d’être
totalement présents à
nous-mêmes et à la situation dans laquelle nous nous trouvons, c’est-à-dire
d’être complètement centrés en
nous-mêmes, de ne pas être ailleurs ( mais
ici), de ne pas être dans un autre temps que le maintenant ( exit donc le
passé et le futur ), en somme d’être dans la
pleine conscience de ce que l’on est à ce moment-là., et ce d’instant en
instant, c’est-à-dire dans tous les instants qui se succèdent et qui forment ce
que nous appelons la ligne temporelle.
Ainsi donc, ici et
maintenant = pleine et totale présence=
pleine et totale conscience=
éveil total et “sans
supérieur” (selon la formule consacrée des Bouddhistes ! ).
Maintenant, que nous reste-t-il à faire ? A le vivre, à l’appliquer, en tout cas
à s’efforcer
de l’appliquer, c’est-à-dire à se rappeler cela à chaque
moment et autant que faire se peut
( c’est le “rappel de
soi”, que préconisait Gurdjieff, nous informe Osho Rajneesh dans l’un de
ses nombreux ouvrages Etre en pleine conscience,
une présence à la vie, Editions Jouvence, 2005 ), c’est-à-dire de se
rappeler à chaque seconde qui passe, à chaque inspir/expir, qui nous sommes véritablement.
Si j’avais à réécrire le cheminement suivi par René
Descartes lors de l’exercice philosophique du doute systématique qu’il a utilisé
pour arriver à la conclusion suivante “Je
pense donc je suis”, je remplacerais le “cogito” par la formule
suivante: Je suis conscient donc je suis
. Ainsi je remplacerais la pensée, le mental par une faculté beaucoup plus
large et subtile: la conscience . La
différence est de taille et tous les “guides spirituels" le savent fort bien ,
eux qui “étrillent” systématiquement le mental, ce dictateur de notre intériorité. Car ils savent fort bien que ce
dernier prend malheureusement trop de place dans notre perception du monde, de
la vie, de la réalité et de nous-mêmes.
La conscience ,
c’est cette faculté très subtile,
très ténue et en même temps fragile, mais
très globale, très large qui fait que nous sentons, nous percevons notre existence, notre
présence et notre environnement bien
mieux et bien plus complètement que notre mental,
lequel possède un “spectre” et un champ d’action beaucoup
plus limités ! Ce dernier veut nous convaincre que notre conscience se limite à
nos perceptions sensorielles , lesquelles sont “évidemment subjectives” ,
sujettes à erreurs et ne peuvent donc nous apporter des informations
“objectives” .(sic !)
La conscience,
pour moi, surplombe et englobe tous les
outils que la nature a mis à notre disposition pour appréhender la réalité:
le mental, nos sens, nos émotions et nos sentiments, nos impressions et nos
ressentis, nos intuitions, nos inspirations... Ainsi, ce qu’on appelle notre
faculté de penser n’est qu’un outil
parmi les autres et nous en avons fait le seul maître de notre intériorité, le
seul étalon de notre “jugement” et de notre “vision” du monde, le “leader”
incontesté de notre existence.
Notre approche du monde et de la réalité dépend-elle donc
uniquement d’un outil parmi les autres ? Quelle limitation dans notre regard , quelle
atrophie pour nos autres facultés, lesquelles pourraient nous fournir tellement
d’éléments et d’informations !...
Remettre le mental à
sa place et revenir à une perception plus riche, plus complète et plus
globale de la vie me semble infiniment
plus sage : car que possédons-nous, dans la vie, de vraiment sûr, sinon
cette conscience absolue d’être présent ? Notre seule richesse, notre seule
véritable réalité c’est ici et
maintenant, et c’est à partir de cette certitude que nous pouvons déployer
notre être véritable et profond ! Tout le reste n’est qu’échafaudage mental,
c’est-à-dire illusion ! Voilà pourquoi les “éveilleurs” insistent tellement sur
ce point, car c’est la seule porte (étroite, certes) qui ouvre sur la Réalité
totale, sur la Vie.
En conclusion, je dirai tout simplement qu’un peu plus de conscience et un peu moins de recours
systématique à notre mental équilibreraient nos existences et apporteraient au
monde plus de sagesse, de lumière et d’amour ! Essayons cela dans notre vie de
tous les jours et nous verrons la différence !
Bodrum, le 12 novembre 2012, ici
et maintenant !
Avec
toute mon amitié !
22.10.2012
Humanistes du monde entier, unissez-vous !
