Je reprends comme titre de ce nouveau message le titre d'un ouvrage que je viens de terminer de lire et que j'avais négligé sur une étagère de ma bibliothèque.! Quel oubli monumental ! Mais, comme le disent si bien les sages, il y a un temps pour faire certaines choses...et c'était donc le moment approprié pour lire Thom Hartmann ! Le compliment de Neale Donald Walsch à son adresse est bien modeste: "Un des livres les plus importants que vous aurez l'occasion de lire." J'écrirais plutôt ceci: l'ouvrage le plus important du moment, à lire toutes affaires cessantes !
Ce livre est un véritable réquisitoire contre notre système de société actuel fondé par des civilisations "prédatrices" et non respectueuses des autres cultures et de l'environnement.Une première partie certes un peu trop longue qui risque de fatiguer le lecteur. Mais il s'agit d'être patient car le rythme s'accélère et on comprend mieux dans la dernière partie tout ce qui s'est tramé sur notre planète depuis des milliers, voire des dizaines de milliers d'années.
Nous, êtres humains, sommes énergie et nous avons besoin d'énergie pour nous maintenir en vie. Maintenant, le problème est de savoir comment et où nous allons nous procurer cette énergie ? Les énergies fossiles non seulement s'épuisent mais de plus épuisent notre planète, son atmosphère, ses sols. Elles appartiennent à ce que Thom Hartmann appelle "l'ancienne lumière qui s'éteint" . A nous de la remplacer par d'autres types d'énergie moins voraces, moins polluants, moins destructeurs, moins agressifs pour notre environnement et ...pour nous-mêmes. Seuls des types d'énergie renouvelables, propres et respectueux de la nature et de la végétation, sources de vie et de guérison, peuvent nous sortir de l'impasse dans laquelle nous nous sommes enfermés.
Toutefois, le plus important dans cet ouvrage n'est pas tellement le constat que n'importe qui de sensé et de bonne foi peut réaliser par lui-même. Ce qui est essentiel et qui n'a jamais été aussi clairement exprimé c'est la cause de cette lamentable situation. La cause est tout simplement le type de civilisation sur lequel est basé notre société moderne: ce type de civilisation , qu'il appelle "jeunes cultures" par opposition à "anciennes cultures" (vous savez, ces sociétés que nous avons longtemps considérées, avec mépris parfois, comme "primitives"ou plus récemment nommées par le vocable "autochtones" ), est fondamentalement agressif, belliqueux, destructeur, expansionniste, colonisateur, hégémonique ! Le résultat est aujourd'hui particulièrement évident sauf pour ceux qui "jouent aux 3 singes" ( pas vu/pas entendu/pas dit ) : ces "jeunes cultures" ( dont nous faisons partie ) ont, partout où elles se sont répandues, été la cause de destructions massives, souvent irréversibles en ce qui concerne le fragile équilibre écologique d'immenses territoires de notre planète ( et je ne parle même pas des conséquences dramatiques sur les plans humain, économique et culturel depuis des milliers d'années !)
Le chapitre 15 est plus particulièrement instructif puisqu'il nous parle de la différence radicale entre la cité qui symbolise les "jeunes cultures " et la tribu qui représente "les anciennes cultures", entre une structure de société fondée sur le pouvoir et une autre se basant sur la coopération. Je cite ici telles quelles les 5 caractéristiques des "jeunes cultures" et celles des "anciennes cultures" et vous jugerez par vous-mêmes.
D'un côté: (la cité )
1/ Domination politique.
2/ Hiérarchie: structures autoritaires bien définies ( conduisant à la création de classes sociales )
3/ Ressources obtenues grâce au commerce et aux conquêtes.
4/ Assimilation des autres cultures à sa propre identité.
5/ Politique de génocide envers les autres.
De l'autre: ( la tribu )
1/ Indépendance politique.
2/ Structure égalitaire.
3/ Approvisionnement fourni par des ressources locales renouvelables.
4/ Sens très développé de leur propre identité.
5/ Respect de l'identité des autres tribus.
Pour ma part, la démonstration est tellement claire et évidente qu'on reste stupéfait de ne pas y avoir pensé plus tôt. A vous d'en tirer ou non les conséquences !
Pouvait-il en être autrement ? Oui, et c'est la même remarque que je ferais pour notre situation actuelle: pour cela il aurait fallu baser nos sociétés, notre civilisation sur d'autres valeurs que celles d'aujourd'hui. Mais comme le dit très bien l'auteur: il n'est pas trop tard, il n'est jamais trop tard pour changer de cap.Des hommes et femmes courageux, comme Nicolas Hulot notamment, le disent et le répètent depuis un certain nombre d'années, mais on ne veut pas les écouter, car on n'aime jamais "les empêcheurs de tourner en rond". (Re)lisez l'ouvrage-clé de Nicolas Hulot Le syndrome du Titanic et je vous assure que votre belle assurance vous abandonnera.Vous commencerez à vous poser des questions et à vous dire comme je l'ai fait moi-même: si cet homme dit vrai (et il n'y pas de raison de ne pas le croire), il faut commencer à changer notre vision du monde et de la vie et surtout modifier notre façon de vivre. Et, il n'y a pas beaucoup de temps à perdre. Thom Hartmann,en écho, nous dit :" La mentalité dominante peut et doit être changée. Alors seulement la réalité changera." ( page 251). Plus loin, il précise: " La meilleure façon de reconstruire le monde est de commencer par vous-mêmes et par votre propre monde intérieur ". ( voir ma 10ème lettre ).
Enfin, il nous propose entre autres une solution concrète et réaliste pour passer sans trop de heurts d'un monde finissant à un monde nouveau : créer ou participer à une communauté volontaire, mode de vie ( j'en ai déjà fait mention dans ma 3ème lettre ) s'opposant à celui des grandes concentrations humaines qui rassemblent tous les maux de notre société moderne: stress, criminalité, drogues, maladies, ennui, difficultés de la vie quotidienne et surtout éloignement de ce qui peut nous régénérer et nous rééquilibrer: à savoir le contact direct et permanent avec la nature, lequel est aujourd'hui souvent ignoré des jeunes générations urbaines!
**********************
(*) Les dernières heures du soleil ancestral : agir pour une transformation personnelle et globale .
Thom Hartmann.Editions Ariane, 1999. Canada.
Si vous préférez le lire dans sa langue originale : The last hours of ancient sunlight. 1998. Mythical Research, Inc. Harmony Books. Ramdom House. NY/ USA.
***********************
PS: Une dernière chose avant de se quitter: n'oublions pas que tout est lié dans la Vie : notre propre regard sur le monde, l'existence et nous-mêmes, le bulletin de vote que nous glissons- ou non- dans l'urne
( et par conséquent les responsables que nous élisons ou laissons élire ! ), le type actuel de société -dite de consommation- auquel nous avons fini par nous habituer ( et que nous acceptons comme une inévitable réalité! ), l'environnement dans lequel nous vivons et les changements climatiques que nous subissons ( et qui sont la conséquence de nos activités! ), le degré d'intérêt ou d'indifférence que nous portons sur les affaires du monde ( qui est, que cela nous plaise ou non, le nôtre !), et peut-être ( pourquoi pas après tout ) le degré et le type de foi ou de scepticisme que nous avons envers l'éventuelle réalité d'une Intelligence Auto-Consciente du Cosmos ( Dieu ? La Source? Le Divin ? L'Absolu ? Le Grand Architecte ? Le Penseur Essentiel ?...), tout est lié... et nous sommes en définitive tous responsables de ce qui se passe dans le monde, sur notre planète Terre ! Cela, ne l'oublions jamais !
PS': Je tiens à préciser ce qui précède, afin de lever toute ambiguïté dans mes propos: lorsque je dis que tout est lié, cela signifie que tout ce qui advient et se manifeste dans notre existence individuelle est le reflet exact ( la photographie , pourrait-on dire ! ) de ce que nous sommes réellement sur le plan intérieur
(= l'ensemble de nos pensées, sentiments, états psychologiques et niveau de conscience ). Il en est de même au niveau collectif: la réalité (= le monde et notre environnement ) dans laquelle nous nous trouvons actuellement est le reflet très précis de ce que nous sommes intérieurement sur le plan collectif ! Ainsi, ne cherchons pas d'excuses ou ou de faux-fuyants, nous savons désormais à quoi nous en tenir ! Alors, n'attendons pas trop ! Mettons-nous au travail ! Mettons-nous en route!...