Ce n'est ni un slogan ni un mot d'ordre, même si cette injonction d'inspiration "révolutionnaire" est détournée en appel pacifique, non-violent . Toutefois, il est grand temps que ceux qui refusent que s'installe une société agressive, égoïste, cynique et sans pitié, fassent entendre leur voix non pas pour "lutter contre" ceci ou cela, ceux-ci ou ceux-là, mais pour proposer, pour construire, pour élaborer ce que sera demain...de toute façon...et quoi qu'il en soit !
Rassemblons toutes les énergies pour opérer une formidable transition avec l'aide et la bonne volonté de tous! En dépit de tout ce qui se passe actuellement dans le monde ( et dont les médias ne se privent pas de nous abreuver !) , les choses sont en train de changer, petit à petit le cours des événements s'inverse, l'espoir naît ici et là, un plus grand nombre de personnes prennent conscience...et c'est une raison supplémentaire pour nous sentir ( davantage) concernés par ce qui se transforme en profondeur non seulement sur notre Terre mais aussi dans notre psyché.
En effet, un nouveau monde est en train de naître, Un nouveau monde en marche pour une société non-violente, solidaire et écologique, comme l'annonce le titre du livre d'Etienne Godinot et Laurent Muratet ( Ed. Yves Michel ).
C'est pourquoi, il me semble désormais nécessaire de croiser et de mettre en phase un certain nombre de pistes et de réflexions qui émanent d'horizons ou domaines quelque peu différents au départ afin de montrer la cohérence ainsi que la justesse de démarches qui ont toutes pour but commun et essentiel celui de mettre en place un nouveau monde, une nouvelle société, de faire naître des femmes et hommes nouveaux qui, eux, sauront mener à bien ce projet jusqu'à sa réalisation totale et complète!
De toute façon, je suis convaincu que la meilleure politique est celle qui est faite par des non-spécialistes, loin des professionnels de la diatribe, de l'invective et des préoccupations "politico-politiciennes", en somme celle qui se tisse au jour le jour grâce aux expériences et aux initiatives des citoyens ordinaires !
Ainsi, j'estime que ceux qui, comme Edgar Morin, Philippe Desbrosses (1) et Pierre Rabhi , proposent une autre agriculture, l'agro-écologie, pour à la fois résoudre la faim dans le monde, reconstruire un lien avec la terre nourricière et respecter la planète Terre dans son ensemble et son intégrité sont en phase avec la vision
économico-sociale et financière des signataires de la Charte Roosevelt (2) qui proposent des solutions claires et convaincantes pour sortir le monde du marasme financier créé par les puissances de l'argent international . Il en est de même avec ceux qui, autour de Stéphane Hessel (3), ont signé l'Appel du 8 mars 2004.
Le monde bouge et les gens n'accepteront plus de se laisser exploiter et manipuler par ceux qui n'ont plus d'arguments pour les convaincre. Ils commencent à s'indigner ici et là. Bien sûr, l'indignation ne suffit pas, elle est un premier pas pour montrer à ceux qui nous dirigent que nous ne sommes plus dupes , l'indignation doit justement servir à ce que se mette en place une nouvelle manière de "gouverner" ou de "gérer" nos existences
sur le plan matériel et concret sans oublier, comme le fait si justement remarquer Pierre Rabhi, qu'"Il ne suffit pas de manger bio pour changer le monde" ( titre de son ouvrage ), il faut s'engager dans un processus qui concerne chacun(e) d'entre nous sans exception et qui consiste à se découvrir/se connaître d'abord pour se changer ensuite! Long et ardu chemin s'il en est mais ô combien exaltant et
motivant !
A côté, ou plutôt parallèlement au monde actuel que nous connaissons, soumis aux lois du marché, de la finance, de la mondialisation, de la "démocratie" dite représentative et de la pensée unique, est en train de se mettre en place discrètement, sans bruit ni effet médiatique, un autre monde, une autre réalité...qui représente l'espoir de demain ( ce sont Les moissons du futur qu'évoque le titre du dernier film-documentaire de Marie-Monique Robin sur l'agro-écologie ) !
Est-ce de cela dont nous parle Jean de Larche dans son dernier ouvrage intitulé Koré, présentation et analyse de la planète maîtresse du signe du Taureau ( Editions Lulu.com, 2012 ), qui semble au départ essentiellement écrit pour des spécialistes d'astrologie ou tout du moins pour des esprits ouverts et sensibles à ce domaine si profond et si marginalisé et qui pourtant s'adresse à nous tous en évoquant si bien l'état de notre monde actuel, la destinée de chacun(e) d'entre nous en tant qu'entité unique ainsi que l'avenir de l'humanité ?