Un lieu d'échanges et de dialogue à vocation universelle et à tendance philosophique, spirituelle et existentielle, sans aucune appartenance religieuse ou politique, pour faire émerger un monde nouveau.
22.09.2012
12.07.2012
Je vous propose de rêver !...
"I have a dream !..." Ces fameuses paroles du Pasteur Martin Luther King résonnent à jamais dans les oreilles de tous les êtres humains, qu'ils les aient entendues ou qu'ils en aient entendu parler!
Cet homme était-il un doux rêveur, un apôtre de la non-violence ( tiens, comme par hasard ! ), un illuminé, un fou, un saint ? Quel qualificatif utiliseriez-vous pour un tel homme ?
Pour ma part, je dirais que c'était un homme de foi, certes, mais éminemment réaliste.C'était même un pionnier (est-ce pour cette raison qu'il a été assassiné?), c'était un visionnaire, car il savait que pour que se mette en place une nouvelle réalité, il
fallait rêver, c'est-à-dire imprimer de manière indélébile dans nos pensées ce grand projet d'une société vraiment humaine, solidaire, en paix avec elle-même, fraternelle !
Car, il n'y a pas plus réaliste que le vrai rêveur, celui qui utilise la puissance formidable de son imagination pour créer les mondes de demain. Comprenez-vous pourquoi j'écrivais dans ma dernière lettre que seuls le Rêve, l'Utopie et l'Imagination pouvaient nous sauver d'une nécrose proche? En effet, si nous ne sommes plus capables de rêver un monde meilleur, alors notre monde actuel est menacé à plus ou moins long terme de mort lente, de dégénérescence inéluctable... Dans ce monde si bien contrôlé, uniformisé et policé, n'avons nous pas oublié de rêver, ou plutôt ne nous a-t-on pas dérobé cette belle faculté créatrice ? Alors, je vous propose de rêver ensemble, non pas pour se satisfaire d'un plaisir facile et bon marché, mais pour commencer à restaurer notre souveraineté. Car c'est aussi par ce chemin-là que nous pouvons y parvenir.
Il me revient à la mémoire un jeu que m'avait proposé un ami de mes parents, le sculpteur Vincent Batbedat, homme aussi original et créatif qu'indépendant d'esprit. J'étais en première année de Philosophie et les événements de 1968 faisaient l'actualité. Il m'a invité a rédiger une nouvelle déclaration des droits et devoirs de l'être humain. Etonné, un peu déstabilisé mais très excité pas sa demande, je me suis exécuté. Je ne sais plus aujourd'hui ce que j'ai fait de cette liste, mais l'événement est resté dans ma mémoire comme un moment indélébile , tout comme la fameuse phrase de Martin Luther King. Y avait-il une meilleure idée, un meilleur "jeu" que ce que Vincent m'a proposé à mes 18 ans ? Aujourd'hui, à 62 ans, je n'ai pas oublié et je suis encore plus déterminé qu´à cette époque-là, car ce rêve, je devrais dire mes rêves, ne m'ont jamais abandonné, même s'ils ont été mis en veilleuse, comme on le dit trivialement.
Maintenant, je vous propose mon rêve et je vous mets au défi de proposer le vôtre ! Je rêve d'un monde uni mais gardant toute sa diversité, je rêve d'une société apaisée mais non uniforme, où chacun trouverait sa place, sa partition à jouer , dans la joie et l'accomplissement de ses propres potentialités, un monde où nul n'aurait besoin de lutter pour sa survie ou de mourir faute de nourriture, de soins, d'affection et d'amitié. Un monde où tous les êtres vivants seraient protégés dans leur diversité et leur spécificité ( en multipliant entre autres les sanctuaires pour les plantes , les arbres et les animaux ). Je rêve d'une humanité qui construirait paisiblement son futur, qui penserait son destin comme une évolution sans fin , où chaque pas, chaque progrès serait comme un affinement toujours plus réussi, un épanouissement et un accomplissement toujours plus grands, une joie toujours plus ample, dans une confiance sereine vers une perfection toujours plus maitrisée de son être même. ( Relisez à ce propos Sri Aurobindo dont les écrits nous parlent des siècles à venir !...)
Bien sûr, un tel monde induit assurément une vision profondément écologique ( retrouver notre équilibre dans et avec la nature, sans laquelle rien n'est possible sur cette Terre !). Mais, ceci n'est qu'une simple esquisse.
A votre avis, un monde semblable est-il si inaccessible ? Avant de vous précipiter pour répondre à cette question, assurez-vous de votre "bonne foi". A votre avis, tout cela est-il si fou, si irréalisable que cela? Je ne le crois pas, mais il y a une condition, une seule pour le voir se réaliser: il faut le vouloir ( c'est-à-dire être assez nombreux à le vouloir), vraiment le vouloir ( profondément, de tout son coeur ), et nous trouverons ensemble les moyens de le réaliser!
Nous ne sommes pas assez nombreux à le vouloir ? Bien sûr que si, mais vous n'en êtes pas conscients, nous n'en sommes pas conscients, ou bien nous n'osons pas, nous n'avons pas la foi en ce que nous désirons, nous sommes impuissants à réaliser ce qui nous tient le plus à coeur. Quel dommage, n'est-ce pas ? Et surtout, ne venez pas me dire que je suis un doux rêveur, naïf et utopique, car cela vous dédouanerait de vos propres responsabilités et vous rassurerait ! Cela vous éviterait de voir que vous avez démissionné de tous vos idéaux et de tous vos projets. Pourquoi, mais pourquoi ? Vous ne voulez pas comprendre où se situe le problème ? Votre problème, notre problème, celui de tous les êtres humains à ce sujet est simple et se résume en un seul mot: conformisme. ( La vigilance est de mise ici, car cette attitude prend plusieurs visages aussi divers et déroutants les uns que les autres : habitudes de vie, facilité, confort bien sûr, lâcheté, peur de l'inconnu, instinct grégaire, peur du "qu'en dira-t-on", refus de se poser des questions ou de se remettre en question, tradition, immobilisme, etc...vous pouvez allonger la liste à votre gré! )
Le conformisme, c'est l'abandon de notre autonomie, le défaitisme généralisé déguisé en "pseudo-réalisme", c'est aussi la lassitude face aux difficultés de l'existence (difficultés créées et entretenues par ceux qui sont bien contents de manipuler une humanité docile, domestiquée, anesthésiée...) Le conformisme, c'est aussi l'acceptation sans conditions de tout ce qui nous est présenté , en commençant par les facilités offertes par la technologie au service...non pas des gens mais de ses propres intérêts (en somme de ceux qui sont aux commandes de notre société )... et surtout maître du comportement de l'ensemble des êtres humains à travers toutes les innovations plus belles, plus "utiles" et performantes les unes que les autres. Nous rendons-nous suffisamment compte du degré de dépendance auquel nous sommes parvenus et qui pour beaucoup d'entre nous ( je pense aux plus jeunes ) constitue presque un point de non-retour ?
Au lieu de développer nos propres facultés humaines intérieures ( télépathie, clairvoyance, clairaudience, télékinésie, etc...la liste est loin d'être exhaustive ! ), nous nous sommes laissés séduire par leurs substituts externes, matériels, technologiques...Imaginez maintenant : si l'humanité, au lieu de prendre le chemin extérieur, celui de la matérialité et donc de la facilité, avait choisi le sentier de l'intériorité, elle en serait à un autre niveau de son évolution ! Non seulement, elle serait autonome et souveraine mais en plus elle serait heureuse, épanouie et en route vers une plus grande parousie !
Ceci est mon rêve !
Où est le vôtre ?
Car, il n'y a pas plus réaliste que le vrai rêveur, celui qui utilise la puissance formidable de son imagination pour créer les mondes de demain. Comprenez-vous pourquoi j'écrivais dans ma dernière lettre que seuls le Rêve, l'Utopie et l'Imagination pouvaient nous sauver d'une nécrose proche? En effet, si nous ne sommes plus capables de rêver un monde meilleur, alors notre monde actuel est menacé à plus ou moins long terme de mort lente, de dégénérescence inéluctable... Dans ce monde si bien contrôlé, uniformisé et policé, n'avons nous pas oublié de rêver, ou plutôt ne nous a-t-on pas dérobé cette belle faculté créatrice ? Alors, je vous propose de rêver ensemble, non pas pour se satisfaire d'un plaisir facile et bon marché, mais pour commencer à restaurer notre souveraineté. Car c'est aussi par ce chemin-là que nous pouvons y parvenir.
Il me revient à la mémoire un jeu que m'avait proposé un ami de mes parents, le sculpteur Vincent Batbedat, homme aussi original et créatif qu'indépendant d'esprit. J'étais en première année de Philosophie et les événements de 1968 faisaient l'actualité. Il m'a invité a rédiger une nouvelle déclaration des droits et devoirs de l'être humain. Etonné, un peu déstabilisé mais très excité pas sa demande, je me suis exécuté. Je ne sais plus aujourd'hui ce que j'ai fait de cette liste, mais l'événement est resté dans ma mémoire comme un moment indélébile , tout comme la fameuse phrase de Martin Luther King. Y avait-il une meilleure idée, un meilleur "jeu" que ce que Vincent m'a proposé à mes 18 ans ? Aujourd'hui, à 62 ans, je n'ai pas oublié et je suis encore plus déterminé qu´à cette époque-là, car ce rêve, je devrais dire mes rêves, ne m'ont jamais abandonné, même s'ils ont été mis en veilleuse, comme on le dit trivialement.
Maintenant, je vous propose mon rêve et je vous mets au défi de proposer le vôtre ! Je rêve d'un monde uni mais gardant toute sa diversité, je rêve d'une société apaisée mais non uniforme, où chacun trouverait sa place, sa partition à jouer , dans la joie et l'accomplissement de ses propres potentialités, un monde où nul n'aurait besoin de lutter pour sa survie ou de mourir faute de nourriture, de soins, d'affection et d'amitié. Un monde où tous les êtres vivants seraient protégés dans leur diversité et leur spécificité ( en multipliant entre autres les sanctuaires pour les plantes , les arbres et les animaux ). Je rêve d'une humanité qui construirait paisiblement son futur, qui penserait son destin comme une évolution sans fin , où chaque pas, chaque progrès serait comme un affinement toujours plus réussi, un épanouissement et un accomplissement toujours plus grands, une joie toujours plus ample, dans une confiance sereine vers une perfection toujours plus maitrisée de son être même. ( Relisez à ce propos Sri Aurobindo dont les écrits nous parlent des siècles à venir !...)
Bien sûr, un tel monde induit assurément une vision profondément écologique ( retrouver notre équilibre dans et avec la nature, sans laquelle rien n'est possible sur cette Terre !). Mais, ceci n'est qu'une simple esquisse.
A votre avis, un monde semblable est-il si inaccessible ? Avant de vous précipiter pour répondre à cette question, assurez-vous de votre "bonne foi". A votre avis, tout cela est-il si fou, si irréalisable que cela? Je ne le crois pas, mais il y a une condition, une seule pour le voir se réaliser: il faut le vouloir ( c'est-à-dire être assez nombreux à le vouloir), vraiment le vouloir ( profondément, de tout son coeur ), et nous trouverons ensemble les moyens de le réaliser!
Nous ne sommes pas assez nombreux à le vouloir ? Bien sûr que si, mais vous n'en êtes pas conscients, nous n'en sommes pas conscients, ou bien nous n'osons pas, nous n'avons pas la foi en ce que nous désirons, nous sommes impuissants à réaliser ce qui nous tient le plus à coeur. Quel dommage, n'est-ce pas ? Et surtout, ne venez pas me dire que je suis un doux rêveur, naïf et utopique, car cela vous dédouanerait de vos propres responsabilités et vous rassurerait ! Cela vous éviterait de voir que vous avez démissionné de tous vos idéaux et de tous vos projets. Pourquoi, mais pourquoi ? Vous ne voulez pas comprendre où se situe le problème ? Votre problème, notre problème, celui de tous les êtres humains à ce sujet est simple et se résume en un seul mot: conformisme. ( La vigilance est de mise ici, car cette attitude prend plusieurs visages aussi divers et déroutants les uns que les autres : habitudes de vie, facilité, confort bien sûr, lâcheté, peur de l'inconnu, instinct grégaire, peur du "qu'en dira-t-on", refus de se poser des questions ou de se remettre en question, tradition, immobilisme, etc...vous pouvez allonger la liste à votre gré! )
Le conformisme, c'est l'abandon de notre autonomie, le défaitisme généralisé déguisé en "pseudo-réalisme", c'est aussi la lassitude face aux difficultés de l'existence (difficultés créées et entretenues par ceux qui sont bien contents de manipuler une humanité docile, domestiquée, anesthésiée...) Le conformisme, c'est aussi l'acceptation sans conditions de tout ce qui nous est présenté , en commençant par les facilités offertes par la technologie au service...non pas des gens mais de ses propres intérêts (en somme de ceux qui sont aux commandes de notre société )... et surtout maître du comportement de l'ensemble des êtres humains à travers toutes les innovations plus belles, plus "utiles" et performantes les unes que les autres. Nous rendons-nous suffisamment compte du degré de dépendance auquel nous sommes parvenus et qui pour beaucoup d'entre nous ( je pense aux plus jeunes ) constitue presque un point de non-retour ?
Au lieu de développer nos propres facultés humaines intérieures ( télépathie, clairvoyance, clairaudience, télékinésie, etc...la liste est loin d'être exhaustive ! ), nous nous sommes laissés séduire par leurs substituts externes, matériels, technologiques...Imaginez maintenant : si l'humanité, au lieu de prendre le chemin extérieur, celui de la matérialité et donc de la facilité, avait choisi le sentier de l'intériorité, elle en serait à un autre niveau de son évolution ! Non seulement, elle serait autonome et souveraine mais en plus elle serait heureuse, épanouie et en route vers une plus grande parousie !
Ceci est mon rêve !
Où est le vôtre ?
4.06.2012
Post-scriptum au résumé
Suite à l’appel que j’ai formulé dans la dernière “lettre”,
je me suis mis moi-même à la recherche de sites ou blogs qui mentionneraient
l’expression de “monde nouveau” ,
expression qu’il faut distinguer de celle de “nouveau monde” utilisée
par les Européens pour désigner les “nouveaux territoires” qu’ils exploraient
et qu’ils ont nommé le continent américain, avec sans doute comme arrière-pensée,
outre la cupidité pour certains, l’espoir un peu naïf de trouver des “terres
vierges inhabitées” leur rappelant le mythe biblique du paradis perdu !
Bien sûr, il est essentiel de faire un tri dans ce qui est
proposé, mais un regard rapide suffit pour comprendre qu’il y a 2 ou 3 types de sites qui utilisent cette expression
et qu’ils rejoignent peu ou prou mes propres préoccupations:
-
des sites qui, logiquement, développent des idées en se
référant aux penseurs anarchistes et
libertaires, idées qui sont pour moi, politiquement et idéologiquement
parlant, les plus avancées et avec
lesquelles je me sens proche,
-
des sites qui, dans le même ordre d’idées que les
précédents nous parlent de solutions
économiques et socio-politiques alternatives à ce qui se pratique dans
notre monde actuel, à la recherche de pistes qui nous sortiraient de l’impasse
mondiale actuelle,
-
enfin, des sites à tendance spirituelle. dans l’optique
du “Nouvel Age” ( vision malheureusement bien souvent
méconnue, méprisée, voire ridiculisée ), sites qui sont peut-être les seuls à nous parler de l’évolution future ( proche et
lointaine) de l’espèce humaine,
au-delà des préoccupations utilitaristes et intéressées de “la pensée unique et
totalitaire” actuelle qui tient en otage la grande majorité de l’humanité. Je
fais explicitement référence ici au site des Editions Ariane ( Québec, Canada )
qui se sont spécialisées depuis longtemps dans le domaine des ouvrages “d’éveil spirituel ou de “canalisation” ( terme plus connu sous
la forme anglophone de channeling ) et qui, comme par
hasard, ont récemment organisé un Forum à Toulouse intitulé... “Emergence d’un nouveau monde”.