Quand bien même l'astrologie ne vous intéresserait pas, je vous conseille de lire les 13 pages du Chapitre XI
de la Première Partie consacrées à "La question de fond posée par Koré à l'homme d'aujourd'hui", car elles
nous parlent de "la subsistance de la grande communauté humaine dans cette existence terrestre au quotidien ". Je me permets de citer 2 passages de son ouvrage.
Jean de Larche commence le chapitre par la question suivante: "L'homme entend-il continuer à être un exploiteur-prédateur de la Terre et de la Nature comme il n'a cessé de l'être jusqu'à présent, ou au contraire entend-il devenir enfin le jardinier de la Terre et de la Nature ?" ( p.53 ), interrogation on ne peut plus claire et essentielle, même si on peut y apporter un bémol eu égard à certaines cultures ( que j'appelle "chamaniques") plus respectueuses de notre environnement ( cf. ma dernière lettre ) !
Parmi les réponses qu'il nous apporte à la fin du chapitre, j'ai choisi la suivante qui me paraît particulièrement forte et significative et qui, par ailleurs, fait écho à ce que j'ai déjà écrit dans ce blog : "Il faut que chacun de nous se transforme intérieurement pour que le monde puisse être transformé; car il n'y a pas d'autre voie à suivre pour que la Terre elle-même se régénère et puisse produire alors les conditions d'une nouvelle civilisation planétaire qui elle-même pourra s'insérer à sa place convenue dans l'Univers zodiacal en marche vers sa propre réalisation galactique. La transformation du Cosmos et notre transformation personnelle vont de pair; elles ne sont pas séparables ; l'évolution du Cosmos et notre propre évolution sont intimement liées, étroitement couplées et nécessairement interdépendantes..."
Alors, je reprends ma formule du début : Humanistes du monde entier, unissez-vous, afin qu'émergent un monde et un homme nouveaux !
************************
(1) Manifeste pour un retour à la terre. Comment assurer la sécurité alimentaire pour demain. Philippe
DESBROSSES, Editions Dangles, 2012.
(2) Lire à ce propos l'incontournable ouvrage de Pierre LARROUTUROU qui nous parle avec clarté et de manière extrêmement convaincante des "15 solutions contre la crise économique à appliquer d'urgence !"
C'est plus grave que ce qu'on vous dit...mais on peut s'en sortir ! Pierre LARROUTUROU, Editions
Nova, 2012.
(3) Indignez-vous ! Stéphane HESSEL, Indigène Editions, 2011.
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Un peu de musique pour finir ! Merci Monsieur Louis Armstrong pour votre entrain !
Rassemblons toutes les énergies pour opérer une formidable transition avec l'aide et la bonne volonté de tous! En dépit de tout ce qui se passe actuellement dans le monde ( et dont les médias ne se privent pas de nous abreuver !) , les choses sont en train de changer, petit à petit le cours des événements s'inverse, l'espoir naît ici et là, un plus grand nombre de personnes prennent conscience...et c'est une raison supplémentaire pour nous sentir ( davantage) concernés par ce qui se transforme en profondeur non seulement sur notre Terre mais aussi dans notre psyché.
En effet, un nouveau monde est en train de naître, Un nouveau monde en marche pour une société non-violente, solidaire et écologique, comme l'annonce le titre du livre d'Etienne Godinot et Laurent Muratet ( Ed. Yves Michel ).
C'est pourquoi, il me semble désormais nécessaire de croiser et de mettre en phase un certain nombre de pistes et de réflexions qui émanent d'horizons ou domaines quelque peu différents au départ afin de montrer la cohérence ainsi que la justesse de démarches qui ont toutes pour but commun et essentiel celui de mettre en place un nouveau monde, une nouvelle société, de faire naître des femmes et hommes nouveaux qui, eux, sauront mener à bien ce projet jusqu'à sa réalisation totale et complète!
De toute façon, je suis convaincu que la meilleure politique est celle qui est faite par des non-spécialistes, loin des professionnels de la diatribe, de l'invective et des préoccupations "politico-politiciennes", en somme celle qui se tisse au jour le jour grâce aux expériences et aux initiatives des citoyens ordinaires !
Ainsi, j'estime que ceux qui, comme Edgar Morin, Philippe Desbrosses (1) et Pierre Rabhi , proposent une autre agriculture, l'agro-écologie, pour à la fois résoudre la faim dans le monde, reconstruire un lien avec la terre nourricière et respecter la planète Terre dans son ensemble et son intégrité sont en phase avec la vision
économico-sociale et financière des signataires de la Charte Roosevelt (2) qui proposent des solutions claires et convaincantes pour sortir le monde du marasme financier créé par les puissances de l'argent international . Il en est de même avec ceux qui, autour de Stéphane Hessel (3), ont signé l'Appel du 8 mars 2004.