Ainsi, pour moi, c’est un grand bonheur de constater que l’émergence d’un monde nouveau
correspond à un désir profond d’un nombre sans cesse croissant de personnes de
voir enfin naître une réalité qui soit proche de nos “rêves” les plus profonds
et les plus “fous”!...
Je veux juste affirmer encore une fois, au risque de
“fatiguer” certain(e)s de mes lecteurs/lectrices, que seuls l’Utopie, le Rêve
et l’Imagination retrouvée peuvent sauver, en
le/la régénérant, notre monde, notre société d’une nécrose manifeste, car,
contrairement à ce qu’ils évoquent dans notre mental d’hommes du XXIème siècle,
ces trois termes nous rapprochent davantage de la “vraie réalité” que les réalisations pauvres, limitées et
normatives que nous offre le monde d’aujourd’hui. Comme le rappelle fort bien
une de mes anciennes étudiantes citant Jiddu
Krishnamurti “ Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale
d’être bien adapté à une société malade” !...
Faire émerger un monde nouveau: une aventure commune
qui ne fait que commencer et à laquelle je vous demande de vous associer
Aujourd’hui, afin de mettre en relief le fil conducteur de ma démarche, je vous propose un petit résumé des 11 “lettres” que j’ai
publiées depuis le 22 février, date de naissance de ce blog, résumé qui se
terminera par un appel à tous les lecteurs/lectrices . Ceci clôturera la première étape de notre
“aventure” !
Rappelez-vous que j’ai posé dès le début les premières
“pierres” de ce qui constitue désormais pour moi “ma raison de vivre”, à savoir
contribuer à l’émergence ( inévitable, à
mes yeux ) d’un monde nouveau...en commençant par l’homme. C’est pourquoi,
pour illustrer mon propos, j’ai voulu présenter un être humain précis, extraordinaire et en
même temps si modeste et si simple ( Lettre 1), ceci pour vous dire qu’on
ne peut plus en rester seulement au niveau des idées mais qu’on doit “passer à l’action”, une action propre
et personnelle à chacun d’entre nous. En somme, “l’ère nouvelle”, qui existe
déjà et nous appelle, attend de nous tous que nous prenions nos
responsabilités. Le moine bouddhiste vietnamien que j’ai choisi pour son attitude exemplaire nous convainc
combien la simplicité, l’amour des autres et la paix dans le coeur peuvent
accomplir des miracles, que ces grandes qualités toutes humaines ne signifient
pas résignation ou passivité mais qu’elles sont l’expression d’un grand
courage, celui de refuser “l’inacceptable”. Cette attitude passe par une nécessaire solidarité envers les autres et par la volonté de reconquérir notre souveraineté oubliée et abandonnée
! (
Lettre 2 )
Mais comment faire le
lien entre le travail individuel sur nous-mêmes et la concrétisation de nos
efforts au niveau collectif ? Se fera-t-il tout seul ou bien pouvons-nous déjà tracer des
passerelles qui aideront les uns et les autres à passer de l’individuel au
collectif et vice-versa.
Cette transition peut-elle se faire par une sorte de “capillarité” en prenant l’exemple des réalisations existantes comme les petites unités d’exploitation agricole
écologique
autonomes mais
reliées entre elles dont je parle dans la Lettre 3 ?
Ainsi s’amorce ce que sera le monde de demain, “ le monde nouveau”, fait de poésie
( Lettres 4 et 11 ), d’art, de convivialité,
d’entraide, de profondeur, de sagesse et de douceur
( “Heureux sont les
doux ,car ils hériteront de la Terre!”) , bref un monde où peut-être enfin l’équilibre des énergies féminine/masculine
sera réalisé. N’est-il pas important, selon vous, d’exprimer clairement ce qui vous anime, ce qui constitue votre raison
d’exister et de persister sur cette Terre ?
Assurément, le socle de notre
vision est profondément humaniste et existentiel, mais, il n’exclut pas la dimension verticale ou spirituelle qui
fait tant défaut dans notre monde actuel, mécanique, technologique, positiviste
et marchand . ( Lettre 5)
Puisqu’on parle de vision,
il s’agit de comprendre que c’est notre
propre regard, -c’est-à-dire tout ce qu’il implique en termes de croyances ( conscientes ou non ), de valeurs et de mentalités-, qui
dirige essentiellement et fondamentalement notre existence quotidienne ainsi
que celle de tous les individus, qu’ils soient un ascète
retiré dans une grotte de montagne ou bien un trader à Wall Street, un
mendiant ou un père de famille, une retraitée ou une rentière, un voleur , un
assassin ou un homme ordinaire. Cette “égalité”
de situation, cette similitude entre nous tous, nous interdit, par simple
logique, de vouloir pour les autres autre chose que ce que nous voulons pour
nous-mêmes . Pour renouveler notre
regard sur le monde actuel, nous devrons commencer par les thèmes de base de la vie terrestre ( éducation, santé, conditions
d’existence et modalités du vivre ensemble ) sans oublier que notre méfiance et
notre agressivité à l’égard des autres découlent de notre peur et de notre
manque de confiance en nous-mêmes ainsi que de toutes nos blessures passées et
présentes. ( Lettre 6 )
C’est pourquoi, il nous faut revenir toujours et encore à l’injonction socratique, laquelle est universelle et se décline de toutes
les manières possibles dans toutes les cultures et systèmes de pensée du monde,
à savoir la connaissance de nous-mêmes qui
seule peut nous guider dans notre parcours existentiel et spirituel. L’Astrologie Transcendantale ( Lettre
7 ) est une méthode parmi d’autres, car ,de ce point de vue, il n’y a
aucune exclusive, aucune voie meilleure qu’une autre. Il n’y a que des voies appropriées à chacun d’entre nous!
Mais, il est clair que la connaissance de nous-mêmes ne peut pas s’obtenir
seulement par l’approche scientifique. D’où la nécessaire collaboration entre
scientifiques et “sages” qui peut nous fournir des informations intéressantes
et confirmer grâce aux expérimentations réalisées en commun ce que nous disent
“méditants” et “yogis” depuis des millénaires (à ce sujet,voir notamment la
collaboration entre le Dalaï-Lama et l’institut américain Mind and Life ou encore les récentes expériences réalisées avec Mingyour
Rinpotché * au laboratoire Waisman d’imagerie et de comportement du cerveau de
l’Université de Madison dans le Wisconsin, ou bien celles effectuées par le physicien français Patrick
Drouot ** au Monroe Institute depuis
plus de 25 ans !...). La connaissance de notre conscience est, par nature, intime, subjective et personnelle ! Les
coupes radiographiques et les IRM peuvent nous renseigner sur le fonctionnement
et l’état du cerveau mais pas sur son contenu.
Tout ceci ne peut pas nous faire oublier la réalité brutale,
douloureuse et “incompréhensible”
de la mort de l’autre,
comme le disait si bien le philosophe Jankélévitch, surtout s’il s’agit d’un
proche, laquelle doit nous ramener à notre propre réalité, à notre place et au
sens de notre existence dans ce monde ( Lettre 8 ).
Par le biais de la mort qui peut constituer un événement
salutaire, dans la mesure où il nous réveille de notre “engourdissement” habituel et nous rappelle l’urgence que nous
avons de donner de la valeur à la Vie, à
toutes les formes de vie, et à la/les respecter, nous voilà encore et à
nouveau revenus à la “case-départ”: le
retour à soi et à notre intériorité, car c’est notre seul trésor, notre
seule richesse dans ce monde...et peut-être dans l’”autre monde” ! ( Lettres 9 et 10)
Pour terminer, je lance ici un appel à tous les lecteurs/lectrices de ce blog, un appel
à participer à cette entreprise commune
de “régénération” de notre monde et de l’homme:
je vous demande tout simplement de signaler toute “expérience” ou événement ou “écrit” ou autre blog
qui correspondrait à notre “idéal” afin
de communiquer cette information aux autres, parce que je crois que quelque part, dans une autre dimension ou réalité,
ce “monde nouveau” est en gestation ! Et,
il pourra s’épanouir et émerger dans notre réalité présente grâce à nos efforts
conjugués !
En “bon pédagogue”, je vais donner un petit
exemple : dernièrement, j’ai lu dans un quotidien turc qu’un “yogi” indien ,
âgé de 82 ans, ne se nourrissait pas comme tout le monde,-et ce depuis sa
jeunesse-, et qu’il vivait en très bonne
santé grâce aux rayons du soleil et à l’air qu’il respirait. Ceci a été dûment
constaté et n’est absolument pas une plaisanterie. Le simple fait qu’on puisse
vivre d’air et de soleil nous montre les fantastiques potentialités que possède
l’être humain et bouleverse toutes nos conceptions concernant notre biologie.
Cette histoire, pour moi, est un bel
exemple de l’émergence d’un monde nouveau et d’un homme nouveau.
*
Yongey Mingyour Rinpotché , Bonheur
de la méditation, Livre de poche, Fayard, 2007.
** Patrick Drouot, Guérison spirituelle et Immortalité, Editions
du Rocher, 1992.
18.05.2012
Clin d’oeil en mai !
J’ai soudain une petite inquiétude qui me taraude: avec mes
derniers écrits, je risque de faire fuir les quelques lecteurs/lectrices qui
ont la gentillesse de me lire. C’est pourquoi, je voudrais, comme la dernière fois,
faire une petite pause poétique ( texte, chanson et photos ) avec pour thème le printemps ( ma saison préférée ) et
notamment le mois de mai si joli partout et si agréable ici, sur les bords de
la Mer Egée !...
Ildır, charmant petit village de la presqu'île de Karaburun, dans la région d'Izmir, village qui abrite un site grec, romain et byzantin...Photo prise le 6 mai 2012.
Kapıkırı ( ou Héraklia ), site archéologique
ancien, grec, romain et byzantin, sur les bords
du lac de Bafa, célèbre pour son huile d'olive
et son miel de pin... Des vaches en pleine liberté au milieu des ruines.
Un groupe de femmes "yörük" au pied d'un olivier sept fois centenaire!
Quelques moments bucoliques de la région égéenne en mai !
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Voici Clin d’oeil
, écrit il y a 35 ans et qui me relie à ma jeunesse !...
Clin d’oeil
Une spirale de chemins...
le vertige
a soufflé les feuilles en pleine lumière
On a effacé les rides
au visage du vieux cèdre libanais...
Plus loin
un mas retenait dans ses poutres
une épine blonde
qui s’attardait un moment
sur la route des nuages
au creux des gorges.
Rousseur tigrée
tapie à la table d’hôtes
Tes cils réveillaient en moi
un vieux rêve ramassé.
Une voiture a soudain
croisé mon regard
quand au coin de la rue
le garçon articulait l’addition
...que ta bouche écarquillait ses lèvres solaires.
L’autoroute se continue
en menus scintillements
Direction Massy
elle mimait la mer
jusqu’au pavillon esseulé.
Mai fermait alors ses grilles
éblouissait
tes mains
Je rêvais une dernière fois...
... un clin d’oeil barrait la route...
Jardin des Plantes, Paris, mai 1977.
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Comme chacun le sait, tout commence et tout finit par des chansons ! Alors, laissons-nous bercer par un vent printanier qui nous vient de l'autre côté de l'Atlantique. Ecoutons nos amis québécois qui savent si bien sauvegarder la culture francophone !....
16.05.2012
Emergence de l’homme nouveau (suite et fin)
"Le XXI ème siècle sera le siècle de l’intériorité ou ne sera pas !"
Aujourd’hui, y a-t-il de nouveaux territoires à explorer, de nouveaux horizons à découvrir
? Le moindre recoin de notre planète est désormais cartographié. Où que l’homme
aille, il retrouve ses propres pollutions, ses pochettes en plastique de
supermarché avec lesquels il fait ses achats de consommateur assidu et blasé. Ses
déchets le suivent comme son ombre, la partie sombre de lui-même dont il
n’arrive pas à se débarasser... Pauvre humanité qui n’a plus rien à espérer que
la monotonie de son existence réglée par les diktats d’un système de société
banalisant tout y compris les plaisirs et les loisirs. Société qui va même
jusqu’à nous imposer ce que nous devons penser et ce à quoi nous devons
croire...
Certes, ces nouveaux territoires existent, mais pas où on
les cherche de manière compulsive et maladive. Les nouveaux territoires sont intérieurs. Ainsi, pour reprendre une
formule célèbre, le XXI ème siècle sera
le siècle de l’intériorité ou ne sera pas !
Selon les dires des spécialistes de la recherche spatiale,
nous ne sommes pas encore en mesure d’explorer les espaces interplanétaires, a
fortiori interstellaires.C’est une bonne chose, car ça nous laisse le temps de
nous pencher sur nous-mêmes et d’explorer
nos espaces intérieurs, que des sagesses anciennes ont déjà commencé à
défricher. Acquérons tous un peu de sagesse avant d’aller voir ailleurs ce qui
s’y passe et afin de ne pas continuer à “polluer” l’espace extra-planétaire ...qui
l’est malheureusement déjà avec nos satellites rouillés et usés !Les explorateurs de
l’intériorité ne doivent plus être seulement quelques courageux pionniers (
chercheurs individuels et anonymes, nonnes, moines, yogis, ascètes, penseurs,
poètes, artistes, sages de tous temps et de toutes cultures...) mais nous tous
en tant qu’individus responsables d’eux-mêmes, afin d’acquérir un minimum de
“maîtrise” de nous-mêmes, ce qui ne pourra que rejaillir de manière positive sur
l’humanité toute entière et aider à l’émergence de ce monde nouveau auquel nous aspirons tant!
Redécouvrons l’homme, l’individu,
que le XXème siècle a abandonné sur
l’autel de la collectivité, laquelle n’était qu’un concept, une illusion pour
éviter de prendre les vrais problèmes à bras-le-corps. Si l’homme ne se change pas lui-même, quelle prétention a-t-il de
vouloir changer le monde ? Ne cherchons pas à changer les autres et notre
environnement avant d’explorer qui/ce que nous sommes . Qui sommes-nous,
que sommes-nous, de quoi sommes-nous
faits ? Sommes-nous un agrégat d’éléments qui n’ont rien de particulier
ou de propre en soi, comme le pensent les Bouddhistes, ou bien y a-t-il une
identité propre à chacun d’entre nous ? C’est la grande question de ce XXIème
siècle pour tous les individus, et il nous faut l’approfondir, l’explorer à
défaut de trouver une réponse nette et définitive !