Le monde bouge et les gens n'accepteront plus de se laisser exploiter et manipuler par ceux qui n'ont plus d'arguments pour les convaincre. Ils commencent à s'indigner ici et là. Bien sûr, l'indignation ne suffit pas, elle est un premier pas pour montrer à ceux qui nous dirigent que nous ne sommes plus dupes , l'indignation doit justement servir à ce que se mette en place une nouvelle manière de "gouverner" ou de "gérer" nos existences
sur le plan matériel et concret sans oublier, comme le fait si justement remarquer Pierre Rabhi, qu'"Il ne suffit pas de manger bio pour changer le monde" ( titre de son ouvrage ), il faut s'engager dans un processus qui concerne chacun(e) d'entre nous sans exception et qui consiste à se découvrir/se connaître d'abord pour se changer ensuite! Long et ardu chemin s'il en est mais ô combien exaltant et
motivant !
A côté, ou plutôt parallèlement au monde actuel que nous connaissons, soumis aux lois du marché, de la finance, de la mondialisation, de la "démocratie" dite représentative et de la pensée unique, est en train de se mettre en place discrètement, sans bruit ni effet médiatique, un autre monde, une autre réalité...qui représente l'espoir de demain ( ce sont Les moissons du futur qu'évoque le titre du dernier film-documentaire de Marie-Monique Robin sur l'agro-écologie ) !
Est-ce de cela dont nous parle Jean de Larche dans son dernier ouvrage intitulé Koré, présentation et analyse de la planète maîtresse du signe du Taureau ( Editions Lulu.com, 2012 ), qui semble au départ essentiellement écrit pour des spécialistes d'astrologie ou tout du moins pour des esprits ouverts et sensibles à ce domaine si profond et si marginalisé et qui pourtant s'adresse à nous tous en évoquant si bien l'état de notre monde actuel, la destinée de chacun(e) d'entre nous en tant qu'entité unique ainsi que l'avenir de l'humanité ?
Quand bien même l'astrologie ne vous intéresserait pas, je vous conseille de lire les 13 pages du Chapitre XI
de la Première Partie consacrées à "La question de fond posée par Koré à l'homme d'aujourd'hui", car elles
nous parlent de "la subsistance de la grande communauté humaine dans cette existence terrestre au quotidien ". Je me permets de citer 2 passages de son ouvrage.
Jean de Larche commence le chapitre par la question suivante: "L'homme entend-il continuer à être un exploiteur-prédateur de la Terre et de la Nature comme il n'a cessé de l'être jusqu'à présent, ou au contraire entend-il devenir enfin le jardinier de la Terre et de la Nature ?" ( p.53 ), interrogation on ne peut plus claire et essentielle, même si on peut y apporter un bémol eu égard à certaines cultures ( que j'appelle "chamaniques") plus respectueuses de notre environnement ( cf. ma dernière lettre ) !
Parmi les réponses qu'il nous apporte à la fin du chapitre, j'ai choisi la suivante qui me paraît particulièrement forte et significative et qui, par ailleurs, fait écho à ce que j'ai déjà écrit dans ce blog : "Il faut que chacun de nous se transforme intérieurement pour que le monde puisse être transformé; car il n'y a pas d'autre voie à suivre pour que la Terre elle-même se régénère et puisse produire alors les conditions d'une nouvelle civilisation planétaire qui elle-même pourra s'insérer à sa place convenue dans l'Univers zodiacal en marche vers sa propre réalisation galactique. La transformation du Cosmos et notre transformation personnelle vont de pair; elles ne sont pas séparables ; l'évolution du Cosmos et notre propre évolution sont intimement liées, étroitement couplées et nécessairement interdépendantes..."
Alors, je reprends ma formule du début : Humanistes du monde entier, unissez-vous, afin qu'émergent un monde et un homme nouveaux !
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(1) Manifeste pour un retour à la terre. Comment assurer la sécurité alimentaire pour demain. Philippe
DESBROSSES, Editions Dangles, 2012.
(2) Lire à ce propos l'incontournable ouvrage de Pierre LARROUTUROU qui nous parle avec clarté et de manière extrêmement convaincante des "15 solutions contre la crise économique à appliquer d'urgence !"
C'est plus grave que ce qu'on vous dit...mais on peut s'en sortir ! Pierre LARROUTUROU, Editions
Nova, 2012.
(3) Indignez-vous ! Stéphane HESSEL, Indigène Editions, 2011.
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Un peu de musique pour finir ! Merci Monsieur Louis Armstrong pour votre entrain !
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