Sommes-nous des “monades”,
pour reprendre l’expression de Leibniz, ou bien seulement le produit (
hasardeux ?) de certaines conditions biologiques ( notre patrimoine génétique )
et sociales/terrestres ( notre monde et notre culture environnants ) ? Ce qui
est intéressant à constater, c’est que si on lit/écoute attentivement ce que
nous disent les Bouddhistes, nous comprenons alors qu’ il nous faut découvrir quelque chose au-delà de toutes nos illusions,
fantasmes ou masques, derrière toutes nos constructions mentales, que cela
ne peut pas être clairement défini ni identifié en termes humainement
compréhensibles mais que cela existe bel et bien ! Et c’est même cela qui
constitue notre véritable réalité, “identité”. En bref, sommes-nous une partie
de l’Energie Universelle qui s’est cristallisée ( incarnée ) dans un espace limité ( un corps ) et un
temps défini ( un nom, une identité ) et qui a pour tâche de redécouvrir sa
véritable origine et peut-être sa véritable généalogie à travers ses multiples
pérégrinations dans les diverses
dimensions/réalités du Cosmos? En d’autres termes, sommes-nous des “monades nomades” ? ( Pardonnez-moi cette contrepèterie ! )
Quoi qu’il en soit, la
réponse à cette question ne peut pas se trouver à l’extérieur de nous
( religions, cultes et croyances imposés toujours et encore
aux hommes de tous temps et en tous lieux ) mais en nous par une recherche obstinée et permanente. Il nous faut
tout effacer, tout oublier de ce qui nous a été imposé et refaire le même chemin qu’un certain Siddharta, fils de roi, né en
Inde quelques siècles avant l’ère dite chrétienne, qui a tout rejeté pour effectuer une quête personnelle, que
personne d’autre ne pouvait faire à sa place, quelqu’un qui a écouté et suivi
les meilleurs ascètes et sages de l’époque, un homme qui ne s’est pas contenté
des réponses qu’il obtenait auprès d’eux, quelqu’un qui a combattu jusqu’au
bout, jusqu’à la victoire finale sur les mirages et illusions de toutes sortes
( Mara ou Satan ) et qui s’est éveillé
un beau jour en disant: “Ça y est, j’ai
compris qui je suis, ce que je suis, ce qu’est l’être humain et ce qu’il fait
sur Terre!...Mon devoir désormais est d’en faire profiter mes semblables !”
Mais, en même temps qu’il se faisait ce serment à lui-même,
il a toujours dit et répété inlassablement : “Ne vous contentez pas de mes paroles! Certes, mon expérience constitue
un espoir pour mes semblables, mais c’est à vous, à chacun d’entre vous de
faire l’expérience par lui-même. Et si jamais un jour vous rencontrez le
Bouddha sur votre chemin, tuez-le !” Bien entendu, il utilisait le verbe “tuer” comme le font les
psychanalystes lorsqu’ils évoquent “le meurtre du père” ! Ainsi, vous comprenez
bien ce qui vous/nous incombe. Ce
qu’a effectué le Bouddha, tout le monde, chaque individu, a la possibilité de
le réaliser, à condition de le vouloir réellement, profondément et absolument,
de ne vouloir que cela et rien d’autre que cela !
Par les temps qui
courent, seul un “retrait en soi”, un léger pas de côté, peut nous libérer de
l’agitation et la confusion actuelles ambiantes, ceci afin d’accéder à l’éveil véritable, c’est-à-dire à la vraie liberté,
à la souveraineté totale !
26.04.2012
Emergence de l'homme nouveau: pour une "révolution" spirituelle
Emergence de
l’homme nouveau : pour une “révolution” spirituelle.
Pour faire émerger un
monde nouveau, il nous faut tout d’abord faire croître un homme nouveau. Car nous avons pensé naïvement qu’il suffisait de
proposer un “idéal” de société aux hommes
pour qu’ils y adhèrent tous spontanément. En somme, “nous mettions la
charrue avant les boeufs”, oubliant qu’il n’est pas aussi aisé de changer la
“nature humaine” faite essentiellement d’habitudes et d’automatismes acquis
tout au long des siècles et des millénaires de l’histoire connue de l’humanité.
Sans l’apparition d’hommes “nouveaux”,
qu’espérons-nous changer de notre environnement ?
En réalité, il nous faut réaliser une “révolution” beaucoup plus radicale que celle collective
socio-économique et idéologique des penseurs dits “révolutionnaires” mais en
même temps infiniment plus pacifique que celles dont l’histoire a été jusqu’à
présent le témoin: je veux parler d’une “révolution” intérieure et individuelle, pour laquelle
personne ne peut s’ériger en censeur, inspecteur ou évaluateur.
De cette “révolution”
intérieure, que nous pourrions appeler aussi spirituelle, nombreux sont les instigateurs et penseurs plus ou
moins connus: Sri Aurobindo et à sa suite Mère et Satprem, le disciple de cette
dernière, Teilhard de Chardin, le
Mahatma Gandhi, Krishnamurti et bien d’autres encore ( la liste est en réalité
très longue si l’on pense à tous les “chercheurs
de l’intériorité” de toutes les cultures existantes de notre planète! ) que
nous aurions intérêt à lire, par les temps qui courent, car ils nous parlent tous à leur manière de
la prochaine étape évolutive de l’être humain !... Cette “transformation”
ne peut être que verticale, car elle
doit nous permettre d’accéder à d’autres dimensions et niveaux de conscience non seulement
de la réalité mais aussi de l’être humain. Elle doit nous permettre de
faire croître et d’exprimer d’autres valeurs que celles qui ont cours
actuellement dans notre monde “globalisé” ( et non unifié ! ), fondé
principalement sur des rapports de pouvoir
et de domination ( d’où l’échec prévisible des tentatives passées de
changement qui se fondaient sur une logique
de permutation : une fois la noblesse et la bourgeoisie écartées, le
prolétariat, comme “sauveur” de l’humanité, imposant sa loi aux autres classes
sociales !...).
Ce qu’il nous faut comprendre désormais pour ne pas retomber
dans les mêmes impasses, c’est la nécessité absolue et vitale de changer ce
type de rapports entre les êtres humains.
Aujourd’hui, comme par le passé d’ailleurs, ce qui mine
notre monde et la coexistence entre les êtres, c’est le désir d’élitisme, qu’il ne faut pas confondre avec la volonté de
rigueur et d’exigence ( vertus qui ne
s’adressent qu’à nous-mêmes ! ). L’élitisme signifie écarter les autres, pour
asseoir sa propre puissance. Ainsi, selon cette logique qui dirige toujours
notre monde, il y a des “gagnants” et des “perdants”, des gens “doués” et
d’autres “ordinaires”, des “malins” et des “naïfs”, des riches et des pauvres,
des dominants et des dominés ( la fameuse dynamique du maître et de l’esclavce
si bien démontrée par Nietzsche ! ). Cette dynamique, cette vision doivent être brisées si nous voulons réellement
accéder à un autre niveau de notre “humanité”.
Ainsi, ne confondons pas élitisme ( synonyme de“sélection”) et
volonté de perfection ( qui ne
s’applique qu’à nous-mêmes ! ) Et si nous tenons absolument à parler de pouvoir
ou de puissance, alors tournons-nous vers notre intériorité et travaillons à développer cette belle qualité ou vertu que constitue la maîtrise de nous-mêmes. Par cette
expression, j’entends non pas un contrôle de soi ( qui serait encore une autre
forme d’oppression... envers nous-mêmes),
mais la découverte et
le développement de nos qualités intrinsèques pour notre plus grand bien et
celui de tous ! Et s’il y a combat, ce ne peut être que le plus héroïque qui soit
( correspondant à la “virya-pâramita” des Bouddhistes ),
celui qui nous pousse à nous améliorer sans cesse ( le vrai “djihad”
des Musulmans et non celui dévoyé des “Talibans”!) , celui qui nous propulse vers le stade le plus élevé, le plus
évolué de notre humanité !
Un homme nouveau ou un être
humain nouveau ( la langue française étant malheureusement encore
“sexiste”, puisqu’elle oblige à utiliser
le masculin pour parler de l’espèce humaine ! )
n’a rien à voir pour moi avec tous les rêves ou fantasmes
eugéniques d’hier et d’aujourd’hui, car ce n’est pas artificiellement par des
manipulations dites “génétiques” que l’on créera un homme nouveau. Le
“génétique” suivra l’intention et
non l’inverse ! Car toutes les
transformations, quelles qu’elles soient, ne peuvent se faire que de l’intérieur,
au sein de notre biologie, de notre ADN, par un labeur/labour spirituel sur
nous-mêmes ( je ne parle pas d’ascèse ! ), par une sorte de retour à notre intimité. Nous avons perdu le contact avec nous-mêmes, nous sommes devenus
incapables d’amitié avec l’être le plus proche qui soit, à savoir notre “soi” !
A suivre...
20.04.2012
"Parti, parti, parti vers l’autre rive, débarqué sur l’autre rive ..."
“Gate, gate, paragate, parasamgate, bodhi, svâhâ!”, c’est-à-dire “Parti, parti, parti vers l’autre rive, débarqué sur l’autre rive, ô Eveil, il en est ainsi !” ! Ce mantra, rédigé en sanskrit , clôture le plus court sûtra (texte ) de la foisonnante “littérature” Prajnâ-Pâramitâ du Grand Véhicule bouddhique. Ce texte qu’on nomme si bien Prajnâ-Pâramitâ-Hrdaya-Sûtra, c’est-à-dire “le Coeur de la Vertu de Sagesse” et dont j’ai proposé une traduction en français il y a près de 40 ans ...concerne ce qui devrait être l’objectif principal des êtres humains pour les Bouddhistes, à savoir l’Eveil total !
En 1974, Patrick Kauffmann, le Directeur de la publication de la modeste revue La Pensée bouddhique me demandait de rédiger un article pour le numéro 4 . Quelle fierté et quelle excitation pour le jeune étudiant en Philosophie bouddhique que j’étais à l’époque : écrire aux côtés du Maître Zen Deshimaru! Je lui proposai donc de “revisiter” un petit texte, dont
j’ai découvert quelques années plus tard qu’il représentait pour les adeptes du Grand Véhicule ce qu’est le “Pater Noster” ou l’ “Ave Maria” pour les catholiques!...
C’était il y a 38 ans ! Pourquoi parler aujourd’hui de ce mantra qui ne peut intéresser que quelques passionnés de sagesse bouddhique ? Parce que ce que j’ai vécu il y a dix jours me montre que rien dans la vie n’est inutile, tout a un sens et une fonction précis, tout est approprié ! Le 9 avril 2012, mon beau-père Zeki Bey, un homme remarquablement bon et juste, s’est éteint, comme le fait une bougie lorsque la cire s’est consumée. Une espèce d’êtres humains en voie de disparition, dans tous les sens du terme, puisqu’il appartenait à la "tribu" caucasienne des Ubuh, un des derniers survivants de la tragique déportation ( on parle même de génocide ! ) des Circassiens au XIXème siècle. Vivre la mort en direct, la voir en face , est un grand privilège, même si l’événement est fortement éprouvant .
Quel lien avec ce mantra? Jeune, quand j’étudiais la philosophie bouddhique, j’étais très fier, parce que j’avais l’impression d’être quelqu’un de “différent” à qui est révélée une connaissance ardue et hermétique. J’avais une approche essentiellement intellectuelle, mentale ! Aujourd’hui, avec le recul de l’âge, cette approche me semble prétentieuse et je préfère vivre tout ce que j’ai étudié pendant tant d’années !
J’ai vu mon beau-père quitter notre monde, cette rive-ci, sur laquelle nous, les êtres encore vivants et incarnés, nous nous trouvons... pour rejoindre l’autre rive, celle que nous ne pouvons connaître vraiment , celle que nous ne pouvons qu’imaginer si nous avons foi en un au-delà !
Et j’ai compris quelque chose de fondamental: pour pouvoir “vaincre la mort”, il nous faut cesser de la craindre...et la seule voie possible est celle du détachement. Se détacher de tout !
Le plus fort des attachements est constitué non pas par les possessions matérielles mais par les liens affectifs et mentaux. Car, être détaché de tout, même et y compris de nos “croyances” et opinions, est la voie de la liberté totale. En somme, il nous faut “mourir” avant la mort; pour cela, il nous suffit de la prendre “de vitesse”. Ainsi, quand viendra le moment de notre mort, nous serons parfaitement sereins et détachés. Cela ne peut se faire que par une pratique de déconditionnement progressif de tous nos attachements.
Avec cet événement, j’ai , en effet, compris que la mort doit être une sorte d’illumination, l’éveil à une autre réalité !
Vivre la mort d’un être cher et proche m’a rapproché davantage de la sagesse bouddhique, qui a une vision profondément juste et “réaliste” de cet événement, vision dont nos sociétés modernes déconnectées de la Nature nous ont éloignés. Certes, les Bouddistes, par l’intermédiaire des Tibétains, sont des “spécialistes” dans ce domaine, puisqu’à la suite des Egyptiens, ils nous ont proposé leur fameux Bardo Thödol ( Le livre des morts tibétain ),
“revisité” en 1993 par Sogyal Rinpoché dans son ouvrage intitulé Le livre tibétain de la vie et de la mort ( Editions de la Table Ronde ).
Je ne tiens pas à reprendre ici les “poncifs” de la Philosophie classique concernant le thème de la mort, je conseillerais plutôt de l’aborder avec un autre regard, moins conventionnel et peut-être tout aussi instructif, celui que nous proposent des médecins occidentaux contemporains, comme l’américain Dr Moody dans son célèbre livre La vie après la vie
( Ed. Laffont ) ou bien le Dr Elisabeth Kübler-Ross en Suisse , ou encore l’infirmière Maguy Lebrun en France. Enfin, pour ceux que la littérature de “canalisation” appelée New Age ne rebute pas, je leur conseille de lire le passionnant ouvrage de Neale Donald Walsch
intitulé Retour à Dieu, une vie sans fin ( Editions Ariane,2006, Canada). Ils y touveront
peut-être ce que nous cherchons tous sans l’avouer : un réconfort !
26.03.2012
Vous avez dit scientifique ?
Faire émerger un monde nouveau
Vous avez dit scientifique ?
Oui, il y a des choses qui m’irritent ! Par exemple, l’ attitude inconsciente des gens qui ne se rendent pas compte de la gravité de notre situation concernant l’état de la planète ainsi que les dangers indéniables (malgré les paroles rassurantes de scientifiques inconscients ou “achetés” ) de l’énergie nucléaire.
De même, le “scientisme positiviste” qui a encore cours dans les sphères scientifiques officielles et qui influence de manière négative nos mentalités. En effet, si vous n’avez pas une “approche scientifique”, vous n’avez pas le droit à la parole ou bien vous êtes considéré avec dédain et ironie sarcastique. C’est une attitude qui est d’ailleurs si bien ancrée dans “nos mentalités françaises” que tout un chacun quelque peu “sérieux” se doit de regarder avec suspicion tout ce qui ressemblerait de près ou de loin à une opinion non conforme avec la “pensée officielle”.
C’est pourquoi, aujourd’hui, j’ai décidé de parler d’un domaine qui est à la fois décrié par les esprits “bien-pensants” du “sérieux scientifique” , adulé par Monsieur-tout-le-monde, en un mot méconnu et incompris par la grande majorité des gens: l’astrologie .
Pour ceux qui veulent aller un peu au-delà des apparences, des jugements hâtifs ou des réactions de rejet, l’astrologie fait, pour moi, partie de ces “disciplines émergentes” ( pour reprendre une expression de Jean de Larche, que je présenterai plus loin ) que l’être humain
de demain approfondira pour son plus grand bien.
Il est hors de question, pour moi, de perdre son temps et son énergie dans des polémiques stériles au sujet de la “scientificité” ou la “non-scientificité” d’une telle discipline, il me suffit
de la pratiquer afin d’en découvrir l’aspect hautement initiateur et profondément symbolique
concernant la personne humaine, la vie, l’existence, le monde...
Certes, il y a de nos jours toutes sortes d’astrologie, puisque , malgré les anathèmes ou “fetwa” des scientifiques, cette discipline se porte parfaitement bien. A propos de n’importe quel mode de connaissance de l’humain, ne vous demandez pas comment ça marche mais si ça marche. Les millions d’utilisateurs de l’ordinateur, du téléphone portable, de l’i-phone ou de l’i-pad ne se posent pas de questions. Ils l’utilisent, un point c’est tout !...
Pour cette septième “lettre”, je voudrais rendre hommage à un auteur peu connu du grand public, contrairement aux noms plus médiatisés comme Hadès ou Elisabeth Tessier, mais qui a réellement apporté un souffle nouveau à ce domaine: Jean de Larche. Cet orientaliste, philosophe, poète et astrologue depuis plus de 60 ans, a pris un nom de plume pour “révéler”
à ceux qui s’intéressent à ce domaine un visage à la fois plus universel et plus révolutionnaire: l’Astrologie Transcendantale.
Jean de Larche a rédigé des ouvrages fondamentaux (*) d’une grande rigueur intellectuelle et d’une grande profondeur spirituelle concernant ce qu’il appelle la “discipline émergente” du XXI ème siècle ainsi que des découvertes essentielles pour faire accepter à la communauté spécialisée l’existence de 2 nouvelles “planètes maîtresses” Cérès et Koré, afin de compléter le Zodiaque universel basé sur le 12 : 12 signes astrologiques, 12 maisons ou domaines de l’existence, 12 planètes-maîtresses !
Dans son ouvrage intitulé L’itinéraire Verseau, précis d’Astrologie Transcendantale
( Editions ASPHODELE, 2000 ) que je considère pour ma part comme le plus percutant et le plus complet, il parle de l’astrologie à la fois comme d’une science, d’un art et d’une sagesse.
“Des trois langages symboliques universels, les deux premiers ( les mathématiques et la musique ) sont partiels parce qu’ils ne s’adressent qu’à un aspect de l’être humain: l’aspect rationnel et logique pour les mathématiques, l’aspect sentimental et émotif pour la musique. En revanche, le langage symbolique universel qu’est l’astrologie est complet parce qu’il s’adresse à l’homme total, à l’homme envisagé dans son intégralité, à l’homme comme entité multidimensionnelle qui doit reconnaître sa nature fondamentale afin que l’univers lui-même reçoive en retour les bienfaits de cet éveil conscientiel., écrit-il dans son introduction.
A l’avenir, n’en déplaise aux esprits chagrins, l’Astrologie Transcendantale fera sans doute partie des matières étudiées dans les Ecoles du Futur ...
Pour les personnes non initiées et qu’intéresserait ce mode de connaissance et d’investigation qui demande une grande rigueur et une grande honnêteté vis-à-vis de soi-même, l’Astrologie permet à l’être humain une distanciation avec lui-même qu’aucune autre discipline ne propose actuellement. Mais attention à ne pas nous laisser enfermer dans ce que l’Astrologie Transcentale elle-même ne considère que comme nos “tendances”. Tout en nous est susceptible d’évoluer et de se transformer. Sachons prendre conscience avec lucidité et détachement de ce qui nous anime et fait de nous des hommes en constante évolution. Sur ce point, nous pouvons faire un rapprochement avec l’esprit bouddhiste qui nous demande de nous désidentifier de nos réactions, sentiments et pensées parce qu’ils ne constituent pas notre être essentiel et véritable. Sachons reconnaître et apprécier nos “habits provisoires” pour ce qu’ils sont et continuons notre voyage initiatique et évolutif dans le Cosmos.
(*) Principaux ouvrages d’astrologie de Jean de Larche:
Astrologie transcendantale. Karma et régénération. Editions Dervy-Livres, 1985
Cérès, planète maîtresse du signe de la Vierge, Editions François de Villac, 1994.
Le Zodiaque astrologique originel. Initiation au mystère de notre incarnation terrestre.
Lulu , 2008.
Actuellement en cours de rédaction, un ouvrage essentiel sur Koré, planète maîtresse du signe du Taureau !
22.03.2012
Une révolution copernicienne concernant nos mentalités et nos valeurs
Faire émerger un monde nouveau
Une révolution copernicienne concernant nos mentalités et nos valeurs
Il y a ainsi un certain nombre d’axes essentiels de réflexion à “revisiter”.
Puisque nous ne pouvons pas faire autrement que de vivre avec les autres, comment penser et gérer ce vivre-ensemble.?
Tout d’abord, partir de ce fait incontournable: nous sommes tous, en tant qu’êtres humains appartenant à une même espèce, faits de la même étoffe, nous sommes donc tous semblables, que nous le voulions ou non !...même si nous pouvons nous réjouir en même temps de notre diversité.
Ce fait est incontournable et indéniable, à moins d’être de mauvaise foi ou inconscient. Mais, il ne faut surtout pas passer trop vite sur cette constatation , sous prétexte qu’elle constitue pour un grand nombre d’entre nous une évidence. Il faut insister et s’arrêter sur cette évidence avant de passer à l’étape suivante, conséquence tout aussi imparable que l’ assertion: puisque nous sommes semblables, ce qu’on veut pour soi-même, et souvent c’est bien naturellement le meilleur, on doit le vouloir pour les autres, tous les autres sans exception. C’est le principe de réciprocité à la base de toute relation avec les autres.
Cette constatation est très lourde de conséquences et pleine de responsabilités vis-à-vis de soi-même et des autres. Si je veux mon bien, je dois vouloir nécessairement le bien pour les autres, sinon je ne peux pas vivre avec les autres, je ne peux pas vivre en société.
Forts de ce principe, que tout le monde devrait se répéter à longueur de journée, afin de ne pas tomber dans une somnolente amnésie due à notre désir de confort et à notre paresse, nous devrions être extrêmement vigilants à l’égard de chacune de nos actions , de nos pensées, de nos paroles, de nos attitudes et réactions envers les autres.
Quels sont ces axes essentiels sur lesquels nous devrions faire porter nos efforts et notre attention ?
- en premier lieu, l’éducation, qu’elle soit faite au sein de la famille ou dans
des lieux de rassemblement , comme les institutions scolaires d’aujourd’hui.
Elle doit être revue de fond en comble. Ce que j’appelle pour ma part les
Ecoles du Futur ne devront plus être orientées sur l’acquisition de
connaissances vagues et générales que chacun peut se procurer aisément . Elles devront être axées essentiellement sur le développement des facultés humaines, sur l’épanouissement de la personne. Ainsi, des cours de yoga ou de méditation, par exemple, des cours de développement des facultés artistiques et des dons spécifiques à chaque enfant. Une approche des différentes sagesses et cultures du monde me semble également indispensable.
Elles devront insister sur l’autonomie de l’être humain afin de le préparer à participer à la société en tant qu’individu autonome et responsable.
A titre d’exemples, il me suffit de citer quelques expériences réalisées un peu partout dans le monde et qui ne datent pas d’hier: Auroville, près de Pondichéry dans le Sud-Est de l’Inde, Summerhill, les écoles Montessori, etc... Expériences qu’il serait souhaitable de généraliser.
- en second lieu, la santé, afin que les malades de demain ne soient plus traités comme des “machines humaines” qu’il faut “réparer”. La santé du futur regardera notre époque , qui a la prétention de se dire “moderne” parce qu’utilisant la technologie, comme une période quelque peu “mécanique et inhumaine” concernant l’approche des maladies et des personnes malades . La médecine “unique” d’aujourd’hui ( à l’image de “la pensée unique” ! ) empêche malheureusement les approches “alternatives” de se développer. Nous consacrerons un écrit à la “guérison”, qui considère l’être humain comme un ensemble complet pneumatique et psycho-somatique.
- en troisième lieu, les relations humaines, la communication avec les autres, en somme ce que j’appelle le vivre-ensemble, qui nécessite de la part de chacun(e) un investissement et une responsabilisation concernant la chose publique, laquelle ne devrait plus ètre laissée entre les seules mains des “politiques”, mais gérée par tout le monde.
- en quatrième lieu, les conditions d’existence qu’il nous faut revoir de fond en comble en s’appuyant sur les propositions “raisonnables” d’un certain nombre de spécialistes que j’ai déjà mentionnés dans ma troisième “lettre”. Par conditions d’existence, j’entends l’habitat, la nourriture et l’énergie.
Il est clair que nous sommes arrivés à un tournant de l’histoire de l’humanité
( appelez-le “la post-modernité” ou “la fin des temps”, comme vous voulez ) et qu’il nous faut revenir à des valeurs essentielles de solidarité et de compassion, si nous voulons survivre en tant qu’espèce humaine.
C’est pourquoi, chacun d’entre nous a un travail à faire sur lui-même pour dénouer ses propres tensions, apaiser ses inquiétudes et guérir toutes les blessures qu’il a contractées dans ses relations avec les autres.
Essayons de mettre en application les valeurs de confiance mutuelle et de transparence dans nos relations avec les autres: tout le monde ne pourra que se sentir “gagnant”.
Ça vous semble trop “beau”, trop simple(t) ? Je vous mets au défi de mettre en pratique ces quelques principes.
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